Labastide-Esparbairenque est une commune française située dans le Nord du département de l'Aude, en région Occitanie.

Ses habitants sont localement appelés les Bastidols ou Bastidoles mais peuvent se prévaloir de Sparviérenquois et Sparviérenquoises.

Labastide-Esparbairenque est une commune rurale qui compte en , après avoir connu un pic de population de en 1841. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne. Ses habitants sont appelés les Labastidencs ou Labastidencques.

Sur le plan historique et culturel, la commune fait partie de la Montagne Noire, un massif montagneux constituant le rebord méridional du Massif central. Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par l'Arnette, le Rieutort, le ruisseau de la Grave et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de cinq zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques : l'église Saint-Sernin, inscrite en 1976, et l'église Saint-André, inscrite en 1948.

Géographie Labastide-Esparbairenque est une commune du Cabardès située sur la route départementale D 9 qui mène de Roquefère à Pradelles-Cabardès.

Elle est limitrophe du département du Tarn.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est pour partie dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne., et pour partie dans la région hydrographique « Côtiers méditerranéens », au sein du bassin hydrographique Rhône-Méditerranée-Corse.. Elle est drainée par l'Arnette, le Rieutort, le ruisseau de la Grave, le ruisseau de la Conque, le ruisseau de Montredon, le ruisseau des Fabries, le ruisseau des Picarôts, le ruisseau du Prat-Viel, le ruisseau du Sambrès et par deux petits cours d'eau, qui constituent un réseau hydrographique de de longueur totale..

L'Arnette, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Pradelles-Cabardès et s'écoule vers le sud puis se réoriente vers le nord. Elle traverse la commune et se jette dans le Thoré à Mazamet, après avoir traversé .

Le Rieutort, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune des Martys et s'écoule vers le sud-est. Il traverse la commune et se jette dans l'Orbiel à Mas-Cabardès, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Aquitaine, Gascogne » et « Provence, Languedoc-Roussillon ». Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune des Martys à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Trois ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national. sont recensées sur la commune. : la « crête rocheuse de Fount-Ferrouzo » (), couvrant du département. ; les « monts et grottes des soulanes de Nore » (), couvrant du département. ; la « vallée de l'Orbiel » (), couvrant du département. ; et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : les « crêtes et pièmonts de la Montagne Noire » (), couvrant dont 24 dans l'Aude et 2 dans l'Hérault. ; la « montagne Noire (versant Nord) » (), couvrant dont 14 dans l'Aude, 2 dans la Haute-Garonne, 3 dans l'Hérault et 18 dans le Tarn..

Urbanisme Typologie Au , Labastide-Esparbairenque est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Carcassonne, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (87,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (89,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (66,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (21,4 %), prairies (6,6 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), terres arables (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). Risques majeurs Le territoire de la commune de Labastide-Esparbairenque est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque de radon.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..

Risques naturels vignette|upright=1.2|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Labastide-Esparbairenque. Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 1,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (75,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, 46 sont en aléa moyen ou fort, soit 55 %, à comparer aux 94 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...

Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Labastide-Esparbairenque est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..

Histoire

En 1260, le village était encore cité sous le nom de Prévérenca,

Le village de Prévérenca ("Prévér-encha") adopte déjà le suffixe roman "enca" ou "encha' devenu "enque"(voir dans le Tarn la Durenque, Valdurenque, etc.). C'est le féminin du suffixe " enc " (Villegalhenc) ou du suffixe "ac" (Bergerac, Souillac, Blagnac, etc.).

Le village de Prévérencha (nom issu de "préver" : prêtres), se situait à une portée d'arc de la citadelle fortifiée et à proximité de l'actuelle église paroissiale Saint-André où l'on peut toujours remarquer que le porche d'entrée de cette magnifique église était certainement la porte d'entrée du village de Prévérenca. Les ruines du village initial se trouvant semble-t-il, ensevelies autour de l'église actuelle (cimetière ancien, "planet de la gleysa").

C'est à quelques centaines mètres de là, que siégeait le castrum : la forteresse des "éperviers" ("esparvaï - esparvier" ou "esparbier" en occitan et ancien occitan) //Esparvier-encha// Esparbier-enque (Esparbaïr-enque) - noter le tréma sur le "i" issu du "ier" (source étymologie toponymique occitane). Citadelle médiévale fortifiée, juchée à flanc de montagne tel un nid d'épervier accroché à la roche et veillant d'un œil perçant sur la vallée du Rieutort et le passage stratégique vers le comté d'Hautpoul.

On notera le nom des rues actuelles du village portant les noms de quartier du fort (emplacement des fortifications basses du village actuel) ou du" Parrégal " ou "Pas Régal", lieu témoignant du passage du Roy de France au retour de la . L'endroit même où l'on rapporte que le Roy descendit de cheval et mit pied à terre, avant de passer la nuit dans la Tour Est du château à proximité du Donjon.

Ledit donjon qui s'élevait alors sur l'emplacement de l'actuelle mairie-école se retrouve vraisemblablement aujourd'hui dans les pierres du soubassement de ce bâtiment.

On remarque encore de nos jours dans la cave de l'ancienne école la présence du rocher sur lequel il s'élevait fièrement.

A contrario des autres villages du Cabardès, Labastide Esparbaïrenque restera longtemps propriété du roi de France et était réputée pour ses draperies, ses teintureries (quartier du "Tint") et ses nombreux moulins sur le Rieutort. La forteresse déclassifiée fut léguée aux habitants qui bâtirent les premières maisons du village devenu bastide en 1322.avec les pierres récupérées dans la démolition des fortifications. On trouve encore de nos jours dans quelques anciennes habitations du village des pierres taillées, vestiges de l'ancienne forteresse aujourd'hui disparue.

À cette époque, les bastides avaient pour vocation d'accueillir de nouvelles populations en leur proposant une terre cultivable et une habitation, le seigneur offre les terres, le roi son soutien.

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