Jacques Bornet ( à Le Petit-Bornand-les-Glières (Haute-Savoie) - à Delémont (Suisse), est un poète ouvrier et dramaturge français.

Biographie

Jacques Bornet naît le au Petit-Bornand de parents bisontins. Son père est taillandier à BesançonRegistre des naissances du Petit-Bornand-les-Glières, Archives départementales de Haute-Savoie.. Selon les indications autobiographiques données dans la préfacé de ses Poëmes de la jeunesse publiés en 1869., il est engagé comme pâtre à l'âge de sept ans dans un village de Bourgogne pour venir en aide à sa mère veuve et ayant la charge de trois enfants plus jeunes. À 15 ans, orphelin de père, il vient vivre à Besançon auprès de sa mère et apprend à lire en se faisant expliquer les enseignes des magasins. En 1840, devenu employé de commerce, il épouse Anne Marie PerretRegistre des mariages de Besançon; Mémoire vive, patrimoine numérisé de Besançon., une tailleuse âgée de 40 ans alors qu'il n'en a que 24. Cinq enfants dont quatre filles parvenues à l'âge adulte naîtront de cette union : Louise, Maria, Anna et Henriette.

Le couple s'installe à Paris, où Anne Marie décède vers 1844. Dans cette , Jacques cherche en vain à entrer dans le monde littéraire à partir du Second Empire. Au faubourg du Temple, il fréquente le milieu de la bohême autour de Privat d'AnglemontParis-Journal, cité par le Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire, 19 mai 1873, p. 2.. Ses pièces sont refusées par les salles de théâtre et Béranger, dont il sollicite le soutien, le mais ne lui procure aucune recommandation. Il entre également en correspondance avec Proudhon. Vivant dans la pauvreté, il fait travailler ses filles comme couturières tout en les exerçant à la poésie, une éducation jugée avec sévérité par Armand Lebailly :

thumb|Prospectus d'une séance poétique de Jacques Bornet et ses filles à Lyon en 1864. En échec à Paris, Jacques emmène ses filles à partir de 1862 dans une tournée à travers la France, avec l'ambition de : . Entamées en Normandie, ses pérégrinations le conduisent, jusqu'à son décès, dans une multitude de communes françaises, belges et suisses. Ses « séances poétiques », où l'auteur se présente comme et auxquelles participent ses filles, sont données gratuitement et lui permettent de faire la promotion de ses livres. Les critiques sont généralement très élogieuses, voire parfois dithyrambiques : Journal d'Amiens, 26 décembre 1865..

Il meurt à l'hôpital de Delemont, dans le Jura suissse, le Gazette du Valais, 14 mai 1873, p. 2/.

Jacques Bornet fut membre et trésorier de la Société nivernaise des sciences, lettres et arts.

Dans La Revue de la Normandie de 1862, Gustave Gouellain et Jean Benoît Désiré Cochet notent, après avoir parcouru le volume en vers Les Filles de la terre : .

Œuvre Le pilori de 1852 à 1872, Bordeaux : impr. de A. Bord, Honte au siècle !, Cambrai : impr. de L. Carion, (1866) Les filles de la terre, Paris : J. Tarride, 1862 Six Poèmes, premier extrait des Filles de la terre (deux volumes – deux prix de l’Académie française) par Jacques Bornet et ses filles Anna, Louise et Marie, 1866 Seize Poèmes extraits des Filles de la terre (Deux volumes – deux prix de l’Académie française) par Jacques Bornet et ses filles, Librairie centrale, 1866 Les Filles de la terre, volum, Deux comédies et quatorze poèmes nouveaux, par Jacques Bornet et Anna et Louise Bornet, Marseille : impr. de Vve M. Olive, 1864 Guerre aux fléaux, impr. de P. Lachèse, Belleuvre et Dolbeau (Angers), 1867 Poèmes de jeunesse par Jacques Bornet et ses filles (Trois prix de l’Académie française), Paris : F.-E. Guédon, 1869 La fille de l'Espagnolet, drame en un acte en vers, Paris, 1869 Helvidie ou l'âme de la Suisse, drame en un acte et en vers, 1872 La nouvelle Aspasie, drame en 1 acte en vers, précédé d’une préface sur le théâtre réformé et sur le théâtre de l’avenir, 1872 Les crimes de la misère et de la fortune, 1867 Au hasard, J. Taride, 1857 Fernollina, drame en un acte en vers, Librairie centrale, 1868 Monsieur de Montlusant, drame en un acte en vers, impr. Carey frères, Théâtre classique réformé, quinze pièces réduites en 1 acte, de cinq à six personnages, de 500 à 900 vers, impr. de F. Santallier, 1872

Bibliographie Jean-Yves Sureau, La Vie rémoise 1867, 2012 La Petite Revue, , pages 32 à 34 Gustave Gouellain, Jean Benoît Désiré Cochet, Revue de la Normandie, Vol.1, 1862, Charles Daubige, « Jacques Bornet », Le , , page 3

Références

Catégorie:Poète français du XIXe siècle Catégorie:Naissance en mars 1816 Catégorie:Décès en mai 1873 Catégorie:Décès à 57 ans