Le des volontaires nationaux du Morbihan, du district de Vannes, était une unité militaire de l’armée française créé sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement du Morbihan.

Création et différentes dénominations Le des Volontaires du Morbihan est formé à 8 compagnies et 1 compagnie de grenadiers du 27 au à Vannes.

Lors de la première réorganisation le , le de volontaires du Morbihan est amalgamé avec le du d'infanterie ci-devant Aunis et le de volontaires de la Manche pour former la de première formation.

Commandants Commandant Jean-Marie Debray qui est nommé lieutenant-colonel, le

Historique des garnisons, combats et batailles La formule pour l’enrôlement est des plus simples :

Les premiers enrôlements des volontaires du district de Vannes datent du et les derniers du .

: Le des Volontaires du Morbihan est formé Début , le bataillon est à Pontivy Le bataillon quitte Pontivy le au matin pour l'île d'Aix, pour être envoyé en renfort à Saint-Domingue pour mater la Révolution haïtienne. Le régiment fait ainsi étape Le au soir à Josselin, Le à Malestroit Le à Redon. La ville ne possédant pas d'arbre de la Liberté le régiment en plante un. Le à Blain où l'ensemble du bataillon ne peut loger et ou un arbre de la Liberté est élevé. Le à Savenay où le bataillon rencontre des compagnies de volontaires de l'Aube avec lesquels ils dressent un arbre de la Liberté Le à Nantes où le bataillon séjourne Le , le bataillon quitte Nantes et se rend à Paimbœuf Le , 6 compagnies embarquent à Minden sur la Louise et les 3 autres sur le Philenante. Le , le bataillon reste en rade Le , les 2 navires appareillent en direction de l'île d'Aix. Le , après avoir essuyé un gros orage le bataillon, malade du mal de mer, débarque sur l'île d'Aix. Le un convoi d'environ , dont le de volontaires du Morbihan, quitte l'île d'Aix. Le de très bonne heure, après 58 jours de traversée, le convoi arrive dans la rade du Cap. Le bataillon a interdiction de descendre à terre jusqu’au . À partir du , le régiment est déployé dans le département du Nord et à toutes les opérations contre les insurgés : Les et la ainsi que les grenadiers prennent leurs campements à Petite-AnsePetite-Anse est désormais un quartier de Cap-Haïtien. Les , et , prennent leurs campements à Saint-Michel. Les et , prennent leurs campements à Bodin. La , prend son campement à MadelineIl est indiqué : . Le , un groupement composé des , , et accompagnées des détachements du régiment du Cap de 25 hommes, de Walsh également de 25 hommes, et deux pièces de canons avec 24 artilleurs prennent leurs quartiers à ClerisseNom exact à rechercher ou à vérifierLe camp de Clerisse est situé en plaine. .Le camp de Clerisse est situé en plaine . Le , le bataillon s'empare du Morne pelé et capture pièce de 8 aux esclaves noirs révoltés qui se réfugièrent du côté de la Tannerie. La position du Morne pelé occupait la crête d'un morne, entre le Dondon et la Grande-Rivière et servait de poste avancé au camp de la Tannerie et était gênante pour les troupes campées autour du Cap. Toutefois, au lieu de conserver ce poste qui dominait la plaine, le commandement militaire fit redescendre les troupes dans le camp, où, à peine rendus, ils eurent le désagrément de voir les BrigandsLes brigands sont les esclaves noirs révoltés revenir et de nouveau s'établir sur le morne. Du 2 au , le groupement est harcelé toutes les nuits, par des fusillades sur les sentinelles tirées du milieu des champs de cannes à sucre. Une nuit, les esclaves noirs révoltés réussirent à s'introduire dans le camp blessant et tuant quelques soldats et volontaires. Le , le bataillon est relevé par quatre compagnies du régiment d'Orléans, 1 de Royal-Auvergne, un détachement de Walsh et 4 à 5 canonniers. En , le bataillon, avec des détachements de diverses troupes qui occupent le camp de Clerisse, attaque une nouvelle fois le Morne Pelé et prend de nouveau canons aux esclaves révoltés. Une nouvelle fois, au lieu de conserver le poste, le commandement militaire fit redescendre les troupes dans le camp. Les esclaves révoltés revinrent une nouvelle fois s'établir sur le morne. Toutefois les volontaires subissent toutes sortes de calamités durant cette guerre désastreuse. Ils sont bombardés par des boulets des pièces de 4 et attaqués presque toutes les nuits. Ils sont continuellement sur la défensive. Fatigués, ils sont en plus mal nourris, boivent du vin frelaté fait avec du bois de Campêche, et couchent en plein air et dorment habillés et chaussés. Toutefois les volontaires finissent par repousser les brigands dans les mornes laissant la plaine libre pendant un certain temps. La maladie fait alors des ravages et les hôpitaux sont encombrés de soldats. Au fur et à mesure, les volontaires rechignent à marcher pour porter secours aux postes avancés. Mi avril le bataillon est envoyé en garnison au Cap-Français. En mai le fourni 29 hommes, sur les 400 envoyés, en renfort au de volontaires du Morbihan en poste à Ouanaminthe proche de la frontière espagnole. Le , le commandant Jean-Marie Debray écrit : . Le , le bataillon, avec le de volontaires de l'Aisne, est chargé de prendre position dans l'Arsenal. César Galbaud-Dufort, le jeune, avec sa troupe, se présenta et demanda la permission, qui lui fut refusée, de prendre une pièce de 4 et deux obusiers. En fin de journée une quarantaine de dragons du vinrent renforcer le dispositif. Le matin du , la centaine d'homme, chargée de défendre l'Arsenal est embarquée, car les . Du 20 au lors de la bataille du Cap-français le bataillon ne compte plus que 191 hommes sur 538, dont 110 qui sont à l'hôpital, qui périront vraisemblablement lors de l'incendie et du pillage de la ville ou massacrés par les esclaves rebelles. La cinquantaine de soldats partis en renfort dans différents camps périront vraisemblablement durant les combats. Le commandant Debray avec son bataillon, réduit à 35 hommes et le drapeau du bataillon réussissent à embarquer à bord des navires la Louise et Les trois amis qui les transportent à Baltimore et à Norfolk aux États-Unis15 hommes dont Jean-Marie Debray voyagèrent sur Les trois amis, ou se trouvait déjà une cinquantaine d'infortunés, et débarquèrent à Baltimore et 20 sur la Louise qui débarquèrent à Norfolk avec les rescapés du de volontaires du Morbihan. Le , le commandant Debray, est nommé lieutenant-colonel. En , à Baltimore, le de volontaires du Morbihan embarque sur La Précieuse. Le , le bataillon, réduit à 34 hommes, arrive à Brest. À Brest, les hommes de la garnison de lEole complètent le bataillon qui compte alors 72 hommes (40 fusiliers, 17 sous-officiers, 15 officiers). Le bataillon est alors chargé d'acheminer des canons à Dinan. De retour à Vannes le bataillon est réorganisé et complété pour prendre part à la guerre de Vendée. En décembre an II le bataillon, en route pour renforcer la virée de Galerne, est à Redon quand la nouvelle de la défaite des Vendéens à Savenay leur parvient. Le bataillon retourne dans le département du Morbihan pour être complété. Totalement complété au début de pluviôse An II, il est envoyé à Hennebont. À partir du An II les désertions, des volontaires se multiplient. Le le bataillon quitte Hennebont et est dirigé sur Péronne. Le il est à Rennes et prend la direction de Baguer-Pican, près de Dol. Les désertions se multiplient. Il ne reste qu’une quarantaine de fusils en état pour armer les 800 hommes restants. Le , les 586 hommes restants sont envoyés au château-fort de Châteauneuf. Le le bataillon est à Pontorson. Le le des volontaires nationaux du Morbihan est à Bayeux où il est réuni à un bataillon de Paris. En floréal, les volontaires'' réquisitionnés du district d'Auray ont tous déserté. À la fin de prairial, le bataillon est envoyé à Rocher de la Liberté puis à Carentan. Le , il est à Caen. Le il arrive à Dieppe Le an III le bataillon est signalé à Tinchebray. Le il est au camp de Saint-Cormier. Le il est à Ger Le il est signalé à Saint-Clément, Le il arrive à Barentan, Le il est à Bomer, Le le bataillon stationne à Domfront, Le il stationne à La Ferté-Macé, Le il est au camp de Mont-Aiguillon, Le il est au camp de Morgantin, Le il arrive à Tilleul Le an III il est à Ernée.

Durant cette période le sort des volontaires ne s’est guère amélioré. Par une lettre en date du an III, le commandant Debray indique à l'adjudant général Fortin :

Lors de la première réorganisation le , le de volontaires du Morbihan''' est amalgamé avec le du d'infanterie ci-devant Aunis et le de volontaires de la Manche pour former la de première formation.

Lors de la seconde réorganisation le , la de ligne est amalgamée avec la de première formation( du d'infanterie ci-devant Dauphiné, de volontaires de la Seine-Inférieure et des Fédérés), le du d'infanterie ci-devant Aunis et le des fédérés pour former la de deuxième formation qui deviendra par l'arrêté du an XII, le d'infanterie de ligne

Articles connexes Amalgame militaire Volontaires nationaux pendant la Révolution Amalgame des deux armées sous la Révolution Deuxième amalgame de l'armée sous la Révolution de volontaires du Morbihan

Bibliographie Annales de Bretagne. Tome 19 numéro 3, 1903. pages 409 à 427 : Le des volontaires nationaux du Morbihan 1791-1795 par le docteur de Closmadeuc. Annales de Bretagne. Tome 19 numéro 4, 1903. pages 601 à 628 : Le des volontaires nationaux du Morbihan 1791-1795 par le docteur de Closmadeuc (suite). Colonel Henry de Poyen-Bellisle : La révolution de Saint-Domingue

Liens externes Le des volontaires nationaux du Morbihan 1791-1795 par le docteur de Closmadeuc sur persee.fr Le des volontaires nationaux du Morbihan 1791-1795 par le docteur de Closmadeuc sur persee.fr bataillons de volontaires 1791-1792 sur ancestramil.fr

Notes et références Les ouvrages cités en Bibliographie Les liens cités en Liens externes

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