La bataille navale de Damme s'est déroulée le et le durant le conflit entre Capétiens et Plantagenêt. Le succès du raid anglais mit fin à une menace d'invasion française de l'AngleterreLes quinze grandes batailles "belges" qui ont changé l'Europe.
Damme est situé sur l'estuaire du Zwin, ce bras de mer (de nos jours ensablé), à l'époque dans le comté de Flandre (actuellement en Belgique). C'était alors le port de Bruges.
Contexte et préparation Les Anglais savaient que le roi avait l'intention d'envahir l'Angleterre, à tout le moins comme un moyen de prévenir une attaque anglaise sur le Poitou. Pendant ce temps, Philippe est en Flandre pour attaquer le comte Ferrand de Flandre. Le roi Jean d'Angleterre répond en envoyant une flotte en Flandre. Cette flotte compte , et leurs hommes, ainsi que des mercenaires, sous le commandement de Guillaume de Longue-Épée, accompagné de Renaud de Dammartin et Hugues de Bove. Elle quitte l'Angleterre le .
Déroulement Entrant dans l'estuaire de la Zwin le , la flotte anglaise y trouve une énorme armada française, lourdement chargés de vivres et de biens personnels des barons français. Les navires français, trop nombreux, n’ont pu tous entrer dans le port : 400 d’entre eux sont à l’ancre au large, une centaine ont été tirés sur la plage.
La plupart de l'armée française est au siège de Gand, la flotte n'a qu'une faible défense. La quasi-totalité des équipages et des troupes, ne résistant pas à l’attrait des richesses de la région, a mis pied à terre pour se livrer au pillage.
Les Anglais s’emparent sans mal de 300 des ancrés devant Damme et pillent et incendient une centaine d'autres. Les équipages français, enfin alertés, regagnent en toute hâte les navires restés dans le port et engagent le combat. Leur résistance se durcissant, les Anglais débarquent le lendemain de chaque côté du port pour prendre les Français en tenaille. , prévenu de l’attaque, lève aussitôt le siège de Gand, à deux pas de là, et se porte au secours de sa flotte. Le contingent anglais, écrasé, doit se rembarquer précipitamment.
La bataille est alors plutôt indécise car les Anglais n’ont réussi qu’à capturer ou détruire moins de la moitié des navires français avant d’être refoulés.
C’est la réaction de qui détermine le sort de cette journée et en fait une victoire anglaise : tout se passe comme si le roi, vainqueur à terre, se trouvait contrarié par cette flotte qui semble l’encombrer dans son dos et pour laquelle il a dû lever le siège de Gand. Craignant peut-être un retour offensif des Anglais contre une concentration navale qui ne lui semble plus utile, le port étant encombré par les débris., il met le feu au reste de ses navires. aurait à cette occasion soupiré .
L'armée anglaise retourne en Angleterre avec les navires saisis et un butin important (le biographe de Guillaume le Maréchal a prétendu ).
Conséquences À la suite de cette défaite, Philippe Auguste retourne en France, non sans avoir pillé et brûlé au passage nombre de villes flamandes telles que Bailleul, Cassel, Steenvoorde, LilleGeorges Dupas, Histoire de Gravelines, porte de Flandre et de ses hameaux, des origines à la Libération, Westhoeck éditions, 1981, avec Patrick Oddone comme collaborateur, p.21...
Notes et références
Bibliographie
Articles connexes Histoire de la marine française Philippe Auguste
Catégorie:Bataille de la France médiévale Catégorie:Bataille de 1213 Catégorie:Bataille impliquant l'Angleterre médiévale Catégorie:Opération militaire amphibie Damme Bataille de Damme Catégorie:Histoire de la Belgique Catégorie:Bataille navale au Moyen Âge