L’Azerbaïdjan est membre entre autres des Nations unies, de l'OSCE, du partenariat de l'OTAN pour la paix, du Conseil de partenariat euro-atlantique, de l'Organisation mondiale de la santé, de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, du Conseil de l'Europe, du Conseil turcique, du Traité sur les forces conventionnelles en Europe, de la Communauté des démocraties, du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale.
Relations bilatérales vignette|350px|Missions diplomatiques de l'Azerbaïdjan. ont établi des relations diplomatiques avec l'Azerbaïdjan. , 2 consulats généraux et 11 missions diplomatiques et bureaux de représentation sont établis à Bakou. L'Azerbaïdjan dispose d'ambassades dans et généraux dans .
Arménie
L'Azerbaïdjan et l'Arménie ont respectivement déclaré leurs indépendances et la , soit à moins d'un mois d'intervalle, alors que l'éclatement de l'URSS est officialisé en .
La frontière qui sépare l'Arménie et l’Azerbaïdjan, d'une longueur totale de , est constituée de deux parties distinctes :
le segment principal entre les deux pays mesure et est situé à l'est de l'Arménie. le deuxième segment de restant est situé au sud de l'Arménie et la sépare du Nakhitchevan, une enclave azerbaïdjanaise frontalière de la Turquie, séparée du reste du pays.
vignette|246x246px|Soldats arméniens dans le Haut-Karabagh en 1994. Depuis 1988, les deux États s'opposent dans la guerre du Haut-Karabagh, territoire majoritairement peuplé d'Arméniens dont la souveraineté est revendiquée par les deux pays. À noter que des combats avaient déjà eu lieu pour le contrôle de ce même territoire en , entre les deux républiques éphémères à la suite de la dislocation de l'Empire ottoman, avant leurs intégrations à l'Union soviétique.. Le , un cessez-le-feu est signé à Moscou, mais aucun armistice ne met véritablement fin au conflit. À la suite d'une victoire militaire arménienne, le Haut-Karabagh est rattaché de facto à l'Arménie provoquant l'exode de près de ., mais la communauté internationale le reconnaît toujours comme faisant partie de l’Azerbaïdjan..
Cette situation géopolitique est lourde de conséquences pour l'enclave du Nakhitchevan séparée du reste de l’Azerbaïdjan. Toutes les voies terrestres transitant par l'Arménie étant fermées, ses habitants azéris ne peuvent rejoindre Bakou que par avion.. Cette situation affecte aussi les enclaves azerbaïdjanaises situées en territoire arménien (Barkhudarli, Ashagi Askipara, Yukhari Askipara et Karki) et la seule enclave arménienne en territoire azerbaïdjanais (Artsvashen), qui sont toutes contrôlées par les pays à l'intérieur desquels elles sont situées. En 2014, l'Arménie lance la construction d'un mur sur la frontière séparant les régions de Tavuch en Arménie et Qazax, en Azerbaïdjan, séparant encore davantage ces enclaves des pays dont elles font officiellement partie..
Parallèlement, l'Azerbaïdjan, riche en ressources énergétiques et proche de la Turquie membre de l'OTAN, parvient à devenir un partenaire indispensable de l'Union européenne, des États-Unis et d'Israël, contribuant à sa montée en puissance militaire et à isoler davantage l'Arménie. En , les hostilités entre les deux pays frontaliers reprennent pendant quatre jours sur la ligne de front du Haut-Karabagh, faisant près de dans les deux camps.. En , les hostilités reprennent de nouveau pendant trois jours le long de la frontière, faisant dans les deux camps..
En , les hostilités reprennent avec une intensité jamais vue depuis 1994, faisant des centaines de morts de part et d'autre.. Au terme d'un conflit de six semaines, un armistice est signé le sous médiation de la Russie, et l'Arménie, défaite, est contrainte de céder le contrôle de la majeure partie du Haut-Karabagh à l'Azerbaïdjan.. Cette reprise du conflit entraine par ailleurs des affrontements entre communautés arméniennes et azéris à l'étranger, notamment à Los Angeles, Moscou, et Lyon.. Néanmoins, une partie de la population arménienne est autorisée à y rester (tandis que ceux qui évacuent brûlent leurs maisons), et russes sont déployés pour assurer leur sécurité et surveiller l'application du cessez-le-feu.. vignette|En 2020, habitations en République d'Artsakh, détruit par les bombardements de l'Azerbaïdjan. Le , deux mois après la fin de la guerre, les chefs des deux États Nikol Pashinyan et Ilham Aliyev se rencontrent à Moscou à l’invitation de président russe Vladimir Poutine qui souhaite les inciter à bâtir une paix durable après une période des conflits récurrents depuis . Il s’agissait pour les trois dirigeants de revenir sur l’ de l’accord de paix, qui annonce la liberté de circulation dans la région, afin de relier Bakou au Nakhitchevan et Erevan à la Russie d'une part et à la ville turque de Kars. Les voies de communication envisagées traverseraient l'Arménie et l'Azerbaïdjan, un tel réseau pouvant réactiver des voies ferroviaires datant de l'Union soviétique, complétées par de nouvelles constructions. vignette|Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev, le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan lors d'une conférence de presse après une réunion tripartite à Sotchi en novembre 2021. En dépit des incertitudes de ce projet ferroviaire (notamment son coût élevé et son acception sociale par les populations), celui-ci est comparé à la Communauté européenne du charbon et de l’acier qui permet en 1952 à la France et à l’Allemagne de poser les bases de la construction européenne.
En , l'Azerbaïdjan profite du fait que l'attention internationale soit focalisée sur la guerre russo-ukrainienne et l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 dans laquelle l'armée russe, principale protectrice de l'Arménie, est mobilisée, pour tenter de « grignoter » davantage le territoire restant du Haut-Karabagh échappant encore à son contrôle.. Plusieurs tentatives d'incursion de l'armée azerbaïdjanaise font trois morts du côté arménien, mais celle-ci renonce après que la Russie ait dénoncé cette violation. En avril, une rencontre entre les chefs d'État arménien et azerbaïdjanais est organisée à Bruxelles sous médiation de l'Union européenne, en présence du président du Conseil européen Charles Michel.
À la suite de ces pourparlers, la diplomatie arménienne annonce qu'un accord a été obtenu pour mettre en place une commission bilatérale sur les questions de délimitation de la frontière, et cette commission sera notamment chargée d’assurer la sécurité et la stabilité le long de la frontière.. De son côté, le ministère azéri des Affaires étrangères annonce que des travaux sont en cours pour commencer les négociations de paix, tandis que Charles Michel déclare que . Le , les chefs d'État des deux pays se rencontrent de nouveau à Bruxelles sous médiation de l'Union européenne, et conviennent de faire avancer les discussions sur le futur traité de paix régissant leurs relations bilatérales..
En juillet, les ministres des Affaires étrangères de l'Arménie et de l'Azerbaïdjan Ararat Mirzoïan et Djeyhoun Baïramov se rencontrent Tbilissi, capitale de la Géorgie, marquant leurs premiers pourparlers directs depuis la guerre de 2020.. Lors de cette rencontre, M. Mirzoïan souligne , tandis que M. Baïramov demande , une allusion aux régions du Karabakh encore contrôlées par les arméniens. Malgré les difficultés du processus de normalisation, les diplomates s'engagent à poursuivre le dialogue direct entre leurs deux pays. vignette|Points d’affrontements armés le long de la frontière entre l'Arménie et Azerbaïdjan en septembre 2022. En septembre toutefois, l’Azerbaïdjan lance une campagne de bombardements massifs le long de la frontière entre les deux pays, profitant de la faiblesse de l'armée russe, en grande difficulté sur le front ukrainien, supposée s'interposer entre les deux pays.. Pendant deux jours, les échanges de tirs font près de dans les deux camps. Ces derniers baissent en intensité à la suite de plusieurs interventions diplomatiques de la France, la Russie, les États-Unis et l'ONU. En octobre, malgré ces violents affrontements et leur bilan élevé, les Ministres des affaires étrangères arménien et azéri se rencontrent de nouveau à Genève pour reprendre les négociations de paix.
Le 31 de ce mois, le président russe Vladimir Poutine, soucieux de réaffirmer son influence dans le Caucase, organise un sommet Arménie-Azerbaïdjan à Sotchi, dans le sud de la Russie.. Les chefs d'État de ces deux pays ne se rencontrent pas directement, mais s'entretiennent à tour de rôle avec le président russe. Selon le Kremlin, ces discussions portent les , tandis que Nikol Pachinian se déclare prêt à prolonger le mandat des soldats russes déployés dans le Haut Karabagh pour . Dans une déclaration commune adoptée à l'issue du sommet, les chefs d'État arménien et azéri s'engagent à , ainsi qu'à .. Ils soulignent également . Le président russe déclare espérer une normalisation des relations entre les deux États.
En , un groupe de manifestants azerbaïdjanais se présentant comme des militants écologistes bloque le corridor. Selon Erevan, ces militants seraient en fait envoyés par Bakou. Ce blocage entraîne la mise sous blocus du Haut-Karabagh.. Le lendemain, l'Azerbaïdjan interrompt l'approvisionnement en gaz du Haut-Karabagh depuis l'Arménie., avant de le rétablir le ..
En , le Premier ministre arménien Nikol Pachinian annonce avoir remis au gouvernement azéri un projet de traité de paix visant à mettre un terme au conflit entre les deux pays..
Le , une attaque brève mais massive de l'Azerbaïdjan dans le Haut-Karabagh, lancée à la suite de près de plusieurs mois de blocus de l'enclave, pousse cette dernière à la reddition. À la différence de la guerre de 2020, l'Arménie consciente du déséquilibre du rapport de force et qu'aucune aide ne viendra de la Russie enlisée dans la guerre en Ukraine, décide de ne pas intervenir et d'acter de la victoire de son ennemi. Plus de habitant au Haut-Karabagh évacuent ce territoire dont l'Azerbaïdjan reprend officiellement le contrôle, mettant fin au conflit qui durait depuis plus de trente ans.
À l'instar de la guerre de 2020, cette victoire azérie, bien que désastreuse pour l'Arménie permet à la suite du cessez-le-feu, de ré-envisager des négociations de paix. Alors que l’Azerbaïdjan ne peut plus évoquer le droit international pour légitimer une offensive envers son voisin, l'Arménie consciente qu'elle ne peut pas inverser le rapport de force, renonce officiellement aux territoires disputés entre les deux pays. Après avoir rejeté des propositions de médiations européenne et américaines en jugeant ces acteurs trop favorables à Erevan, le gouvernement azéri accepte finalement au mois de de s'engager dans un processus de normalisation. Ce processus donne lieu à une déclaration commune des deux États le , qui s'engagent à et réaffirment leur . Fait notable et inhabituel, la Turquie, alliée inconditionnel de Bakou, salue cette déclaration et déclare souhaiter le plus tôt possible un accord de paix entre les deux pays. Après ce communiqué, arméniens sont échangés contre deux militaires azerbaïdjanais. Mais en parallèle, Bakou continue de contester l’autorité d'Erevan sur plusieurs villages arméniens qu’il considère comme azerbaïdjanais dans les régions de Tavouch et d'Ararat, et de réclamer un corridor passant par le territoire arménien de Zanguezour pour relier son territoire principal à son exclave de Nakhitchevan. Tandis qu’Erevan demande l'enclave d'Artsvashen, située en territoire azerbaïdjanais, ainsi que les zones conquises par l'Azerbaïdjan au cours des trois dernières années et qui se trouvent à l'intérieur des frontières arméniennes.