Théodore Mouzalon (en grec Θεόδωρος Μουζάλων) est un homme d'État byzantin du , mort en 1294.
Biographie
Il était probablement le fils du prôtovestiarios Georges Mouzalon et de Théodora Cantacuzène, nièce de l'empereur Michel VIII Paléologue Demetrios I. Polemis, The Doukai : A Contribution to Byzantine Prosopography, Londres, 1968, .. Après l'assassinat de son père (), il fut recueilli par Michel Paléologue, qui lui fit épouser une fille (non précisément identifiée) de la famille CantacuzèneGeorges Pachymères, Histoire, I, 484. et le nomma logothète général. Mais il prit parti contre l'union des Églises grecque et latine décidée au concile de Lyon en 1274, ce qui irrita profondément l'empereur, qui ordonna qu'il fût fustigé de la main de son propre frère Léon, introducteur à la cour (epi tôn eisagôgôn)Georges Pachymères, op. cit., I, 495, 496 ; II, 15..
Dès l'avènement d'Andronic II (), il devint le principal collaborateur de cet empereur, avec le titre de « Grand Logothète ». Il prit part à la destitution du patriarche Jean Vekkos, soutien de l'union des ÉglisesGeorges Pachymères, op. cit., II, 90, 95.. Il porta aussi, comme son père probable, le titre de prôtovestiarios, car c'est comme tel qu'il se rendit vers 1290 à la forteresse de Saint-Grégoire, où était détenu le patriarche déchu, pour lui remettre un secoursGeorges Pachymères, op. cit., II, 103, 153.. Véritable premier ministre pendant ces années (paradunasteuôn), il fut autorisé à porter un couvre-chef presque semblable à celui des princes du sangNicéphore Grégoras, Histoire romaine, I, 170.. Vers 1292, gravement malade, il se fit décharger de ses responsabilités et recommanda Nicéphore Choumnos pour le remplacerGeorges Pachymères, op. cit., II, 164.. Il se fit moine avant de mourirGeorges Pachymères, op. cit., II, 192, 193., et fut inhumé à Nicée, dans le couvent de Tornikios.
C'était un homme très instruit et il a laissé des écrits (dont un traité contre l'enseignement de Nicéphore Blemmydès sur la procession du Saint-Esprit), et quelques lettres. Sa fille Eudokia, d'abord fiancée à Théodore Paléologue, le propre frère de l'empereur, épousa finalement () son fils Constantin.
Bibliographie Vitalien Laurent, article « Théodore Muzalon » du Dictionnaire de théologie catholique, 1930, col. 2581-2584.
Notes et références
Catégorie:Théologien de l'Empire byzantin du XIIIe siècle Catégorie:Décès en 1294 Catégorie:Andronic II Paléologue