Roberto Bautista-Agut, né le à Castellón de la Plana, est un joueur de tennis espagnol, professionnel depuis 2006.

Contrairement à la majorité des joueurs espagnols, il est plutôt polyvalent et n'est donc pas spécialiste de la terre battue, surface sur laquelle il n'a remporté que deux de ses onze titres, le plus prestigieux étant celui de Dubaï en 2018. Parmi ses dix finales perdues sur le circuit principal figure notamment celle du Masters 1000 de Shanghai en 2016.

Il a atteint la mondiale en 2019.

En Grand Chelem, il a régulièrement atteint le stade des huitièmes de finale, au moins à deux reprises par tournoi, allant même jusqu'en quart à l'Open d'Australie et en demi à Wimbledon lors de la saison 2019.

Il est membre de l'équipe d'Espagne de Coupe Davis depuis 2014 et a remporté le tournoi en 2019. Peu actif en double sur le circuit, il ne joue qu'en simple au sein de l'équipe nationale. Il a aussi représenté son pays aux Jeux olympiques de 2016, où il s'est incliné en quart de finale.

Carrière 2009-2013 : première finale ATP et premières performances importantes En 2009, il remporte l'or en simple et le bronze en double aux Jeux méditerranéens à Pescara, en Italie.

Alors mondial, il atteint sa première finale sur le circuit ATP à l'Open de Chennai 2013 après avoir battu notamment, Tomáš Berdych mondial (7-5, 2-6, 6-3) en quart de finale et Benoît Paire en demi-finale également en trois sets. Mais il perd la finale face à Janko Tipsarević en trois manches (6-3, 1-6, 3-6).

2014 : premiers titres ATP et deux huitièmes en Grand Chelem

Cette saison, il sort Juan Martín del Potro mondial au second tour de l'Open d'Australie alors mené deux manches à une (4-6, 6-3, 5-7, 6-4, 7-5), avant de perdre en huitième de finale contre Grigor Dimitrov (3-6, 6-3, 2-6, 4-6).

Lors du Masters d'Indian Wells, il bat le mondial Tomáš Berdych (4-6, 6-2, 6-4), puis Jarkko Nieminen (6-2, 4-6, 7-6), avant de s'incliner contre Ernests Gulbis (60-7, 6-4, 2-6).

Sur terre, au Masters 1000 de Madrid, il vainc ses compatriotes, la tête de série numéro 16, Tommy Robredo (6-4, 6-4) et Fernando Verdasco (2-6, 7-6, 6-1). En huitième, il bat le lucky loser Łukasz Kubot facilement, et en quart de finale le tombeur de Murray, Santiago Giraldo (6-3, 6-4). Il échoue contre Rafael Nadal en deux manches et 1 h 43 de jeu (4-6, 3-6).

Il remporte son premier titre ATP, sur gazon, à l'Open de Bois-le-Duc, où il élimine notamment le tenant du titre Nicolas Mahut (6-3, 4-6, 6-3) et Jürgen Melzer (4-6, 6-2, 7-6) avant de gagner la finale face à Benjamin Becker (2-6, 7-6, 6-4) après un renversement du match.

Moins d'un mois plus tard, l'Espagnol remporte son second titre, sur terre battue cette fois, à Stuttgart, en battant Lukáš Rosol (6-3, 4-6, 6-2) en finale. À l'US Open, où il est tête de série , il atteint les huitièmes de finale en Grand Chelem pour la deuxième fois de l'année, où il est éliminé par Roger Federer (4-6, 3-6, 2-6) en 1 h 56. À la suite du Grand Chelem, il devient quinzième mondial, son meilleur classement à ce moment.

À Tokyo, il manque 6 balles de match contre Gilles Simon et doit ensuite abandonner sur blessure. Au Masters 1000 de Shanghai, il bat Alexandr Dolgopolov puis Vasek Pospisil pour atteindre les huitièmes de finale, où il est éliminé par Roger Federer, comme à New York. Au tournoi de Moscou, il bat en demi-finale Ernests Gulbis (6-4, 6-4) mais bute sur le mondial, Marin Čilić en finale (4-6, 4-6). Cette finale lui permet d'atteindre son meilleur classement, à la quatorzième place. Au Masters 1000 de Parsi-Bercy, il atteint les huitièmes de finale après avoir battu Richard Gasquet (6-4, 6-2), pas au mieux de sa forme. Il est ensuite éliminé (5-7, 6-7) par Milos Raonic, futur finaliste.

Il a atteint le troisième tour au moins dans les quatre Grands Chelems cette année. Il se voit remettre le prix de la meilleure progression : soixante-treizième au début de la saison, il termine à la quinzième place mondialeFederer, Bautista Agut et Murray récompensés, sur lequipe.fr.

2015 : deux finales ATP et deux huitièmes en Grand Chelem

Cette saison, il réalise un début très moyen pour un statut de top 15, avec un bilan de 8 victoires pour 8 défaites pour les trois premiers mois de l'année. Au mois de juillet, il a un bilan de 25 victoires pour 20 défaites, avec 5 confrontations et 5 défaites contre des top 10 et du mal contre d'autres joueurs.

À Wimbledon, il arrive jusqu'en huitièmes en ayant battu Benoît Paire en cinq manches (2-6, 4-6, 6-3, 6-3, 6-3), alors mené deux sets à rien. Mais perd ensuite en trois sets secs (2-6, 2-6, 3-6) face à Roger Federer en 1 h 26.

Il revient pour l'US Open où il arrive également jusqu'en huitièmes, en ayant profité au tour précédent de l'abandon du Belge David Goffin alors qu'il revenait à deux manches partout. En huitièmes de finale, il affronte le mondial Novak Djokovic, contre qui il perd mais a tout de même pris un set (3-6, 6-4, 4-6, 3-6) et montré de bonnes choses après trois heures.

En octobre, il atteint coup sur coup deux finales, tout d'abord à Moscou, comme l'année précédente où il perd sur le même score (4-6, 4-6) face au même joueur, à savoir Marin Čilić. Puis la semaine suivante à Valence. Il y bat difficilement au premier tour (7-6, 4-6, 6-4) son compatriote Nicolás Almagro, puis en demi-finale Steve Johnson contre qui il ne passe pas loin de la défaite en écartant des balles de match (4-6, 6-3, 7-6). Cependant, il perd à nouveau en finale face à João Sousa (6-3, 3-6, 4-6) alors qu'il avait remporté le premier set.

2016 : deux titres, deux huitièmes en Grand Chelem, première finale en Masters 1000 à Shanghai et meilleur classement en carrière

Il réalise une très bonne semaine à Auckland, où il parvient jusqu'en finale, après avoir battu le mondial John Isner (7-5, 2-6, 6-3) et le Français mondial Jo-Wilfried Tsonga (3-6, 7-6, 6-4) en ayant écarté une balle de match dans le deuxième set. Pour la finale, il affronte l'Américain Jack Sock, tombeur de David Ferrer, qu'il bat sur abandon. Lors de l'Open d'Australie, il réalise un bon parcours, en se sortant de deux premiers matchs en cinq sets, puis battant le Croate Marin Čilić en trois sets (6-4, 7-6, 7-5), tête de série en 2 h 38. En huitième, il emmène le mondial Tomáš Berdych dans un cinquième set, mais perd cependant (6-4, 4-6, 3-6, 6-1, 3-6) en 3 h 18.

En février, pour les tournois en indoor, il remporte le tournoi de Sofia en battant Adrian Mannarino en quart, Gilles Müller en demi-finale (7-6, 6-4) et Viktor Troicki (6-3, 6-4) en finale sans perdre de set et gagne son de la saison.

Pour la tournée américaine, d'abord au Masters d'Indian Wells, il perd au troisième tour contre Feliciano López, dans un match dense et à suspense (6-7, 7-6, 4-6) ; puis au Masters de Miami, il atteint les huitièmes en ayant battu Jo-Wilfried Tsonga mondial, (2-6, 6-3, 7-6), dans un match de deux heures et demie avec 33 coups gagnants et 24 fautes directes, avant de perdre au tour suivant contre le Japonais Kei Nishikori en deux manches.

À Roland-Garros, il passe assez facilement ses trois premiers tours en battant Dmitri Toursounov, Paul-Henri Mathieu et Borna Ćorić à chaque fois en trois manches. Il affronte ensuite le mondial Novak Djokovic, dans un match qui se joue sur deux jours à cause de la pluie, où il gagne le premier set, puis perd le deuxième et est interrompu avant la fin. Le lendemain, malgré une résistance dans la quatrième manche, il s'incline (6-3, 4-6, 1-6, 5-7) en 3 h 12 avec les honneurs, poussant le Serbe à mieux jouer.

Aux Jeux olympiques, il réalise un bon parcours en bénéficiant de l'abandon de Andrey Kuznetsov, puis battant Paolo Lorenzi et Gilles Müller en deux manches. Il perd en quart face à Juan Martín del Potro (5-7, 6-7), futur finaliste du tournoi olympique. Ensuite à Winston-Salem, il bat Aljaž Bedene et Márcos Baghdatís en trois sets, puis Lu Yen-hsun en quart et à nouveau le Serbe Viktor Troicki, en demi-finale, (7-5, 6-7, 6-2) alors menant 7-5, 5-0 avant de perdre la seconde manche mais se qualifie pour la finale, la de sa saison. Il s'incline en finale au terme d'un match à suspense (7-6, 6-7, 4-6) au bout de 2 h 33 contre son compatriote Pablo Carreño-Busta, qui remporte son premier titre ATP.

Pour la tournée asiatique, il réalise un excellent tournoi au Masters de Shanghai. Il profite de l'abandon de Bernard Tomic, puis bat le qualifié Taylor Fritz (6-4, 6-4), et ensuite le tombeur de Nadal, Viktor Troicki (6-3, 6-3) et passe en quart. Il bat à nouveau le Français mondial Jo-Wilfried Tsonga, (6-3, 6-4) et se hisse en demi-finale pour la deuxième fois de sa carrière dans un Masters 1000. Dans un match maîtrisé et de bonne qualité, il réussit à vaincre pour la première fois (6-4, 6-4) en 1 h 50, le mondial Novak Djokovic, dans un match où le Serbe se montre nerveux et agacé par son niveau de jeu. L'Espagnol signe sa plus belle victoire en carrière, et se qualifie également pour sa première finale de Masters 1000 à 28 ans. Il y affronte le mondial, Andy Murray qui le bat en deux sets (6-7, 1-6) dans une deuxiième manche serré. Il améliore toutefois son meilleur classement en montant à la mondiale.

2017 : deux titres et trois huitièmes en Grand Chelem

Il réalise une semaine tranquille à Chennai pour le premier tournoi de l'année, où il parvient jusqu'en finale en ayant battu qu'un seul top 50 sur son chemin (Benoît Paire en demi-finale : 6-3, 6-3). Il bat facilement le novice mondial, Daniil Medvedev (6-3, 6-4) pour remporter son cinquième titre. Il pointe ainsi à la mondiale le , égalant son meilleur classement en carrière.

À l'Open d'Australie, il passe ses deux premiers tours facilement, avant d'affronter au troisième tour son compatriote David Ferrer, qu'il bat dans un match marathon à suspense et intense (7-5, 6-7, 7-6, 6-4) en un peu plus de quatre heures de jeu, battant également pour la première fois de sa carrière Ferrer. En huitième, il affronte le mondial, Milos Raonic, contre qui il s'incline (6-7, 6-3, 4-6, 1-6) en 2 h 51 dans un match accroché.

En mars au Masters de Miami, Bautista-Agut s'aventure en huitième de finale en battant le qualifié Mikhail Kukushkin et le local Sam Querrey (3-6, 6-2, 6-3) ; avant d'affronter et de donner du fil à retordre au Suisse Roger Federer malgré la défaite (6-7, 6-7) dans un match physique et intense de deux heures de jeu.

Pour Roland-Garros, il passe John Millman et Mikhail Kukushkin en quatre sets, puis Jiří Veselý (6-3, 6-4, 6-3). En huitième, il s'incline à nouveau, confirmant ses difficultés à passer le cap, contre Rafael Nadal en 1 h 50 seulement (1-6, 2-6, 2-6) qui réalisera sa décima.

Sur gazon, il réalise un gros match en quart de finale de l'Open de Halle face au local, Alexander Zverev (7-6, 6-7, 1-6). Puis à Wimbledon, il réussit à battre le mondial, Kei Nishikori (6-4, 7-6, 3-6, 6-3), mais s'incline sèchement (2-6, 2-6, 2-6) en 1 h 41 contre le futur finaliste, le mondial Marin Čilić. Échouant à son neuvième huitième de finale en Grand Chelem sans parvenir à passer ce stade.

À l'été au Masters du Canada, il va jusqu'en quart de finale en passant Tim Smyczek, Ryan Harrison et dans un gros match intense et physique, le Français Gaël Monfils (4-6, 7-6, 7-6) après 2 h 56 d'effort. Il est battu par le finaliste, le Suisse Roger Federer (4-6, 4-6). À Winston-Salem en tant que tête de série numéro 1, il s'offre le titre en remportant tous ses matchs sans perdre le moindre set. Battant Dušan Lajović, Márcos Baghdatís, Taylor Fritz, Jan-Lennard Struff et Damir Džumhur. Enfin à l'US Open, il déçoit en s'inclinant au (3-6, 3-6, 4-6) sèchement face à Juan Martín del Potro.

2018 : premier titre ATP 500