La famille Morel-Journel est une famille française de la bourgeoisie lyonnaise, active notamment dans le commerce de la soie depuis le . L'entreprise familiale, la maison Morel-Journel, fondée en 1811, était le dernier négociant en soie encore actif en France au début du .

Origines La famille Morel-Journel représente l'une des branches de l'honorable et très ancienne famille MOREL (recensée depuis 1274) originaire de Genay, dans le Franc-Lyonnais, la famille se fixera par la suite à Lyon même au ..

Travail puis commerce de la soie Dès le , peu après l'arrivée à Lyon, les activités de la famille se concentrent dans le travail de la soie. Né en 1662, Jean-François Morel est maître teinturier de soie, activité reprise par son fils Leu Henry et son petit-fils Alexandre. L'entreprise familiale, fondée en 1689, est cependant liquidée en 1790. Eprouvée par la révolte des deux sous, elle ferme ses portes à la chute du consulat de Lyon à la suite de nombreux ateliers de tissage. À cette époque, Joseph Morel, petit-fils de Leu-Henry, devient commis dans une fabrique de soieries puis agent de change près de la Bourse de Lyon, responsable du commerce de la soie. Il exerce cette fonction pendant 18 ans jusqu'en 1817.. Son fils Joseph-Hilaire, né en 1812, opte également pour le commerce de la soie et fonde plusieurs sociétés successives. Au moment de la révolution de 1848, il liquide cependant son entreprise et se contente dès lors de vivre de ses rentes.. Ennemond, fils aîné de Joseph-Hilaire, poursuit dans le commerce international de la soie et intègre la maison Arlès-Dufour dont il devient rapidement fondé de pouvoir..

En 1885, après le rachat du fonds de la société Arlès-Dufour, Ennemond Morel constitue une nouvelle société, Chabrières, Morel et Cie en s'associant avec Auguste Chabrières, petit fils d'Arlès-Dufour, et Victor Bizot. Cette entreprise deviendra, entre 1890 et 1920, l'une des toutes premières entreprises du secteur du commerce du fil de soie grège.. En 1930, la société se scinde en deux entités : Morel-Journel et Cie à Lyon et Chabrières et Cie à Marseille. Dans les années 1930, la maison Morel-Journel diversifie ses activités dans les textiles artificiels en commercialisant les produits de la Société lyonnaise des textiles. Cette diversification lui permet de survivre à la Seconde Guerre mondiale et à l'interruption du commerce international de la soie. À partir des années 1950, elle importe des tissus de soie bruts de Chine, et après 1965, c'est la commercialisation de fils techniques en provenance du Japon qui prend une part importante de l'activité de la société et permet de compenser la disparition, entre 1956 et 1996, de de sa clientèle de soyeux lyonnais..

Successivement présidée, à la suite d'Ennemond, par Henry, Hugues et Bernard Morel-Journel, la maison a été dirigée depuis 1995 par Christian Morel-Journel. Elle a été active jusqu'en 2013 dans le négoce du fil et du tissu brut de soie, de fils artificiels et synthétiques moulinés... Devenue société anonyme en 1952., l'entreprise n'a toujours possédé qu'un actionnariat familial jusqu'à l'arrêt de son activité en 2013.. Les archives de l'entreprise sont désormais conservées au service d'archives du département du Rhône et de la métropole de LyonArchives du département du Rhône et de la métropole de Lyon, cote 242 J .

Généalogie

Article connexe

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

« La Famille Morel en Lyonnais et ses alliances (1274-1550-1911): papiers et souvenirs des familles Morel, Journel, de Tinan, Chalandon, Pleney, de Michelet, Valesque, etc », 1911

Catégorie:Famille française Catégorie:Personnalité de la soie à Lyon