Albert Willm, né le à Brest (Finistère) et mort le à ParisArchives en ligne de Paris, arrondissement, année 1944, acte de décès , cote 8D 230, vue 22/31, est un avocat, journaliste et homme politique socialiste français.
Biographie Sa famille est d'origine alsacienne (son père, Charles Willm, un ouvrier, est né à Barr (Bas-Rhin) en 1836) qui a quitté l'Alsace après l'annexion par l'Allemagne consécutive à la guerre de 1870 et s'est installé à Brest.
Après des études à Brest (lycée, puis études de droit), Albert Willm milite très jeune dans les milieux socialistes et des sociétés de bienfaisance locaux et commence à écrire très jeune des articles pour des publications locales comme Le Petit Breton, Le Petit Brestois, Le Travailleur du Finistère. Parti à Paris, où il achève ses études de droit, puis s'inscrit au barreau de Paris, il adhère en 1896 au Parti ouvrier socialiste révolutionnaire (POSRWILLM Albert, notice dans Le Maitron) et commence à collaborer à divers journaux parisiens comme le Petit bleu, le Soir, le Socialiste, L'Humanité, le Journal du dimanche, L'Action, etc., tout en commençant un travail d'avocat, se spécialisant dans les procès politiques et d'affaires de presse. Il se maria avec une demoiselle Guillemot.
Albert Willm aurait joué un rôle notable en 1905 dans le choix du nom du Parti Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) :
Le , il est élu député de la de la Seine (Saint-Denis) et il s'inscrit au groupe socialiste. Il est réélu le . En 1914, se présentant cette fois dans la de la Seine, il est battu au second tour de scrutin par Jean Émile Bon, lui aussi socialiste.
Albert Willm fut un parlementaire très actif, prenant fréquemment la parole et rédigeant de nombreux rapports, dénonçant par exemple les spéculations financières en Bourse (en ), les emprunts russesAuguste Marie Joseph Jean Jaurès, Ferdinand Meslier, Gustave Rouanet, Albert Willm, Les Emprunts russes dénoncés au Parlement français. Interpellation du Parti socialiste, 1907, les exactions en Algérie (), défendant des syndicalistes et grévistes, se prononçant contre la peine de mort. et défendant en toutes occasions la République.. vignette|Albert Willm en 1910. Par amitié pour Gustave Hervé, ancien socialiste révolutionnaire et antimilitariste reconverti dans le nationalisme, et parce qu'il l'approuve, il préside en 1927 le meeting de ce dernier à l'occasion de la présentation de son Parti socialiste national opposé aux partis de gauche marxistes, socialiste et communiste« A la salle Wagram. Gustave Hervé part en croisade », L'Avenir, 10 novembre 1927, Le Nouveau siècle, 13 novembre 1927.
Décorations
Sources
WILLM Albert dans Le Maitron, par Justinien Raymond
Notes et références
Liens externes
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