George Emory Tyson, né le à Eagle River (Red Bank (New Jersey)) et mort à Washington (district de Columbia) le , est un navigateur américain.

Biographie

George Tyson s'engage dans la marine le et embarque sur le Mac Clellan du capitaine William Quayle pour une campagne de pêche de la baleine sur les côtes du LabradorWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Il a alors peu de considérations pour les Esquimaux comme il l'écrit dans le récit de ses aventures : Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . thumb|left|Godhaven (Île de Disko) Les chasseurs rencontrent à Godhaven l'expédition d'Edwin De Haven envoyée à la recherche de John Franklin. Isaac Israel Hayes venu à bord déclare alors n'avoir aucun espoir de retrouver un seul survivantWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, .

Tyson accepte de rester avec neuf autres compagnons en hivernage à la péninsule de Cumberland. Ils établissent alors leur campementWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, et pendant une année font des stocks d'huile. Ils sont récupérés plus d'un an après par le capitaine Quayle sur le True Love, le Mac Clellan ayant fait naufrageWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Près des côtes de l'Écosse, le True Love coule. Le capitaine Quayle trouve la mort et Tyson parvient à nager jusqu'à la côte où il est recueilli. Il se rend alors à Liverpool et embarque en sur le Charles Holmes commandé par le capitaine Croker, à destination de New YorkWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . thumb|Gravure à l'eau forte du HMS Resolute de décembre 1856 Tyson reste peu de temps aux États-Unis. Il y travaille comme forgeron puis, au printemps 1854 obtient un engagement de harponneur à bord du trois-mâtes-barque George Henry commandé par le capitaine James Budington (oncle de Sidney O. Budington du Polaris)Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Il fait alors campagne dans la baie de Cumberland où le navire se fait bloquer par les glaces vers le cap WalsinghamWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Ils y découvrent le navire vide et abandonné dans les glaces par Edward Belcher en 1853Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Il était pris dans la glace du détroit de Davis au large de la terre de Baffin, à de l'endroit où il avait été abandonné. Les Américains le libèrent des glaces et le ramènent à New London (Connecticut). Le Congrès américain le rachète alors pour , le fait restaurer et le renvoie en Angleterre, où il est présenté à la Reine Victoria le comme un gage de paixGeoffrey Wallis, A Resolute Reminder, United States Naval Institute Proceedings, janvier 1978, .

En 1856, Tyson est promu second-maître et reprend la mer sur le George Henry toujours commandé par Budington. La campagne compte aussi l'aviso Ameret et dure jusqu'au printemps 1857Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . À peine rentré, Tyson, devenu premier-maître, reprend la mer en août pour une campagne qui dure jusqu'à la fin de l'année 1858. Au printemps de 1859, lors d'une nouvelle campagne et en préparation d'hivernage, le navire est démâté lors d'une tempête et contraint de se réfugier à Terre-NeuveWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, .

Au printemps de 1860, son plan de chasser la baleine en baie de Frobisher est accepté par ses armateurs. Nommé second, il obtient le commandement du Georgiana. Il a alors l'occasion de rencontrer Charles Francis Hall et sympathise avec luiWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Hall part à la recherche de John Franklin avec la Rescue des mêmes armateurs que Tyson. Peu après, lors d'une tempête, la Rescue sombre. Tyson, dans les mêmes parages que lui, lui sauve alors la vieWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . La campagne de Tyson dure jusqu'à la fin de 1861. Il embarque ensuite comme second sur le Orray Taft et hiverne sur la côte de Cumberland avant de revenir aux États-Unis dans les derniers mois de 1863Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . thumb|Sidney O. Budington, Charles Francis Hall et George E. Tyson Commandant de l' Antilope de New Bedford (1864), il hiverne en baie d'Hudson puis sur la côte de Cumberland et crée l'exploit d'être le capitaine baleinier à parvenir à chasser une baleine le plus au Nord, dans Repulse BayWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Lors de l’hivernage en baie d'Hudson, il reçoit la visite en traineau de Charles Francis Hall qui, missionné pour apporter des nouvelles au navire Monticello, avait effectué un détour afin de le rencontrerWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Hall reste à son bord plusieurs jours et c'est lors de cette rencontre que les deux hommes s'engagent à collaborer pour une prochaine expédition polaireWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, .

Après la perte dans les glaces de l' Antilope, Tyson commande en 1867 l' Eva. Pris dans les glaces en novembre-décembre avec sept autres baleinières, il parvient à dégager son navireWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Blessé lors d'une ascension au mont Rose dans les Alpes lors de l'été 1868, il rencontre à la maison municipale de santé à Paris où il est soigné pour une paralysie, Charles Wilkes. Les deux hommes ont alors des conversations sur les PôlesWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, (note). Il commande pour la dernière fois l' Eva au printemps 1869 puis revient à New-York où il reçoit une lettre de Hall, qui vient d'apprendre son retour par le Herald. Hall lui demande s'il accepte de s'engager dans sa prochaine expédition. Il ne peut lui donner une place de Second car le choix de l'équipage ne lui appartient pasWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Sidney O. Budington est engagé comme second et le docteur Emil Bessels comme chef de la mission scientifique. L'expédition compte aussi William Morton qui était du voyage d'Isaac Israel HayesWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, .

Tyson est ainsi nommé Lieutenant, second maître de navigation sur le Polaris (1871) pour la première expédition américaine au pôle Nord, sous les auspices du président des États-Unis Ulysse S. Grant. Le navire quitte New London le Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Les premières tensions apparaissent dès le début du voyage. À Disco, Hall cherche à engager le célèbre guide inuit Hans Christian, qui refuse pour ne pas laisser sa famille puis accepte si toute la famille embarque avec luiWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Le le détroit de Smith est atteint et la mer libre qu'aurait vu William Morton s'avère n'être qu'un élargissement du canalWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Budington s'oppose au capitaine Hall dès début septembre sur la continuation de l'expédition vers le Pôle Nord. Hall ne parvient pas à le convaincreWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Tyson, remarque rapidement le penchant pour l’alcool du capitaine Budington et entre en concurrence avec lui. Le navire se sépare alors en deux camps. Hall reste partagé entre son amitié pour Budington et les idées légitimes de Tyson. Atteignant la mer de Lincoln par 82°11' nord de latitude, record de l'époque, Hall veut aller plus loin. Budington refuse mais Tyson soutient Hall.

Le , il est décidé d'hiverner dans un lieu bordé de hautes montagnes que Hall nomme Merci-DieuWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, près du cap Lupton sur la rive orientale du canal KennedyWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Les hommes se préparent à l'hivernage sur la terre qui portera plus tard le nom de Hall et où se déroule alors l'un des plus grands drames de l'histoire polaire. De retour d'une expédition en traîneau, Hall boit une tasse de café et tombe, le , soudainement malade. Le lendemain, il délire. Il meurt peu après, le , en accusant dans son délire le docteur du bord Emil BesselsIl sera prouvé en 1968 par Jean Malaurie qu'il a bien été assassiné à l'arsenic, cf Ultima Thulé, Bordas, 1990, p.75.. George Tyson dans son journal privé prouve la culpabilité de Bessels mais l'affaire est étoufféeLes témoignages de membres de l'équipage prouvent pourtant que Budington et Bessels s'étaient félicités publiquement de la mort de Hall.Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, .

Tyson trace au pinceau sur une tablette les mots de l'épitaphe de Hall :

Wilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877,

Budington prend alors le commandement de l'expédition. Il commence par donner le nom de Hall au bassin où le Polaris est amarréWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, . Sa première mesure est d'interdire l'office religieuxWilfrid de Fonvielle, Le glaçon du Polaris : aventures du capitaine Tyson, racontées d'après les publications américaines, Hachette, 1877, .