Léo Glaeser, né le .Alors que de nombreuses sources évoquent à tort, une année de naissance en 1897. à Riga.. (aujourd'hui en Lettonie) et mort le à Rillieux (alors dans l'Ain) fusillé par la milice française, est un avocat français, un résistant français investi dans le Comité Amelot et la victime d’un crime contre l’humanité.

Le rapport 814 de la gendarmerie de Sathonay du situe son domicile au 15, rue Thérèse à ParisRapport 814 du 4 novembre 1944 de la brigade de gendarmerie de Sathonay in ..

Biographie

Origines et jeunes années Fils d'Esther Jacobson et de Moshé Peretz Glaeser, Léo Glaeser quitte Riga à cause de la révolution de 1905, pour des raisons politiques en compagnie de son frère Victor Glaeser (1888-1970) et s'inscrit en 1906 en faculté de philosophie à Heidelberg. Il y reste peu de temps et quitte l'Empire allemand pour rejoindre Paris, où il s'établit en juin 1906 et où il suit une formation en droit qui le conduit à devenir avocat.

Le Résistant Durant la Seconde Guerre mondiale, il est membre du Comité de défense des JuifsVoir l'article sur le Comité de défense des Juifs en Belgique. et surtout de la Fédération des sociétés juives de France (FSJF)Au sujet de la FSJF, voir Union générale des israélites de France..

Le , quelques membres de la FSJF se réunissent chez Léo Glaeser et créent le comité AmelotEn référence à la rue Amelot où se trouvait au 36 de la rue, une colonie scolaire. Lire à ce sujet, l'article Henry Bulawko..

Il rejoint la Zone libre, s'établissant dans les régions de Grenoble et de Lyon. En Zone libre, il devient le secrétaire général du comité de défense des Juifs.

Circonstances du décès thumb|left|Glaeser Léon, 56 ansL'inscription comporte une erreur : est inscrit Léon plutôt que Léo.Stèle commémorative au cimetière de Rillieux.

Au cours de la journée du , les miliciens Lyonnais arrêtent. un certain nombre de Juifs ensuite incarcérés impasse Catelin, (dans les locaux de la milice, à Lyon), parmi lesquels Léo Glaeser. Léo Glaeser est arrêté en raison de sa judaïté et non à cause de ses activités de résistance au sein du comité Amelot. Ces arrestations sont des représailles à l'assassinat du secrétaire d'État à l'Information de Vichy Philippe Henriot, assassiné par des résistants (s'étant fait passer pour des miliciens), à Paris, le ..

Le au matin, Henri Gonnet un milicien aux ordres de Touvier, fait sortir sept prisonniers juifs de la cellule, dont Léo Glaeser. Ils sont emmenés dans une camionnette au cimetière de Rillieux où ils sont fusillés vers 5h30 du matin.

Procès Touvier Après le procès Touvier où Paul Touvier est condamné pour complicité de crimes contre l'humanité pour les faits survenus à Rillieux, son fils Henri Glaeser (qui était plaignant avec son frère Georges, et donc partie civile), déclare le :

Famille Il était marié avec Marguerite Goulouboff (1892 - 1950), avec laquelle il eut deux enfants : le mathématicien Georges Glaeser et le cinéaste Henri Glaeser.

Notes et références

Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Résistance juive en France Henry Bulawko

Liens externes

évoque l'action de Léo Glaeser au sein du comité Amelot.

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