Fontjoncouse est une commune française située dans l'est du département de l'Aude, en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie du massif des Corbières, un chaos calcaire formant la transition entre le Massif central et les Pyrénées. Exposée à un climat méditerranéen, elle est drainée par le ruisseau du Rabet, le ruisseau de Donos, le ruisseau de Saint-Estève, le ruisseau du Cassié et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (les « Corbières orientales ») et cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Fontjoncouse est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1881. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne. Ses habitants sont appelés les Fontjoncousois et Fontjoncousoises.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Sainte-Léocadie, inscrite en 1948.

Géographie Localisation La commune de Fontjoncouse appartient au pays des Corbières, et plus exactement aux basses Corbières méditerranéennes.

De fait, les fonds de terrain cultivables y sont plutôt rares et les nombreuses bergeries ruinées qui subsistent attestent d'une économie locale jadis largement orientée vers le pastoralisme.

Le territoire de la commune affecte approximativement la forme d'un triangle pointant vers le bas. L'angle nord-est du tracé des frontières communales dessine, lui, un angle presque droit, au lieu-dit Borne des trois seigneurs, probable souvenir d'une transaction fixant les limites des terroirs des communautés de Fontjoncouse et de ses voisines Thézan-des-Corbières et Saint-André-de-Roquelongue.

Communes limitrophes

Géologie et relief Les altitudes s'échelonnent entre 69 et , l'agglomération elle-même se situant dans une petite dépression de terrain (220– d'altitude), bordée au nord et à l'est de collines basses, et, au sud, par l'imposant plateau du Devès. D'une manière générale, le territoire de la commune est nettement compartimenté par les multiples collines et plateaux qui la couvrent.

Parmi les plus notables hauteurs de la commune, figurent celles du Devès (), du Pech de la Selve (), du Pech Fourcan (), du bois de Blazy (), du Pech Barbu (), de Mont Redonnel (), de Mont Redon (), ainsi que celle du Cap Ventoux sur le plateau de Monedières (). Le point culminant de la commune () se situe au sud de la crête rocheuse de La Cadorqua, au lieu-dit la Vigie, non loin des ruines de l'ermitage Saint-Victor.

Fontjoncouse se situe en zone de sismicité 2 (sismicité faible)Plan séisme.

Hydrographie La commune est dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens »., au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse.. Elle est drainée par le ruisseau du Rabet, le ruisseau de Donos, le ruisseau de Saint-Estève, le ruisseau du Cassié, le ruisseau de Bellongue, le ruisseau de la Pinède, le ruisseau de la Roubine, le ruisseau de la Taillade, le ruisseau de Papaubios, le ruisseau de Pech Fourcan, le ruisseau de Ripaud, le ruisseau de Saint-Pierre, le ruisseau des Barras et le ruisseau du Puits, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

Le ruisseau du Rabet, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune et s'écoule vers l'ouest puis se réoriente au nord. Il traverse la commune et se jette dans la Nielle à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Durban-Corbières à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Réseau Natura 2000 vignette|upright=1.4|Sites Natura 2000 sur le territoire communal. Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS).Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive oiseaux : les « Corbières orientales »., d'une superficie de , correspondant à la partie la plus orientale du massif des Corbières audoises. Ce site inclut, dans sa partie la plus orientale, le couloir de migration majeur du littoral languedocien, d'où la présence régulière d'espèces en étape migratoire..

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : le « cours amont de la rivière de la Berre » (), couvrant du département. ; le « massif de Fontfroide méridional » (), couvrant du département. ; les « plateaux et vallées autour de Fontjoncouse » (), couvrant du département. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « Corbières centrales » (), couvrant dont 54 dans l'Aude et 2 dans les Pyrénées-Orientales. ; le « massif de Fontfroide » (), couvrant du département..

Urbanisme Typologie Au , Fontjoncouse est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (80,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (80,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (70,6 %), zones agricoles hétérogènes (12,1 %), forêts (9,7 %), cultures permanentes (7,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Fontjoncouse est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité faible).. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

vignette|upright=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Fontjoncouse. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 82,2 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 126 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Toponymie Le lieu figure dans un acte de 795, comme désignant une villa (domaine agricole) sous la forme Villare eremum… que vocant Fontes… in villa FontejoncosaVol. 2, paragraphe 12, de Devic (Dom. Cl.), Vaissète (Dom. J.), Histoire générale du Languedoc, Toulouse, 1874-1892, éd. Privat, 15 vol.. Les mentions postérieures courant du au relevées par Antoine Sabarthès, avec quelques variantes, s'en écartent peu, agrégeant, ou non, les deux éléments du nom : Villare Fontes (815), In Fonteginoso=Fontjuncoso (992), In Fonte Joncoso (1056), Castrum quod vocatur Fonte Joncoso (1106), Fontjonquiosa…, Fontjoncoisa (1121-1149), Villa de Fontibus seu Sancta Maria de Fonte (1127), Funt junchusa (1156), Castrum de Fonte Juncoso (1157), Fontjonchosa (1160), In Fonte Joncoso (1161), Font Jancosa (1196), De Font Jonchoso (1196), Fongoncouze (1595), Fontjoncouze (1781)Abbé Antoine Sabarthes, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, 1912, Imprimerie nationale, 595 p..

Il s'agit d'un type toponymique méridional d'origine occitane en Fons- / Font- « source » (type de formation qui ne se rencontre pas au nord de la Loire, où l'on préfère Fontaine- au sens ancien de « source »). Cette interprétation est corroborée par la présence d'une source qui existe encore à l'heure actuelle au pied du noyau villageois.

Le second élément -joncouse est un adjectif en -osa, suffixe latin qui se poursuit en occitan, francisé en -ouse par la suite. Il correspond du français -euse. -jonc- représente le mot latin juncu(s) > occitan jonc « jonc », d'où le sens global de « source où il y a des joncs », « source aux joncs ».