vignette|droite|Les républiques sœurs Une république sœur est une république fondée par la République française lors des guerres de la Révolution française à la fin du . Ces républiques sont mises en place par le Directoire à la suite de ses conquêtes militaires. Elles seront par la suite transformées en monarchies ou annexées par l'Empire français, sous la direction de Napoléon , avant que le congrès de Vienne à la chute de ce dernier ne redessine de nouveau les frontières européennes.
Histoire
Naissance et évolution du concept
L'idée de « république sœur » apparaît dans les discours des « patriotes » dès les premières années de la Révolution française. Ainsi, en 1789, Camille Desmoulins considère les nouvelles Républiques belge et liégeoise comme des alliées naturelles de la France « régénérée ».. Après la naissance de la République, en 1792, l'expression « république sœur » s'applique surtout aux États-Unis et à la Suisse, avec lesquelles les révolutionnaires espèrent s'allier pour lutter contre la « coalition des tyrans ».
Le concept de « république sœur » est fondée sur des valeurs communes, telles que la souveraineté populaire et la reconnaissance des droits de l'homme ; ainsi, les républiques aristocratiques (Venise par exemple) ne sont pas considérées comme des républiques sœurs.
Sous le régime de la Convention nationale, les partisans d'une guerre de conquête, notamment une partie des Girondins, considèrent que les pays voisins de la France doivent se « républicaniser », sans quoi ils seraient considérés comme ennemis. Les républiques sœurs doivent servir la France en constituant un glacis protecteur et une zone d'influence.
Les républiques sœurs sous le Directoire vignette|« Le Messager de la paix » : les dirigeants du Directoire reçoivent les envoyés étrangers sous la devise « Les Français unis sont invincibles ». Caricature anglaise d'Isaac Cruikshank, 1796. Le Directoire, mis en place à la suite des événements du 9 Thermidor, réorganise les territoires conquis en donnant naissance à de nouvelles républiques, entre 1795 et 1799 : notamment, les Républiques batave (1795), cisalpine (1797), ligurienne (1797), romaine (1798), helvétique (1798), et l'éphémère République parthénopéenne (1799).
Le terme de « république sœur » prend alors son sens le plus courant : un État satellite de la République française créé à la suite d'une expédition militaire de l'armée de cette dernière. Néanmoins, il ne s'agit pas uniquement de régimes fantoches totalement soumis à la volonté de la France : certains sont dirigés par des révolutionnaires locaux bénéficiant d'un important soutien populaire. C'est notamment le cas de la République batave et de la République helvétique, tandis que les républiques italiennes sont en grande partie dues à la volonté de Napoléon Bonaparte d'utiliser les mouvements révolutionnaires italiens en vue de ses propres fins.
Cependant, Napoléon, dans une lettre à Talleyrand ne cache pas qu'il n'a trouvé qu'un faible concours de la part des républicains italiens :
Liste des républiques sœurs
Nom Création Disparition Durée Pays actuels Entités précédentes Entités suivantes La « République ligurienne » réapparaît brièvement en 1814 entre la chute de l'Empire français et son annexion par le royaume de Sardaigne. La République cisalpine cesse provisoirement d'exister entre le et le (), période durant laquelle l'Autriche occupe son territoire à la place de la France. L'occupation française de la république de Lucques cesse provisoirement au profit de l'Autriche entre le et le ().
Notes et références
Notes
Références
Annexes
Bibliographie Jean-Louis Harouel, Les Républiques sœurs, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Que sais-je ?, 1997, .
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