Silvio Pellico (Saluces, - Turin, ) est un écrivain, poète et patriote italien.
Biographie Silvio Pellico naît à Saluces (Italie) de Marguerite Tournier et Onorato Pellico, dans une famille piémontaise de moyenne bourgeoisieMurailles aimées de l'antique Saluces! Cité où, pour la première fois, j'ouvris mon cœur à la joie et à la tristesse, à l'espérance et à la crainte! Douces collines, majestueuses cimes du Montviso, qu'admire de loin l'immense et fertile ..... C'est une enfance maladive. Sa mère est d’origine savoisienne et sa famille, propriétaire d'une manufacture textile, et résidente à Chambéry depuis plusieurs siècle., est très impliquée dans ses efforts de rétablissements. Pendant son emprisonnement, il se évoque le souvenir de sa mère, qui avait passé beaucoup de temps à son chevet.
Malgré sa maladie, il développe une intelligence très précoce et s'intéresse à la poésie et au théâtre dès ses dix ans. Naturellement porté à la mélancolie, il apprécie très tôt les représentations d’œuvres dramatiques.
Après des études à Pinerolo , où son père avait repris la gestion d'un magasin en 1792, il partit vivre avec sa famille à Turin en 1799, suite à la faillite de l'entreprise paternelle. Un gouvernement républicain venait d’y être établi, et son père, bien que monarchiste, l'amène souvent, avec son frère, voir des assemblées populaires. Ces joutes oratoires l’impressionnent pour le reste de sa vie et éveillent en lui une souche patriote.
Ses parents l'envoient ensuite à Lyon, en France , afin qu'il acquière une expérience du commerce. Pellico s'y montre peu enclin aux affaires, préférant les études classiques, les langues et les auteurs contemporains, tels qu'Ugo Foscolo et Vittorio Alfieri , dont il devint un fervent admirateur.
Son frère lui envoya un nouveau poème de Foscolo, un poète qu’il avait déjà lu avec passion étant jeune: et prit bientôt le chemin de Milan où se trouvait alors sa famille. Nommé professeur de français au collège des orphelins militaires, il dispose alors d'assez de temps pour se consacrer à sa véritable passion, la littérature et la poésie. Il se rapproche de Léonard Foscolo, poète en vogue en Lombardie, mais la façon de procéder du poète le déçut. Il écrit une première tragédie, Laodicée, puis une seconde, Francesca da Rimini. En 1815-1816, sa tragédie est représentée à MilanFrancesca da Rimini, rappresentata il 18 agosto del 1815 al Teatro Re di Milano con. Carlotta Marchionni nei panni della protagonista, ottenne un vero trionfo. L'autore, rifacendosi - almeno in parte - alla tradizione boccacciana, presenta Francesca innamorata sì di Paolo, ma innocente, puis à Turin et à Naples et bientôt Silvio Pellico est considéré comme l’un des poètes les plus distingués de l’Italie.
Avec le grand bouleversement de 1814, l’Italie avait espéré un moment que l’Europe consentirait à lui donner l’indépendance. Mais cet espoir fut bientôt déçu et le royaume de Lombardie-Vénétie fut instauré. À la tête des patriotes qui tentèrent de résister aux Autrichiens se trouvèrent deux hommes très puissants: le comte Porro, que Silvio connaissait bien et aimait comme un père et le comte Frédéric Confalonieri. Silvio Pellico, membre des carbonari, prit sa part de la lutte et pour fédérer les esprits, il conçut et proposa le plan d’un journal, Il Conciliatore (Le Conciliateur), qui fut fondé, en 1818, dans la maison du comte PorroNel Conciliatore non vi furono poi soltanto i grossi borghesi come il Confalonieri: vi furono anche i piccoli intellettuali borghesi, come il Pellico, la cui operosità si esauriva tutta in quella letteraria....
upright|right|thumb|L'arrestation de Pellico et de Maroncelli.
C’est alors qu’éclata la révolution napolitaine, bientôt suivie par l’insurrection du Piémont. Une même idée de résistance semblait se propager dans toute l’Italie mais le mouvement, mal préparé et mal conduit, finit par avorter. La réplique des Autrichiens fut terrible : tous les hommes éminents que comptait la Lombardie furent arrêtés. Silvio Pellico fut, quant à lui, arrêté pour conspiration, le , et emprisonné à Milan, puis à Venise. Condamné à mort puis gracié par l’empereur, il fut envoyé en dans la terrible prison du Spielberg en Moravie où il passa dix ans. Il fit connaitre ses conditions de vie lors de son emprisonnement par la rédaction d'un livre qui connut plus tard un immense succès: – Mémoires de Silvio Pellico.
Cette œuvre fut promue par les autorités religieuses et servit les fins des autorités politiques, engageant tous les tièdes à ne pas s'occuper de politique. Elle donna cependant des détails intéressants sur la condition carcérale dans le premier tiers du , sur les effets psychologiques de l'arbitraire princier érigé en système : les autorités utilisèrent le secret comme source d'anxiété et de paranoïa chez le prisonnier qui se torturait lui-même. Silvio Pellico ne trouva de salut qu'à travers sa culture catholique, par l'abandon à la providence divine et par la prièrenombreuses références dans "Mes prisons", par exemple: chapitre VI "Il Cristianesimo, invece di disfare in me cio che la filosofia potea avervi fatto di buono, lo confermava, lo avvalorava di ragioni piu alte, piu potenti... L'intento di stare di continuo alla presenza di Dio...era per me soavissima cosa.".
En prison, Pellico composa quelques poèmes du sujet médiéval et d'autres tragédies. qui ont été publiés à Turin entre 1830 et 1832Poesies de Silvio Pellico: Legendes Componees Sous Les Plomes de Venise; Suivies de Francoise de Rimini, Tragedie; Traduction (Classic Reprint), 2017. Parmi ceux-ci figurent Ester d'Engaddi et Gismonda da Mendrisio. Les deux, allaient rencontrer l'interdiction imposée par la censure, une difficulté qui se combine avec l'échec de Corradino de 1834. Au cours des trois années où il n'a pas écrit de romans ou tragédies, Pellico écrit une autobiographie dont seulement quelques fragments sont actuellement conservés dans les archives historiques de la ville de Saluces et de nombreux poèmes recueillis en deux volumes publiés en 1837 et intitulés Poèmes Inédits. Ces volumes ont suivi une nouvelle rupture dans l'œuvre littéraire coïncide avec un douleur personnelle: la mort de ses parents, de son frère Luigi et du marquis Tancredi Di BaroloGiorgio Briano, Silvio Pellico, Collana I contemporanei Italiani, Torino, Utet, 1861 (seconda edizione).
En hiver 1830-1831, Pellico avait travaillé sur un roman : Raffaella, ou Rafaella, une histoire de deux amis impliqués dans les luttes médiévales entre la papauté et l'empire dans le Piémont contenant différentes allusions politiques et autobiographiques. Le travail a été publié à titre posthume avec une fin non écrite par l'auteur, mais ajoutée pour donner à l'histoire avec une conclusion moraleRafaella, traduit de l'italien par Philippe Van der Haeghen, Tournai et Paris, H. Casterman, Bibliothèque Internationale Catholique, 1859.
Après sa libération (1830), il occupe le poste de secrétaire et de bibliothécaire auprès de Giulia Colbert Faletti. Il reste au Palazzo Barolo jusqu'à sa mort, ayant interrompu sa production littéraire, dans les dernières années de sa vie, en raison de problèmes familiaux et de santéLettres de Silvio Pellico, recueillies et mises en ordre par m. Guillaume Stefani, traduites et précédées d'une introduction par M. Antoine de Latour, 2ª éd., Paris, E. Dentu, 1857.
Il fréquente l'actrice Teresa Bartolozzi Marchionni, cousine de Carlotta Marchionni, actrice interprète de sa Francesca da Rimini, et la comtesse milanaise Cristina Trivulzio ArchintoDell'immagine tua, cara donzella, Ti rendo grazie, quante so, maggiori. Hai sentito da tanti che sei bella — Ma che tu sia potente, forse ignori. Non l'ignoro già io; cui rinnovella Nell'alma stanca i giovenili amori D'ogni cosa ideal, che il mondo sprezza, Del tuo profilo l'ideai purezza. A Cristina Archinto, per il suo ritmilo in profilo, che mi ha regalato.
Publications Mes prisons. Mémoires de Silvio Pellico; traduit par C. Dalause, Paris, Vimont, 1833. Mes prisons. Mémoires de Silvio Pellico de Saluces, traduits de l'italien, et précédés d'une introduction biographique, par A. de Latour. Édition ornée du portrait de l'auteur et augmentée de notes historiques par P. Maroncelli, Paris, H. Fournier jeune, 1833. Mémoires de Silvio Pellico, ou Mes prisons. Traduit de l'italien par M. Oct. B... (Madame la comtesse Octavie de Benevello), Paris, Gaume, 1833. Mes prisons. Mémoires. Par Silvio Pellico, Paris, Bricon, 1833. Des devoirs des hommes. Discours à un jeune homme. Par Silvio Pellico de Saluces, traduit de l'italien par G. D., Paris, Fournier, 1834. Des devoirs des hommes. Par Silvio Pellico, traduit de l'italien, avec une introduction, par Antoine de Latour, Paris, Fournier, 1834. Des devoirs de l'homme. Traité offert à la jeunesse. Par Silvio Pellico de Saluces. Traduit de l'italien par M. F., Paris, Imprimerie de Béthunes, 1834. Poésies de Silvio Pellico : légendes composées sous les plombs de Venise. suivies de Françoise de Rimini, tragédie, Paris, Debécourt & Jeanthon, 1834. Trois nouvelles piémontaises par Silvio Pellico, Paris, Ladvocat, 1835. Mélanges inédits, pour faire suite aux Œuvres de Silvio Pellico, Paris, Gaume frères - Lyon, Giberton et Brun, 1838. Choix des poésies inédites de Silvio Pellico, traduit par L. P. Eléard, Lille, Lefort, Nouvelle bibliothèque catholique, 1838. Poésies catholiques de Silvio Pellico, traduites par C. Rossignol, Lyon, Pélagaud, 1838. Mes prisons: mémoires de Silvio Pellico, traduction nouvelle, Bruxelles, Société des Beaux arts, 1839. Œuvres de Silvio Pellico. Mes prisons, suivies Des devoirs des hommes. Traduction de M. Antoine Delatour. , revue et corrigée, avec des chapitres inédits, des notes de Maroncelli, etc., etc., Paris, Charpentier, 1840. Lettres de Silvio Pellico, recueillies et mises en ordre par m. Guillaume Stefani, traduites et précédées d'une introduction par M. Antoine de Latour, , Paris, E. Dentu, 1857. Rafaella, traduit de l'italien par Philippe Van der Haeghen, Tournai et Paris, H. Casterman, Bibliothèque internationale catholique, 1859. Mes prisons. Mémoires de Silvio Pellico, Paris, Firmin-Didot Texte en ligne Silvio Pellico, musique de F. Masini, texte et musique extraits d'un recueil de chansons du Canada. Manuel du jeune homme, préfacé par Julie-Victoire Daubié, extraits Des devoirs des hommes et discours à un jeune homme brochure éditée par L'association pour l'émancipation progressive de la femme 1872. Prose e tragedie scelte di Silvio Pellico, a cura di Michele Scherillo e con un proemio di Francesco d'Ovidio. Contiene: Le mie prigioni; I Doveri degli uomini; Francesca da Rimini; Eufemio di Messina; Ester d'Engaddi. (Terza edizione accresciuta). s.d. 1910. Mes Prisons: Suivies Du Discours Sur Les Devoirs Des Hommes (Classic Reprint), 2017. Poesies de Silvio Pellico: Legendes Componees Sous Les Plomes de Venise; Suivies de Francoise de Rimini, Tragedie; Traduction (Classic Reprint), 2017. Mes Prisons, trad. Henri de Messey & Alban de Villeneuve, Paris, Garnier (Littératures du monde n° 38), 2022.
Références bibliographiques Silvio Pellico, préface de Mes prisons Louis de Loménie, Galerie des contemporains par un homme de rien. Louis de Loménie dit s’être inspiré de la notice de M. Antoine de Latour, qui accompagnait la première traduction de Mes Prisons (1843). Charles Didier, Poètes et romanciers modernes de l’Italie - Silvio Pellico (1843), 2015 (Kindle edition) Giorgio Briano, Silvio Pellico, Collana I contemporanei Italiani, Turin, Utet, 1861. Raffaello Barbiera, Silvio Pellico, Milano, Alpes, 1926. Egidio Bellorini, Silvio Pellico, Torino, G.B.Paravia & C, 1930. Barbara Allason, La vita di Silvio Pellico, Milano, Mondadori, 1933. Fausto Montanari, Silvio Pellico o della mediocrità, 1935. Bibliografia delle opere di Silvio Pellico. N° 4 della coll. Biblioteca Bibliografica Italica diretta da Marino Parenti, 1952.