Le Sporting Club de Toulon, couramment abrégé en Sporting ou SC Toulon, est un club de football français fondé le à Toulon (Var) et le principal club de la ville. Il évolue aujourd'hui en National 1 ( division française) et joue ses matchs à domicile au stade de Bon Rencontre.
Ancienne section du club omnisports du Club sportif toulonnais, le Sporting Club de Toulon va après sa création évoluer longtemps en deuxième division connaissant deux brefs passages en première division (1959-1960 et 1964-1965). Après une descente en division au début des années 1980, le club va connaître une décennie dans l'élite du football français en jouant en Première division de 1983 à 1993, sans interruptionBilan saison par saison du Sporting Toulon Var, footballenfrance.fr, le club évoluant alors au stade Mayol. Aux prises avec de graves problèmes financiers, le Sporting va connaître différentes rétrogradations jusqu'à sa liquidation judiciaire en 1998. Il repart alors comme club amateur en Division d'honneur (championnat régional).
Il réussit à remonter jusqu'à atteindre le National lors de la saison 2005-2006 mais retombe en Championnat de France amateur de football (CFA) en 2007. En 2011, à la suite de nouveaux déficits, le club est de nouveau relégué par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) en championnat amateur. Il est alors repris en juillet de cette année par Claude Joye, son propriétaire actuel, qui efface le passif et nomme Jacques Jayet comme président. Le club joue alors la saison 2011-2012 en Division d'honneur, au sein de la Ligue Méditerranée. Après avoir terminé de son groupe de division d'honneur, Toulon remonte en Championnat de France amateur 2 pour la saison 2014-2015. La saison suivante, Toulon termine de son groupe de CFA 2 et joue alors en CFA à partir de la saison 2016-2017.
En 2016, le club reprend son nom d'origine et redevient le Sporting Club de Toulon à la suite de sa fusion avec le Sporting Club Toulon-Le Las. À la fin de la saison 2019, le club varois, entraîné par Fabien Pujo, remonte en National où il évolue lors de la saison 2019-2020. Le championnat ayant été arrêté fin Février 2020 pour cause de Covid, le SCT a été rétrogradé en National 2 sans avoir pu défendre ses chances jusqu'au terme du championnat, et ce malgré un recrutement massif en .
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Histoire
Genèse du club . Les couleurs adoptées par le club sont le noir et l'or.
Toulon intègre après-guerre le championnat de France de deuxième division, qu'il ne quitte que le temps d'une saison en 1946-1947. Le club joue au stade de la Marine de Toulon, à Jaureguiberry. Toulon termine à la place du groupe Sud avec 22 points.
La saison suivante, des changements interviennent dans l'organisation de la deuxième division, qui passe de deux groupes de 14 clubs à une poule unique de 22 clubs. Les blessures sont nombreuses durant cette saison et le Sporting termine sur 22 et se voit rétrogradé en Division d'Honneur.
Lors de la saison 1947-1948, le club remonte à l'échelon supérieur et accède donc au tout nouveau championnat professionnel de seconde division.
Lors de la saison 1948-1949, Toulon se maintient avec une honorable . le club voit alors l'arrivée d'un homme qui marquera l'histoire du Sporting, Arthur Depallens, qui détiendra le record de longévité à la tête du club.
La saison 1949-1950 voit le SCT pointer à la place en fin de championnat et Henri Sierra est le meilleur buteur du club en D2 avec 17 buts.
L'embellie des années 1950 Le Sporting évolue toujours au début des années 1950 en deuxième division et termine la saison 1950-1951 à la sur 17. Le meilleur buteur Toulonnais de la saison est Georges Cesari avec 20 buts. Le parcours en Coupe de France s'achève en de finale avec une sévère défaite (5-1) contre un pensionnaire de l'élite, le Stade français, après avoir éliminé le leader de la D2 au tour précédent, l'Olympique lyonnais. La saison 1951-1952 débute avec un changement d’entraîneur et une décrochée en fin de saison. Le meilleur buteur est Rudolf Neubert avec 17 buts. Cependant, financièrement, le SC Toulon commence à souffrir car le club joue au stade Mayol et paie la location du stade à la ville. Un appel est alors lancé aux supporters pour sauver le club. Le journal des supporters, Allez Toulon, est lancé cette même année.
La saison 1952-1953 sera moins brillante avec une en championnat et la suivante, malgré l'arrivée du Hyérois Gabriel Robert comme entraîneur-joueur, sera pire avec une sur 20 clubs. Le travail portera ses fruits lors de la saison 1954-1955 puisque le SCT terminera à une encourageante et le parcours en Coupe de France voit le club tomber face à Nancy en huitièmes de finale. Les couleurs officielles du club, noir et or, seront abandonnées pour celles de la ville, azur et or, lors de la saison 1955-1956. On enregistre l'arrivée comme gardien de but de Marcel Duval, futur grand du Sporting, et le club finit à la , au cours d'une saison jugée décevante.
En pleine progression, le Sporting va obtenir de bons résultats sous l'autorité de Gabriel Robert en se faisant éliminer au de la Coupe Charles Drago (l'équivalent de la Coupe de la Ligue à l'époque). L'équipe se fait sortir par Montpellier en Coupe de France en . Cette même saison voit l'apparition de la Coupe Gambardella, sous l'impulsion de l'ancien président de la Fédération française de football qui, à sa mort, a donné son nom à l'ancienne Coupe de France des -18 ans. Les jeunes du Sporting atteindront les demi-finales de cette première édition. Lors de la saison 1957-1958, le Sporting va atteindre les de finale de la Coupe de France et les demi-finales de la Coupe Drago. L'anecdote veut que le Sporting joua les de la Coupe de France au Stade Vélodrome avec les maillots de l'OM car Sochaux et Toulon avaient les mêmes couleurs.
Après onze années en D2, le club varois accède pour la première fois à l'élite en 1959, en terminant de D2 lors de la dernière journée. Les supporters étaient de plus en plus présents au stade et c'est lors du dernier match à Besançon, le , que le SCT obtient sa montée dans la division supérieure, avec 150 supporters Toulonnais ayant fait le déplacement.
Gaby Robert parti à Lyon, le club ne parvient pas à se maintenir au sein de l'élite et termine à l'avant-dernière place de Première division. Le parcours en coupe sera plus intéressant avec une finale de Coupe Drago contre le RC Lens perdue 3-2 et un seizième de finale de Coupe de France contre Lille perdu 2-0.
Bref retour en D1 Le début des années 1960 annonce la fin d'un règne au sein de la direction puisque le trio Depallens, Hermitte, Reich se retire. Le Sporting joue en deuxième division et termine à une décevante sur 19 clubs. La saison suivante, Toulon brille en Coupe de France et atteint les huitièmes de finale avec une défaite contre Angers. En championnat, le club finit à la et un nouveau président, Jacques Leterreux, est nommé ainsi qu'un nouvel entraîneur, Marcel Duval. Le nouveau comité directeur décide la construction de deux nouvelles tribunes au stade de Bon Rencontre (tribunes Berlet et Mouraille).
Mais les Toulonnais vont montrer qu'ils ont du caractère et des ressources en atteignant les demi-finales de la Coupe de France le où ils sont éliminés par l'Olympique lyonnais. En championnat, c'est à nouveau plus mitigé avec une . L'année suivante, ils terminent quatrièmes gagne le droit de jouer les barrages. Marcel Duval est débarqué et remplacé par Hervé Mirouze, qui prône un football offensif. En barrages, Toulon joue contre le Racing (victoire 5-0 et défaite 3-0) puis contre le Stade Français (défaite 3-1 et victoire 4-1 le ). Lors du dernier match, le Stade de Bon Rencontre est plein et les spectateurs peuvent fêter la montée.
Fraîchement promus pour la saison 1964-1965, les Toulonnais ne parviennent pas à se maintenir dans l'élite malgré un équipement neuf et le talent de leurs jeunes pousses. La seule satisfaction restera les quarts de finale de la Coupe de France où l'équipe s'incline contre Sedan 3-1 à Clermont-Ferrand le . La saison suivante, Monaco renfloue les caisses du club en achetant Francis Blanc et François Simian. Lors de cette saison, les grands matches ne se joueront plus au Vélodrome mais au stade Mayol. Le Sporting termine à la de ce championnat de D2. Lors de la saison 1966-1967, le club termine à la . En , l'équipe est invitée à Paris par le Ministère de la Jeunesse et des Sports mais le meilleur moment sera le match contre la JUT Nouméa, à l'autre bout du monde, le en Coupe de France. Un voyage inoubliable pour les joueurs.
Le club tourne une page lors de la saison 1967-1968 puisque le président Leterreux et l'entraîneur Mirouze se retirent. Jean Luciano est engagé mais les résultats en dents de scie conduisent le club à la . Encore une fois, la Coupe de France sauve la saison du SCT avec un quart de finale perdu contre Lyon à Nîmes, le . La saison suivante, l'entraîneur fait confiance aux jeunes et cela se confirme par une nouvelle en championnat. En Coupe, le parcours s’arrête net en seizièmes. En 1969-1970, le nouveau président Antoine Sirvente fait venir au club un inconnu Argentin né en 1946 du nom d'Armando Martin, qui joue au milieu de terrain. Toulon atteindra les huitièmes de finale de la Coupe de France et sera éliminé au terme d'un troisième match à jouer (2-0, 0-2 au terme des 2 premiers matches) par Valenciennes (1-0). En championnat, les protégés de Luciano finissent à la .
Duval, l'indispensable Jean Luciano quitte le banc pour rejoindre l'AS Monaco au début des années 1970 et c'est donc le grand retour de Marcel Duval sur le banc du Sporting. Dès le début de l'année 1971, le club va effectuer une excellente remontée au classement et termine à la avec 31 points. La saison suivante sera une grande saison et la première d'une longue série sous l'impulsion de Duval. Financièrement aidé par la municipalité, le club va s'offrir les services de plusieurs nouveaux joueurs dont André Guy ou François Canizarès. En perdant leur dernier match de championnat face à La Ciotat (1-0), Toulon finit sur la à 3 points du dauphin, Avignon, avec 36 points au compteur. En Coupe, le club atteint les de finale, éliminé par le Red Star. Christian Dalger quitte le club, transféré à Monaco, où il va briller pendant près de 10 ans.
Des changements sont apportés à l'effectif lors de la saison 1972-1973 avec le départ de Duval à qui le comité directeur lui préfère Jean Luciano. Plusieurs joueurs arrivent et partent et malgré un début de championnat timide, le SCT effectue une belle remontée et finit ex æquo avec Chaumont. La saison suivante, c'est le retour (encore) de Marcel Duval sur le banc et c'est son fils qui sera titularisé dans les buts Toulonnais. Devant, le club recrute Saar Boubacar, alors inconnu mais qui brillera plus tard aussi sous les couleurs olympiennes et parisiennes. En alternant le bon et le mauvais, Toulon clôt la saison 1973-1974 à la . Le président Angelo Bonadei s'efface et fait place à André Martinez, qui restera 6 ans à la tête du club.