Bata est une ville portuaire située à proximité du Golfe de Guinée dans la région du Rio Muni, en Guinée équatoriale. Avec une population de habitants lors du recensement de 2015 et en comptant l'agglomération, elle est la première ville de Guinée équatoriale et la capitale économique du pays. D'un point de vue administratif, elle est également le chef-lieu de la province du Littoral.
Histoire On trouve des traces de présence humaine dès l'antiquité dans la région du Rio Muni : en attestent des fragments de céramiques et des objets de la vie quotidienne retrouvés au cours de fouilles archéologiques. Divers peuples s'installent ensuite sur ce territoire, les derniers en date étant les Fangs.
En 1900, les Français s'installent à Bata, qui est alors un petit comptoir commercial Frédéric Lejeal, Promenade à Bata, jeuneafrique.com, France, 17 décembre 2008 . L'année suivante, le traité de Paris cède la région aux Espagnols. Ceux-ci y installent une base militaire, développant également le commerce des bois précieux (ébène, acajou, okoumé).
La découverte du pétrole dans les années 1980 a favorisé le développement économique de la ville Britannica, Bata, britannica.com, USA, consulté le 28 juillet 2019.
Maria Del Carmen Colón Muañache est maire du 1er district de la ville depuis 2018.
Le , des explosions de munitions dans le camp militaire Nkoa Ntoma font 107 morts et 615 blessés..
Architecture
vignette|redresse|Le stade de Bata Parmi les monuments emblématiques de la cité se trouvent le palais présidentiel, le grand marché central ou encore la place de l'Horloge (également appelée place de la Liberté). S'il subsiste quelques monuments datant de la période coloniale espagnole, une grande partie du tissu urbain a été aménagé dans les années 1950.
Le palais présidentiel, également appelé palais Africa, est une structure rectangulaire érigée dans les années 1950. Cet imposant édifice est teinté de style andalou.
La cathédrale est le bâtiment le plus ancien de la cité : datant du , elle fut érigée par les Portugais « Breve historial de la Catedral de Bata », in La Gaceta de Guinea Ecuatorial . Sa façade étroite est divisée en deux registres horizontaux : le niveau inférieur, lequel comporte trois portails identiques, est surmonté d'un second niveau agrémenté d'un oculus et de deux niches latérales. Deux tours quadrangulaires sont couronnées de petits dômes.
La ville compte également un monument aux morts rendant hommage aux victimes du coup d'État de 1979 qui renversa le dictateur Macias Nguema.
La cité est également dotée d'un front de mer et d'un important port de commerce en eau profonde.
Économie
Le port autonome de Bata permet le trafic d'une importante matière première de la région, le bois. Une zone industrielle lui est attenante.
En , la ville subit plusieurs semaines de coupure d'eau. Elle connaît également régulièrement des coupures d’électricité.
Transports Des ferries assurent un trafic régulier avec les villes de Malabo, ancienne capitale du pays, ou de Douala, au Cameroun.
La ville est reliée par le transport aérien avec l’aéroport de Bata.
Enseignement supérieur Bata abrite l'antenne de l'UNED (Université nationale d'enseignement à distance) en Guinée équatoriale. On y trouve également un campus délocalisé du (CNENO), fondé en 1959, et de l'Université nationale de Guinée équatoriale (UNGE), qui comprend la faculté de médecine et propose diverses spécialités médicales. La ville compte aussi des facultés de lettres, ainsi que de sciences humaines, des religions et de l'éducation. Par ailleurs, l'École universitaire d'ingénierie y est également implantée.
Lieux de culte
Parmi les lieux de culte, il y a principalement des églises et des temples chrétiens : diocèse de Bata (Église catholique), Église universelle du royaume de Dieu, Assemblées de Dieu J. Gordon Melton, Martin Baumann, ‘‘Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices’’, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 989. Il y a aussi des mosquées musulmanes.
Culture
Le Centre culturel espagnol de Bata est piloté par l'Agence espagnole pour la Coopération internationale au développement. Tout comme son homologue de Malabo, il succède au Centre culturel hispano-guinéen, créé dans le cadre de l'Accord de coopération culturelle entre la Guinée équatoriale et l'Espagne. Aux termes de cet accord, le Centre s'est engagé à promouvoir et à faciliter la création et à renforcer les relations humaines, spirituelles et culturelles entre les deux peuples, notamment par l'organisation de conférences ou de cycles de diffusion et d'étude des cultures respectives.
Le cumbé, une danse d'origine bantoue considérée comme l'ancêtre de la cumbia colombienne, provient de la région de BataAleix Cort, Diccionari del Ball, Libreria Rosela, Barcelona, 1999.
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Liens externes
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