Pierre-Philippe Giraudeau, né le à Saint-Mars-de-Coutais (diocèse de Nantes) et mort le à Ta-tsien lou (TibetSociété des missions étrangères, fiche biographique), est un missionnaire français de la Société des missions étrangères de Paris qui œuvra toute sa vie au Tibet dans l'actuel diocèse de Kangding.
Biographie Pierre-Philippe Giraudeau naît dans un village de Loire-Inférieure, marqué par les guerres de Vendée, de Pierre Jean Giraudeau et de Jeanne Guihal. Il s'engage à l'âge de vingt ans dans les zouaves pontificaux du général de Charette pendant la guerre de 1870-1871 contre les Prussiens, dont le bataillon se bat dans l'ouest de la France. Il est ordonné prêtre du diocèse de Nantes en 1876 à Nantes et devient professeur au collège de Notre-Dame-des-Couëts. Il entre le au séminaire de la Société des missions étrangères de Paris et part le pour la mission du Tibet fondée vingt ans plus tôtLe vicariat apostolique a été fondé par un bref de Grégoire XVI en 1846, mais les missionnaires ne peuvent vraiment s'y installer qu'une dizaine d'années plus tard, dans une contrée difficilement accessible aux hauts plateaux et sommets les plus élevés du monde. Le pouvoir chinois et le pouvoir local tibétain y sont en rivalité constante.
Le P. Giraudeau arrive à Ta-tsien lou avec le P. Brieux, dans une ville dont la mission est administrée par BietAnnales des Missions étrangères de Paris. Il est nommé d'abord à la mission de Bathang qui est incendiée par une révolte des lamas en 1889, puis il est responsable de la station de Mosymien à l'intérieur du pays. Il rencontre avec ses confrères l'expédition scientifique de Gabriel Bonvalot et du prince Henri d'Orléans en à Ta-tsien louGabriel Bonvalot, L'Asie inconnue: à travers le Tibet, Paris, Flammarion, 1896, . En 1891, il est nommé provicaire de la mission, mais revenant d'un séjour à Ta-tsien lou, il revient à Mosymien dans une mission qui a été détruite sur ordre des autorités locales. Plusieurs postes chrétiens sont la proie des flammes dans les environs. Finalement sur intervention du ministre de la France à Pékin, un délégué chinois vient effectuer une mission de pacification. La persécution contre les convertis catholiques tibétains cesse pour un temps. Il est nommé coadjuteur de Biet en 1897 et évêque titulaire de et reçoit la consécration épiscopale en tant qu'administrateur du vicariat, le Des mains de Marc Chatagnon (1839-1920), mep, vicaire apostolique du Setchuan méridional. Après la mort de Biet en 1901, il lui succède. Six missionnaires sont assassinés à cette époque, dont le père Soulié en 1905.
Notes et références
Bibliographie Françoise Fauconnet-Buzelin, Les Martyrs oubliés du Tibet. Chronique d'une rencontre manquée (1855-1940), éd. du Cerf, coll. Petit Cerf, Paris, 2012, 656 pages
Voir aussi Articles connexes Christianisme au Tibet Christianisme au Sichuan Église catholique au Sichuan Église Notre-Dame-du-Sacré-Cœur de Yerkalo
Liens externes
Succession apostolique
Catégorie:Naissance en mars 1850 Catégorie:Décès en novembre 1941 Catégorie:Missionnaire catholique au Tibet Catégorie:Évêque français d'un diocèse chinois Catégorie:Personnalité des Missions étrangères de Paris Catégorie:Missionnaire catholique au Sichuan Catégorie:Vicaire apostolique de la mission du Sichuan Catégorie:Évêque catholique français du XXe siècle Catégorie:Zouave pontifical Catégorie:Décès à 91 ans Catégorie:Diocèse de Kangding