Belmont-sur-Rance est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.

Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'abbaye, classée en 1929.

Géographie Localisation

La commune de Belmont-sur-Rance se trouve au sud du département de l'Aveyron, dans la petite région agricole des Monts de Lacaune..

Elle se situe à par la routeLes distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes. de Rodez., préfecture du département, à de Millau., sous-préfecture, et à de La Cavalerie., bureau centralisateur du canton de Causses-Rougiers dont dépend la commune depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Saint-Affrique.

Les communes les plus proches sont. : Murasson (), Saint-Sever-du-Moustier (), Combret (), Rebourguil (), Mounes-Prohencoux (), Laval-Roquecezière (), Barre (), Montlaur (), La Serre ().

Communes limitrophes

Paysages et relief Le territoire de la commune constitue une partie sud du Massif central traversée par le Rance.

La commune dispose d'un aérodrome, l'aérodrome de Saint-Affrique-Belmont.

Hydrographie vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier de Belmont-sur-Rance. La commune est drainée par le Rance, le Liamou, le Toudoure, la Grele du Peyssel, la Grele Rouge, le Riaudou, le Garloyse, le Riviès, le ruisseau de Costelongue, le ruisseau des Camps, le ruisseau des Landes, le ruisseau du Cros et par divers petits cours d'eau..

Le Rance, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Murasson et se jette dans le Tarn à La Bastide-Solages, après avoir arrosé .

Le Liamou, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Mounes-Prohencoux et se jette dans le Rance à Belmont-sur-Rance, après avoir arrosé .

Le Toudoure, d'une longueur totale de , prend sa source dans la commune de Lacaune (81) et se jette dans le Rance à Combret, après avoir arrosé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlaur à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Milieux naturels et biodiversité Espaces protégés La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée.. Dans ce cadre, la commune fait partie d'un espace protégé, le Parc naturel régional des Grands Causses, créé en 1995 et d'une superficie de . Ce territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, s’organise autour d’un projet concerté de développement durable, fondé sur la protection et la valorisation de son patrimoine...

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Belmont-sur-Rance comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.. : les « rougiers de Verrières » (). et deux ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes. : le « rougier de Camarès » (), qui s'étend sur dont 32 dans l'Aveyron et une dans l'Hérault.; la « vallée du Rance » (), qui s'étend sur dont 11 dans l'Aveyron et une dans le Tarn..

Urbanisme Typologie Au , Belmont-sur-Rance est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune de Belmont-sur-Rance. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (75,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (38,6 %), zones agricoles hétérogènes (23,5 %), forêts (17,7 %), prairies (15,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,6 %), zones urbanisées (1,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,8 %)..

Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Parc naturel régional des Grands Causses, approuvé le vendredi par le comité syndical et mis à l’enquête publique en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du PNR des Grands Causses, qui associe huit communautés de communes, notamment la communauté de communes Monts, Rance et Rougier, dont la commune est membre..

La commune disposait en 2017 d'une carte communale approuvée et un plan local d'urbanisme était en élaboration..

Risques majeurs Le territoire de la commune de Belmont-sur-Rance est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à deux risques particuliers, les risques radon et minier...

Risques naturels vignette|redresse=1.2|Zones inondables de la commune de Belmont-sur-Rance. Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement du Rance et de ses affluents (le Liamou, le Toudoure et la Grêle Rouge). Les dernières grandes crues historiques, ayant touché plusieurs parties du département, remontent aux 3 et (dans les bassins du Lot, de l'Aveyron, du Viaur et du Tarn) et au (bassins de la Sorgues et du Dourdou).. Ce risque est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du bassin du « Rance »., approuvé le ..

Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité forte..

Risques particuliers La commune est concernée par le risque minier, principalement lié à l’évolution des cavités souterraines laissées à l’abandon et sans entretien après l’exploitation des mines..

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. La commune de Belmont-sur-Rance est classée à risque moyen à élevé..

Histoire Préhistoire La présence humaine est attestée par des statues-menhirs préhistoriques découvertes au dans la région. C'est le cas, par exemple, de la statue masculine de Mas de Montet, qui est malheureusement dénuée de tout contexte archéologique et donc dont on ne peut tirer de datation précise. Elle bénéficie tout de même d'une protection MH..

Moyen Âge Belmont apparaît dans l'histoire avec la fondation de l' abbaye de Belmont-sur-Rance de l'ordre bénédictin au . Au , le patron de l'abbaye était la maison Trencavel. Deux actes de donation, en 1147 et 1185, rappellent cette concession du . Ce patronage a permis à cette famille de contrôler le sud-ouest du Rouergue grâce aux serments de fidélité qui leur sont donnés pour de nombreux châteauxHélène Débax, La féodalité languedocienne, . Serments hommages et fiefs dans le Languedoc des Trencavel, 274, Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2003 Extrait. L'abbaye Notre-Dame de Belmont-sur-Rance est alors considérée comme le sanctuaire dynastique de la famille Trencavel. En juillet 1185, le vicomte et sa femme font une donation en sa faveurSous la direction de Daniel Le Blévec, Les cartulaires méridionaux, 138, Librairie H. Chambion (Études et rencontres de l'École des Chartes), Paris, 2006 Extrait

À la demande de Raimond Trencavel, le pape Eugène III accepte la fondation d'une collégiale de chanoines de l'ordre de Saint-Augustin en 1146.

Époque moderne S’établit ensuite sur le même lieu un collège de chanoines qui obéissaient à la règle de saint Augustin. À la tête de ce collège, un prévôt gérait les affaires religieuses et les affaires du bourg constitué autour du monastère.

L’un de ces prévôts,⁰ Michel de Pontault, qui portait le titre de protonotaire du Saint-Siège, prend la responsabilité de faire reconstruire la collégiale entre 1515 et 1524, pour le prix de par le maître maçon d'Albi, Pierre BalanguierJacques Baudoin, La sculpture flamboyante en Rouergue, Languedoc, 76, Éditions Créer, Nonette, 2003 Extrait. Cette reconstruction a dû être rendue nécessaire par le développement de la ville et l’augmentation de la population. La période de prospérité que connaissait la région, et Beaumont-en-Rouergue (comme on l’appelait alors), grâce à ses relations avec le Languedoc et l’Albigeois, a permis de financer cette réalisation.

Époque contemporaine Puis vient une période de déclin qui a duré jusqu'en 1816, date à laquelle la ville retrouve son rayonnement grâce à l’établissement d’un Petit-Séminaire.