Le Bataillon de Commandos est une unité militaire de la composante terre de l'armée belge et anciennement membre de la Brigade Para-Commando. Ses traditions régimentaires, notamment la dénomination commando et le béret vert, proviennent des soldats ayant servi dans la Troupe du Inter-Allied Commando durant la Seconde Guerre mondiale.

Commando sont à l'origine basées sur celle de la Troupe du Inter-Allied Commando ayant combattu durant la Seconde Guerre mondiale, successivement en Afrique du nord, en Italie et dans le nord de l'Europe. Elle joue un rôle remarquable lors de l'Opération Infatuate : l'invasion de l'île néerlandaise de Walcheren en 1944. Tous les soldats belges de la Troupe sont alors trilingues (français-néerlandais-anglais).

L'insigne de la nouvelle unité, dessiné par leur aumônier, le père Devos, s'inspire du couteau de combat des commandos britanniques.

Principales opérations Congo belge Durant les mois précédant l'indépendance du Congo belge (en 1960), les soldats du commando sont positionnés dans le Bas-Congo. Pour couvrir un territoire plus étendu et contrôler les zones clefs autour de Kitona et Kamina, les et commando sont créés avec de nouvelles recrues et des officiers issus du .

En 1959, le est déplacé à Léopoldville pour maintenir l'ordre durant les émeutes.

En 1964, une compagnie participe à l'opération Dragon Rouge : un parachutage sur Stanleyville en vue de libérer des otages. La compagnie est citée à l'ordre du jour.

Sahel En 1974, le bataillon prend part à une action humanitaire à la suite de la famine causée par la sécheresse dans les pays du Sahel.

Zaïre Le , le bataillon atterrit à Kolwezi dans le cadre de l'opération Red Bean. Ils évacuent un millier de ressortissants européens jusqu'au .

En 1991, le bataillon participe à l'évacuation d'expatriés belges du Zaïre lors de l’opération Blue beam.

Rwanda En 1990, lors de l'opération Green beam, le bataillon sécurise et évacue des ressortissants belges du Rwanda.

Somalie D'avril à , le bataillon est déployé en Somalie dans le cadre de l'Opération Restore Hope menée par l'armée américaine sous l'égide des Nations unies.

Génocide rwandais

En , le commando (avec des éléments du parachutiste) remplace le parachutiste au sein de la MINUAR au Rwanda.

Le , à la suite de l’assassinat de la première ministre rwandaise, la radio Mille Collines accuse les soldats belges d'avoir le jour précédent abattu l'avion présidentiel (ou d'y avoir aidé). Les dix soldats belges qui avaient été assignés à la protection de la première ministre, ainsi que cinq Ghanéens, relâchés peu après, sont capturés par des soldats rwandais nettement supérieurs en nombre. Ils sont ensuite emmenés dans le camp militaire de Kigali où ils sont assassinés Peterson, Scot. Me Against My Brother: At War in Somalia, Sudan, and Rwanda: A Journalist Reports from the Battlefields of Africa. New York and London: Routledge, 2000. 292. Rapport de la commission ad-hoc de l'ONU (RAPPORT DE LA COMMISSION INDÉPENDANTE D’ENQUÊTE SUR LES ACTIONS DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES LORS DU GÉNOCIDE DE 1994 AU RWANDA, 15 DÉCEMBRE 1999).. Le contingent belge avait été délibérément visé dans le but de provoquer son retrait de la MINUAR (ce qui eut effectivement lieu quelques jours plus tard) et l'affaiblissement des forces de l'ONU.

Le meurtre des dix soldats belges fut la plus grande perte pour l'armée belge depuis la Seconde Guerre mondiale. Cela entraina une grande indignation en Belgique. Le , tous les ressortissants belges furent évacués.

Le meurtre fit l'objet d'une commission d'enquête parlementaire belge et d'un livre paru sous le titre de "Qui a tué nos paras ?" .

République démocratique du Congo Opération Green stream du au en vue de l’évacuation des Belges à la suite des troubles créés par la fin du régime de Mobutu.

Albanie Tout le bataillon est déployé du au pour évacuer puis ramener les populations exilées au Kosovo (Opération Allied Harbour).

Kosovo Du au , le bataillon au complet participe à une mission de maintien de la paix de l'OTAN, l'opération BELUKROKO 11.

Afghanistan De à , un détachement de 25 hommes renforce le parachutiste au sein de la Kabul Multinational Brigade (KMNB).

Du au début , il fournit la plus grande partie du personnel pour le détachement de protection de l'Aéroport international de Kaboul.

Liban La assure la sécurité du contingent belge de la mission BELUFIL 10 dans le cadre de la FINUL de mi- jusqu’à fin .

Composition En il était composé, sur papier, de 25 officiers, 147 sous-officiers et 484 volontaires de carrière répartis en : un état-major de bataillon ; une compagnie d'état-major et Services (Cie EMS) ; 3 compagnies de combats, les , et . Chaque compagnie se compose d'un État-major, d'une section d'appui équipée de mortiers et de missiles anti-char, et de 3 pelotons de 40 hommes.

Le bataillon était bilingue (Français-Néerlandais) de sa création à 1983. Il est actuellement unilingue francophone.

Étendard Le , à Bruxelles, le prince Charles remet au lieutenant-colonel Danloy l’étendard du régiment parachutiste. Il porte les inscriptions suivantes : Italie Yougoslavie Walcheren

L'étendard porte également la fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Références

Liens externes

Marche des commandos sur Youtube

Sources

Site de l'armée belge

Catégorie:Unité militaire belge Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1955