de Montmorency-Laval (v.1245 - , l'Isle-Jourdain), seigneur de Laval, de Châtillon-en-Vendelais, de Loué, d'Olivet, d'Aubigné et baron de Vitré. Il fut aussi comte de Caserte dans la Terre de LabourProche de Naples.. Il succéda à ses père et mère dans les terres de Laval, de Vitré, d'AcquignyPremière moitié., etc. et dans la vicomté de Rennes. On citeEssai sur l'histoire de la ville de Vitré et de ses seigneurs, Louis François Du Bois dans ses domaines le château et la châtellenie de Châtillon-en-Vendelais, la châtellenie d'Olivet, le Breil de Misedon.

Famille est le fils de et de Philippa de Vitré.

Il épousa en premières noces en 1260 Isabelle de Beaumont-Gâtinais, comtesse de Caserte, fille et héritière présomptive de Guillaume de Beaumont-Gâtinais, seigneur de Passy-sur-Marne et de Villemomble, et comte de Caserte dans la Terre de Labour, proche de Naples, par le don que , roi de Sicile, lui en avait fait.

Guy se remaria en 1286 avec Jeanne de Brienne de BeaumontFille de de Brienne, vicomte du Maine, et d'Agnès de Beaumont-au-Maine, petite-fille de Jean de Brienne, roi de Jérusalem, et empereur de Constantinople., dame de Loué. De ce mariage est issue la branche des Laval-RoixEntre autres biens donnés en 1292 pour assiette des rentes dues aux enfants du second mariage de , on cite « les bois de Hermez, les bois de Aloyers et l'herbergement de Morteveile ». Ref : Abbé Angot, article Château de Morteville, Dictionnaire historique, topographique et biographique de la Mayenne, , . .

de Laval et Isabelle de Beaumont-Gâtinais eurent deux fils :

Guillaume, seigneur de Passy-sur-Marne, mort en 1283 sans postérité ;

de Laval et Jeanne de Brienne eurent huit enfants : André, seigneur de Châtillon-en-Vendelais ; Guy, évêque de Quimper, puis évêque du Mans ; Louis, seigneur d'Aubigné, qui vivait en 1323 ; Thibault, seigneur de Loué, tué à la bataille de Poitiers en 1356 ; Matthieu ; Philippine, dame de Princé, qui épousaD'après Belleforest et du Chesne. Guillaume Le Voyer, seigneur de Paulmy en Touraine, puis de Rochefort, seigneur d'Assérac, vicomte de Donges ; Agnès, religieuse, abbesse de Maubuisson ; Catherine, religieuse à l'abbaye d'Étival-en-Charnie.

Sa veuve Jeanne de Brienne survécut jusqu'en 1333 et fut abbesse de l'abbaye d'Étival-en-Charnie.

Supercherie historique Enfin, d'après un acte des archives de Goué, on fait mention de « Mousiour Franczois de Laval, signour de Brée, Fougeroles, du Plessis, etc. époux de damoiselle Guionne. »M. l'abbé Pointeau suppose que ce dernier, dont l'histoire de la maison de Laval ne rend pas compte, serait un fils de Mathieu, contrairement à l'opinion commune qui le dit mort sans enfants. François de Laval prend ce titre de seigneur de Brée dans un titre daté de 1335. À propos de ce François de Laval et de son père, M. A. Bertrand de Broussillon dit dans la Maison de Laval que le quatrième fils du second lit de de Laval portait le nom de Mathieu, mais qu'en dehors d'une mention dans l'acte de dotation des mineurs du second mariage, de 1292, on ne le trouve pas cité. Il y a plus, car ce nom et celui de Thomas, son frère, ne figurent pas dans l'acte qu'on nous donne. Ils sont dans le Père Anselme, grâce à une communication de M. de Baugy, et dans l’Art de vérifier les dates. L'auteur ajoute : « Mathieu aurait eu pour fils François de Laval, signalé pour la première fois par M. l'abbé Angot, d'après un document des Archives de Goué, document qu'il faut tenir pour suspect, comme tout ce qui provient de ce chartrier. » L'existence de ce François est liée à une supercherie historique. Voici la source de l'erreur. M. Bertrand de Broussillon, croyant citer un document de son cartulaire, citait encore un document de la généalogie de Montmorency, dans l’Art de vérifier les dates, où est inséré Mathieu de Laval, époux de Michelle de Goué. Mais Mathieu qui serait le père, François qui serait le fils, n'existent pas plus l'un que l'autre.

Histoire Expéditions Il participa en 1254 à la chevauchée de , frère de , parti pour revendiquer le Hainaut. Au décès de sa mère, le , il devint seigneur de Vitré. Mariage Le fils de de Laval qui pendant toute la vie de son père conserva le nom de Guionnet, se maria en 1260. Il épousa Isabelle de Beaumont-Gâtinais, fille unique de Guillaume de Beaumont-Gâtinais, moult preux chevalier, dit Pierre Le Baud, vaillant et expert aux armes, jouissant de l'estime et de l'affection du roi dont il était parent. Ce seigneur assure envers son gendre, de grands biens en Bourgogne, en Champagne et en Anjou.

Isabelle de Beaumont-Gâtinais est à l'origine d'une légende relieuse concernant sa piété et sa charité.

La Sicile Il participe avec le même , accompagné de son père, à l'expédition du royaume de Sicile vers 1266.

En 1267, lors de la mort de son père, il hérita des biens de la maison de Laval.

Deux arrêts du parlement de Paris rendus en 1267 et 1268 montrent que Guy ne s'était pas borné à exiger de ses vassaux des subsides immodérés; il avait aussi violemment envahi la terre d'Attichy. La seigneurie d'Attichy était assurée en douaire à Thomasse de Pouancé, seconde femme de son père. Cette dernière porta plainte et Guy n'ayant pas restitué dans le délai qui lui avait été accordé, il fut statué que, nonobstant son opposition, sa belle-mère serait remise en possession de ce qui lui appartenait.

La guerre recommençait en Sicile. Conradin, petit-fils de l'empereur , faisait valoir ses prétentions sur la couronne de , et celui-ci, peu confiant dans l'appui de ses nouveaux sujets, avait une seconde fois recours à la valeur des seigneurs de France. Guillaume de Beaumont-Gâtinais, beau-père de , possédait au royaume de Naples le comté de Caserte, qu'il avait reçu de Charles, en récompense de la part qu'il avait prise à la conquête. Son gendre était donc directement intéressé à venir en aide à ce prince; il se rendit eh Italie l'année même de la mort de et combattit à la Bataille de Tagliacozzo, près de L'Aquila où Conradin fut vaincu ().

Les Croisades L'année suivante fut consacrée aux préparatifs d'une nouvelle croisade. saint Louis, devant l'insuccès de sa première expédition, réussit à déterminer ses barons à le suivre cette fois encore. Pour l'Art de vérifier les datesChronologie historique des sires, puis comtes de Laval, 1784, , ., il accompagna en 1270, le roi saint Louis dans son expédition d'Afrique. Il participa à la huitième croisade en 1269. Il participe avec Saint-Louis à l'expédition de Tunis. Il y vit l'armée chrétienne décimée par la maladie et la mort de Saint-Louis. Pour Bertrand de Broussillon, aucun document ne permet d'affirmer avec Pierre Le Baud que ait pris part à la croisade de Tunis pendant laquelle périt saint Louis.

L'année suivante, de retour en France, Guy alla bien accompagné de ses nobles vassaux aider Philippe le Hardi, fils de Saint-Louis, à réduire , comte de Foix. Sa participation est établie par le procès-verbal de comparution des bannerets, où on apprend que, devant être accompagné de trois chevaliers, était arrivé à Tours, avec Jean le Boche, Guillaume « Noturum » et Luc de Chemiré.

Au siège de Ramiers, Philippe lui fit restituer une somme de 60 livres. Il l'avait prêtée à Alphonse de Poitiers, oncle du roi, pendant le voyage d'AfriqueMandamus vobis quatenus Guidoni domino de Laval, militis, tradatis de denariis nostris usque ad sexaginta libras, prout in litteris charissimi patrui nostri continetur, clarâ memoriâ Alfonsi quondam Pictaviensis et Tolosae comitis, in debitis continetur. Acium apud Apamiam, die Martis ante Pentecostam, anno Demini 1272..

Il perdit en 1272, presque en même temps son beau-père et sa femme, qui fut inhumée à l'abbaye de Clermont. En 1272 il comparut dans l'enquête que le roi fit faire à Tours, sur le service militaire que lui devaient ses vassauxIl y reconnut devoir, pour la moitié de la baronnie d'Acquigny, le service que le rôle de 1271 évalue à deux chevaliers et demi. André Duchesne, Histoire de la maison de Montmorency, .Guy de Laval doit service de deux chevaliers et demy pour sa terre de Acquigny. De la Roque, Traité du ban et de l'arrière-ban, Rôle de 1271, bailliage de Gisors, .Plus tard les habitants d'Acquigny et de la Croix-Saint-Leufroy furent aussi requis de rendre au roi le service militaire qu'ils lui devaient. De la Roque, Traité du ban et de l'arrière-ban, Rôle de 1271, bailliage de Gisors, ..

Caserte put en 1275 repasser en Italie, non plus cette fois pour combattre, mais pour prendre possession du comté de Caserte, dont la mort à peu près simultanée de son beau-père et de sa femme le rendait héritier. On ignore la durée du séjour qu'il fit en ce pays.

En 1283, Guy de Laval fut, comme comte de Caserte, dans le royaume de Naples, l'un des principaux seigneurs qui se rendirent à Bordeaux, pour soutenir , roi de Sicile, contre . Au printemps de l'année 1285, s'étant mis à la tête de ses vassaux, il alla joindre l'armée que le roi Philippe le Hardi menait contre le roi d'AragonCe prince faisait valoir les droits que prétendait sur le trône de Naples, sa femme Constance, fille de Manfred. La dureté du roi Charles et les désordres des nouveaux maîtres du pays avaient suscité contre les Français une profonde irritation. avaient péri dans le massacre des Vêpres siciliennes et Pierre venait de contraindre le comte d'Anjou à fuir de Messine et à se réfugier en Calabre. Charles d'Anjou y consentit et on jura de part et d'autre de se trouver le juin suivant dans les landes de Bordeaux.. Le roi de FranceCette convention ayant été portée à la connaissance du roi de France il délibéra pourveoir son oncle des cent meilleurs chevaliers qui fussent en son royaulme ne manqua pas d'accorder à son oncle le secours que celui-ci lui fit demander; l'armée française alla le rejoindre dans les plaines de San-Martino; mais le roi d'Aragon ne voulut point accepter la bataille. Il fit dire à Charles que ce serait grand dommage que tant de braves gens s'entretuassent pour leur querelle et qu'il valait mieux la terminer par un combat entre eux deux, assistés seulement chacun de cent chevaliers. Guy accompagna le roi dans toule la campagne qui suivit. Après plusieurs avantages remportés par l'armée française sur le roi d'Aragon, elle se termina par la mort de à Perpignan en 1285.

Mort Succession