vignette|Illustration du croisement de chromosomes lors de la recombinaison génétique. Le « cliquet de Muller » est une hypothèse, proposée en 1932 par le généticien américain Hermann Joseph Muller, qui se fonde sur le fait que des mutations défavorables se produisent régulièrement dans toutes les espèces vivantes. L'accumulation des séquences délétères au sein d'une lignée se reproduisant par multiplication asexuée conduirait à son extinction (Muller's original paper) (original paper as cited by, e.g.: ; ), contrairement à une lignée se reproduisant sexuellement. Chez cette dernière, la sélection naturelle permettrait de ne conserver dans les populations que des individus qui ne portent pas de mutations défavorables, c'est-à-dire grâce à l'élimination des mutations délétères par la recombinaison génétique dues à ce mode de reproduction.

Cette hypothèse ne prend pas en compte le fait que L'hypothèse de Muller ne prend pas non plus en compte le phénomène de transfert horizontal de gènes permettant à un organisme asexué aussi bien que sexué d'acquérir de nouveaux gènes lesquels peuvent interagir avec les gènes mutés. Cet apport de gènes étrangers a été mis en évidence chez les rotifères bdelloïdes. De même, une mutation sur un gène peut être défavorable au départ et finir par avoir un effet bénéfique si elle est accompagnée d'autres mutations concernant soit le même gène, soit l'allèle correspondant soit tout autre gène du génome. Chez les rotifères bdelloïdes, l'accumulation de mutations sur deux allèles les ont conduits à diverger en deux gènes différents qui fonctionnent conjointement pour préserver l'organisme de la déshydratation.

Notes et références

Articles connexes Stratégie de survie Hypothèse de la reine rouge Stratégie évolutivement stable Population de petite taille

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