Eugène Rey, né le à Dijon et mort le à Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux, est un libraire et éditeur français installé à Paris, d'abord au 8, boulevard des Italiens, puis, en 1925, au 11 bis, rue Drouot.

Biographie Félix Eugène Rey naît à Dijon en 1868, fils de Jean Pierre Rey, cafetier, et de Marguerite Eugénie Maufus, son épouseActe de naissance , , Dijon, Archives de Côte-d'Or (avec mentions marginales de mariage et de décès).

Il passe son enfance dans les faubourgs nord de Paris. Il fréquente l'école communale de la rue de Bruxelles, où il a pour camarade Gabriel Randon — qui deviendra célèbre sous le pseudonyme de Jehan Rictus. Ensemble, ils fréquentent les cercles de jeunes poètes et, en 1897, Rey aide Rictus lorsque ce dernier fait paraître, à compte d'auteur, la première édition de son livre Les Soliloques du pauvre.

En 1898, Eugène Rey s'associe aux activités de libraire et d'éditeur de P. SevinJehan Rictus, Journal quotidien, cahier 2, page 126. Sevin et Rey publient notamment en 1903 l'édition refondue des Soliloques du pauvre, avec des illustrations de Steinlen.

Rey reprend son indépendance vers 1904. Il s'occupe d'autres éditions de Jehan Rictus, dont l'autre grand recueil du poète, Le Cœur populaire, en 1914. Une partie de l'abondante correspondance (1902-1931) entre les deux amis est conservée à la Houghton Library, de l'Université Harvard (lettres de Rictus) et à la BnF (lettres de Rey). Tous deux resteront amis jusqu'à la fin des années 1920. Dans le roman autobiographique Fil de Fer de Rictus, Eugène Rey apparaît sous le nom de RottembourgJehan Rictus, Journal quotidien, cahier 46, page 224.

Rey publie également Dans la rue d'Aristide Bruant (1924), La Chanson d’un gas qu’a mal tourné de Gaston Couté (2 volumes, 1928 et 1937) et de nombreux autres ouvrages aujourd'hui recherchés par les bibliophiles.

La boutique d'Eugène Rey est fréquentée par de nombreux écrivains. Il fonde avant 1909 une revue littéraire, L'Écho bibliographique du boulevard, renommé en 1911 L'Écho littéraire du boulevard., et préside le Syndicat des librairesJehan Rictus, Journal quotidien, cahier 56, page 208.

Eugène Rey meurt en à Saint-Jean-les-Deux-Jumeaux. Le mois suivant, le fonds est racheté par les éditions Pierre SeghersPascal Fouché, Chronologie de l'édition française de 1900 à nos jours — moteur de recherche en ligne..

Ouvrages édités L'Évolution actuelle du roman, opinions de Paul Acker, Camille Audigier, Aurel, Émile Baumann, Nicolas Beauduin, René Benjamin, Louis Bertrand, Marcel Boulenger, etc., avec une conclusion par André Billy, E. Rey, 1911 Charles-Théophile Féret, La Normandie exaltée, Paris, E. Rey, 1921 Aristide Bruant, Dans la rue, nouvelle édition. Poèmes et chansons choisis. Avec quelques souvenirs d'Aristide Bruant pour servir de préface, Paris, E. Rey, 1924 Gaston Couté, La Chanson d'un gas qu'a mal tourné. Poèmes et chansons. Préface par Henri Bachelin, Paris, E. Rey, 1928 Gaston Couté, La Chanson d'un gas qu'a mal tourné. Poèmes et chansons inédits, deuxième volume, Paris, E. Rey, 1937 Jehan Rictus, Cantilènes du malheur, pointe sèche de Steinlen, Paris, P. Sevin et E. Rey, 1902 Lucien Descaves, Barabbas : paroles dans la vallée, dessins de Steinlen, Paris, E. Rey, 1914

Notes et références

Catégorie:Éditeur français du XIXe siècle Catégorie:Éditeur français du XXe siècle Catégorie:Entreprise disparue en 1949 Catégorie:Naissance en octobre 1868 Catégorie:Naissance à Dijon Catégorie:Décès en mai 1949 Catégorie:Décès en Seine-et-Marne Catégorie:Décès à 80 ans