Pierre Commin, né le Saint-Martial-sur-Isop (Haute-Vienne) et mort le à Paris, est un homme politique socialiste et résistant français.

Biographie Pierre Commin, ingénieur de formation, adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) en 1930 et devient rapidement secrétaire de la section socialiste de Montreuil.

Engagé auprès de Jean Zyromski dans le courant "Bataille socialiste", il est désigné au titre de ce courant comme membre de la commission administrative permanente du parti après le congrès de Royan (1938).

Engagé dans la résistance, utilisant le pseudonyme de Pierre Darbois, il est responsable départemental du mouvement Ceux de la Résistance. Il est ensuite vice-président du comité départemental de libération de Seine-et-Oise.

Il est ensuite élu conseiller général de Mantes-Gassicourt (actuellement Mantes-la-Jolie) de 1945 à 1949, puis député, toujours sous l'étiquette socialiste, à la Première Assemblée constituante, il est battu lors des législatives de 1946.

Mais il se consacre principalement à la reconstruction de la fédération socialiste de Seine-et-Oise et aux débats internes au parti socialiste. Lors du de la SFIO, il signe la motion "Redressement", qui regroupe derrière Guy Mollet les opposants à la direction sortante. Il siège alors au comité directeur.

Après la démission d'Yves Dechézelles, il devient, en , secrétaire général adjoint de la SFIO, et donc n°2 du parti, derrière Guy Mollet. Il devient alors permanent du parti, administrateur du Populaire (à partir de 1950). Très éloigné de ses anciens camarades de la BS qui allaient créer le Parti socialiste unitaire, il est au contraire un adversaire virulent du parti communiste.

En 1952, après avoir déposé un recours, il est élu sénateur de Seine-et-Oise et succède ainsi au communiste Auguste Chrétienne.

De 1956 à 1957, il assure l'intérim de la direction de la SFIO, alors que Guy Mollet est président du conseil. À ce titre, il rencontre secrètement à plusieurs reprises des représentants du FLN, sans que ces rencontres débouchent sur des avancées.

Il est par ailleurs sans clémence pour les socialistes qui critiquent la répression contre les nationalistes algériens. Il fait ainsi traduire devant la commission des conflits de la SFIO notamment Lucien Weitz, Marceau Pivert et Oreste Rosenfeld.

En 1958, cependant, il s'opposa à Guy Mollet et vota, comme la majorité des parlementaires socialistes, contre l'investiture de De Gaulle. Il refusa cependant d'organiser ces opposants internes en courant ou fractions, et refusa même la proposition de Mollet de démissionner de la direction du parti.

Très fatigué par des années de lutte politique, il décède brutalement, d'une crise cardiaque, en .

Détail des fonctions et des mandats

Mandats parlementaires

- : Député de Seine-et-Oise - : Sénateur de Seine-et-Oise

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Canton de Mantes-la-Jolie Liste des députés de Seine-et-Oise Liste des sénateurs de Seine-et-Oise

Liens externes

Catégorie:Personnalité de la Section française de l'Internationale ouvrière Catégorie:Député de Seine-et-Oise Catégorie:Membre de l'Assemblée constituante de 1945 Catégorie:Membre du Conseil de la République représentant le département de Seine-et-Oise Catégorie:Membre de la IIIe législature du Conseil de la République Catégorie:Membre de la IVe législature du Conseil de la République Catégorie:Conseiller général de Seine-et-Oise Catégorie:Résistant français Catégorie:Membre de Ceux de la Résistance Catégorie:Décès en juin 1958 Catégorie:Naissance en janvier 1907 Catégorie:Mort d'une crise cardiaque Catégorie:Décès à 51 ans Catégorie:Titulaire de la médaille de la Résistance française avec rosette