Le Vibal est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie.
Le patrimoine architectural de la commune comprend un immeuble protégé au titre des monuments historiques : l'église Saint-Martin, inscrite en 1988.
Géographie Localisation vignette|Carte géologique du Massif central : R=détroit de Rodez ; M=rougier de Marcillac ; Se=Ségala ; V=Vibal ; L=Lévézou.
La commune du Vibal développe son territoire entre la chaîne des Palanges à l'Est et le plateau du Ségala à l'ouest. Au Sud elle surplombe la retenue du lac de Pont de Salars sur la rivière Viaur. Cette dernière fait office de frontière naturelle avec le Lévézou.
Communes limitrophes
Hydrographie Réseau hydrographique vignette|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseaux hydrographique et routier du Le Vibal. La commune est drainée par le Viaur, le ruisseau de Laval, le ruisseau de Louyne, le ruisseau d'Inières, le ruisseau de la Brauge, le ruisseau de la Franquèze, le ruisseau des Combes, le ruisseau des Pesquiés, le ruisseau des Salses, le ruisseau du Moulin et par divers petits cours d'eau..
Le Viaur prend sa source à d’altitude dans la région naturelle du Lévézou qui présente un relief vallonné, dans la commune de Vézins-de-Lévézou pour confluer, après avoir parcouru environ , avec l'Aveyron à d’altitude en limite de Laguépie (Tarn-et-Garonne) et Saint-Martin-Laguépie (Tarn), après avoir arrosé .
Le lac de Pont-de-Salars est un lac de retenue lié au barrage de Pont-de-Salars. Il est long d'environ 6 kilomètres pour 150 à 200 mètres de large. Il présente deux plages aménagées, la plage des Moulinoches et la plage des Rousselleries..
Gestion des cours d'eau Afin d’atteindre le bon état des eaux imposé par la Directive-cadre sur l'eau du , plusieurs outils de gestion intégrée s’articulent à différentes échelles pour définir et mettre en œuvre un programme d’actions de réhabilitation et de gestion des milieux aquatiques : le SDAGE (Schéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle du bassin hydrographique, et le SAGE (Schéma d'aménagement et de gestion des eaux), à l’échelle locale. Ce dernier fixe les objectifs généraux d’utilisation, de mise en valeur et de protection quantitative et qualitative des ressources en eau superficielle et souterraine. Trois SAGE sont mis en oeuvre dans le département de l'Aveyron..
La commune fait partie du SAGE du bassin versant du Viaur, approuvé le , au sein du SDAGE Adour-Garonne. Le périmètre de ce SAGE couvre , sur trois départements (Aveyron, Tarn et Tarn-et-Garonne)... Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par l’établissement public d'aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) du bassin du Viaur, une structure qui regroupe les établissements publics de coopération intercommunale à fiscalité propre (EPCI-FP) dont le territoire est inclus (en totalité ou partiellement) dans le bassin hydrographique du Viaur et les structures gestionnaires de l’alimentation en eau potable des populations et qui disposent d’une ressource sur le bassin versant du Viaur. Il correspond à l’ancien syndicat mixte du Bassin versant du Viaur...
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Canet-de-Salars à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Milieux naturels et biodiversité vignette|redresse=1.2|Carte de la ZNIEFF de localisée sur la commune. L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Le territoire communal duVibal comprend une ZNIEFF de Les ZNIEFF de sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.., la « Vallée du Viaur et ses affluents » (), qui s'étend sur dont 45 dans l'Aveyron, 10 dans le Tarn et 1 dans le Tarn-et-Garonne..
Urbanisme Typologie Au , Le Vibal est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rodez, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.2|Infrastructures et occupation des sols de la commune du Le Vibal. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (88,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (88,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (64,9 %), prairies (16,3 %), forêts (9 %), terres arables (7,5 %), eaux continentales (2,3 %)..
Planification La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’un SCoT, un document essentiel d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCoT du Lévézou, prescrit en . La structure porteuse est le Pôle d'équilibre territorial et rural du Lévézou, qui associe deux communautés de communes, notamment la communauté de communes du Pays de Salars, dont la commune est membre.
La commune disposait en 2017 d'un plan local d'urbanisme approuvé.. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme..
Risques majeurs Le territoire de la commune duVibal est vulnérable à différents aléas naturels : climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), feux de forêts et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses, et à un risque particulier, le risque radon...
Risques naturels Le Plan départemental de protection des forêts contre les incendies découpe le département de l’Aveyron en sept « bassins de risque » et définit une sensibilité des communes à l’aléa feux de forêt (de faible à très forte). La commune est classée en sensibilité faible..
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont liés à la présence de cavités souterraines localisées sur la commune...
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à , selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence..
Risque particulier Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon le dossier départemental des risques majeurs du département établi en 2013, la commune duVibal est classée à risque moyen à élevé.. Un décret du a modifié la terminologie du zonage définie dans le code de la santé publique. et a été complété par un arrêté du portant délimitation des zones à potentiel radon du territoire français. La commune est désormais en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif..
Histoire La commune est issue du regroupement des anciennes communautés du Vibal, de Frayssinhes-Saint-Jean, de Barry-Vigouroux et de Pachins. La première rassemblait tous les hameaux de l'est de la commune actuelle, la seconde comprenait Frayssinhes et Le Gory, la troisième Barry et la communauté de Pachins correspondait sans doute au domaine de La Burguière..
Le processus de formation de la commune s'est étendu de 1790 à 1830, date de mise en place de la commune actuelleMarc Vaissière, De Roérgue a Avairon, Millau, 2005, p. 224.
La communauté du Vibal et le hameau du Gory relevaient de la paroisse de Saint-Martin-de-Cormières, qui s'étendait plus au nord, sur une partie des communautés de Montrozier et d'Ayrinhac (commune actuelle de Bertholène). Les autres villages formaient la paroisse de Frayssinhes, qui incluait aussi Ronnac (commune actuelle de Flavin).
Le Vibal et Frayssinhes étaient de la seigneurie du comte de Rodez, passée au roi de France. Le Gory dépendait du commandeur hospitalier de Limouze et Barry appartenait à la famille de Vigouroux depuis le XVe siècle.
À partir du , les Trémolières, bourgeois de Rodez, eurent des droits sur le Vibald'après Jean Delmas, dans Al Canton de Pont-de-Salars, Rodez, 1995, p. 23., mais le roi resta seigneur justicier du lieu jusqu'à la Révolution françaiseLouis Lempereur, L'état du diocèse de Rodez en 1771, Rodez, 1906..
Foyer de la chouannerie en Rouergue.
Politique et administration Découpage territorial La commune du Vibal est membre de la communauté de communes du Lévézou, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le et qui s'est substitué à la communauté de communes du Pays de Salars, dont le siège est à Vézins-de-Lévézou. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..