Max Herrmann-Neiße (ou Max Herrmann-Neisse, de son vrai nom Max Herrmann), né le à Neisse et mort le à Londres, est un écrivain allemand.

Biographie thumb|left|alt=Plaque Max Herrmann-Neisse à Neisse|Plaque en hommage à Max Herrmann-Neisse, à Neisse. Enfant, Max Herrmann compose de nombreux poèmes et des pièces de théâtre. Il se lie d'amitié avec Franz Jung. Atteint de nanisme, il est souvent malade.

De 1905 à 1909, il étudie à Wrocław et à Munich l'histoire de l'art et de la littérature. À Munich, il fréquente la bohème dans les cabarets et les revues. En 1909, il quitte l'université sans diplôme, retourne à Neisse pour vivre de son écriture. Après quelques publications peu remarquées, ses poèmes paraissent en 1911 dans les journaux Die Aktion et Pan. Il se fait connaître rapidement.

Son premier recueil de poèmes Sie und die Stadt paraît en 1914.

Durant la Première Guerre mondiale, son père meurt en 1916 et sa mère se noie dans la Nysa Kłodzka en 1917. En , il fait la connaissance de Leni Gebek, originaire de Neisse, qu'il épouse au mois de mai à Berlin. Franz Jung, qui fréquente les cercles socialistes et anarchistes, les y introduit.

Il décide de signer en ajoutant le nom de sa ville natale. thumb|alt=Plaque Max Herrmann-Neisse à Neisse|Plaque en hommage à Max Herrmann-Neisse à Berlin. En 1919, il publie trois recueils de poèmes et une pièce de théâtre Albine und Aujust, montée la même année, qui sont bien accueillis par les critiques de Else Lasker-Schüler et d'Oskar Loerke. Ne gagnant pas assez pour ne vivre que de son écriture, il est aussi journaliste et correcteur dans l'édition.

Dans les années 1920, il commence à écrire des histoires sous forme de nouvelles et autres proses. Il publie en 1920 un roman autobiographique, Cajetan Schaltermann. Alors que la plupart de ses textes étaient influencés par l'expressionnisme, en 1925, son recueil de nouvelles Die Begegnung montre son intérêt pour la nouvelle objectivité. Il commence à présenter ses textes dans les cabarets et fait la connaissance de Claire Waldoff et Alfred Polgar. Il devient célèbre à Berlin. De nombreux artistes, comme George Grosz, font son portrait.

Après l'incendie du Reichstag en , Max Herrmann-Neiße et sa femme partent pour la Suisse, puis en France et aux Pays-Bas, enfin à Londres, où ils s'installent en septembre. Le joailler Alphonse Sondheimer prend en charge leur logement. En 1936, il publie une anthologie, Um uns die Fremde.

Fin 1933, il fonde avec Lion Feuchtwanger, Rudolf Olden et Ernst Toller, le PEN club en exil. Il reste cependant isolé à Londres.

Après le retrait de sa nationalité allemande en 1938, il ne parvient pas à devenir citoyen français. Durant son exil, il se consacre davantage à l'écriture où il exprime ses sentiments sur cet isolement ou sur la liaison de sa femme avec Alphonse Sondheimer (qu'elle épousera après la mort de l'écrivain).

Max Herrmann-Neiße meurt d'une crise cardiaque en . Il est enterré au .

Postérité Sa femme Leni fait publier tous ses textes jusqu'à son suicide en 1960 après la mort de son second époux.

Comme beaucoup d'écrivains de son époque, Max Herrmann-Neiße est oublié. On le redécouvre et le réédite durant les années 1980.

En 2010, le groupe de métal Heaven Shall Burn compose une chanson d'après un de ses poèmes.

Œuvre Ein kleines Leben. Gedichte und Skizzen, 1906 Das Buch Franziskus, 1911 Porträte des Provinztheaters. Sonette, 1913 Sie und die Stadt, 1914 Empörung, Andacht, Ewigkeit. Gedichte, 1918 Die Bernert-Paula. Ein Roman, 1918 Verbannung. Ein Buch Gedichte, 1919 Die Preisgabe. Gedichte, 1919 Joseph der Sieger. Drei Bilder, 1919 (publié ensuite sous le titre Albine und Aujust) Die Laube der Seligen. Eine komische Tragödie, 1919 Cajetan Schaltermann, 1920 Hilflose Augen. Prosadichtungen, 1920 Der Flüchtling, 1920 Der letzte Mensch. Eine Komödie vor Weltuntergang, 1922 Die bürgerliche Literaturgeschichte und das Proletariat, 1922 Im Stern des Schmerzes. Ein Gedichtbuch, 1924 Die Begegnung. Vier Erzählungen, 1925 Der Todeskandidat. Erzählung, 1927 Einsame Stimme. Ein Buch Gedichte, 1927 Abschied. Gedichte, 1928 Musik der Nacht. Gedichte, 1932 Ein deutscher Dichter bin ich einst gewesen. Gedichte, 1934 Um uns die Fremde. Gedichte, 1936 Letzte GedichteAus dem Nachlaß hrsg. von Leni Herrmann., Londres, 1941

Bibliographie , „Ich gehe wie ich kam: arm und verachtet.“ Leben und Werk Max Hermann-Neisses (1886–1941). Bielefeld, 2003, , „Weh mir, dass ich ein Lyriker bin und noch dazu ein deutscher.“ Zur Exillyrik Max Herrmann-Neisses. Dans: Deutschsprachige Exillyrik von 1933 bis zur Nachkriegszeit. Hg. Jörg Thunecke (Amsterdamer Beiträge zur neueren Germanistik. Volume 44), Amsterdam, 1998, p. 235–249 , Max Herrmann-Neisse: Künstler, Kneipen, Kabaretts – Schlesien, Berlin, im Exil. Edition Hentrich, Berlin, 1991, (= Deutsche Vergangenheit, Volume 56: Stätten der Geschichte Berlins)

Notes et références

Voir aussi

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