La Syrie a recherché, produit et utilisé des armes de destruction massive depuis 1979 Nuclear Weapons Programs - Syria, GlobalSecurity.org, notamment via le Centre d'études et de recherches scientifiques (CERS) chargé de développer des armes chimiques et bactériologiques..
La plus grande part de l'arsenal chimique et biologique syrien a été acheté à des sociétés des Pays-Bas, de Suisse, de France, d'Autriche et d'Allemagne et avec l'aide de plusieurs pays.
Les armes chimiques ont toujours été un point de tension entre le gouvernement syrien et la communauté internationale.
La Syrie est signataire du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP) mais a été soupçonnée de mettre en oeuvre un programme nucléaire militaire jusqu'à la chute du régime Assad en décembre 2024.
Armes chimiques Selon L'Espresso, le premier pays à fournir des armes chimiques à la Syrie a été l'Égypte, pour du gaz moutarde à partir de 1973. Au début des années 1980, des entreprises pharmaceutiques françaises auraient exporté en Syrie des produits à double usage contenant du sarin. Selon un rapport de l'ONG Globalsecurity, la plus grande part de l'arsenal chimique et biologique syrien a été fourni par .
Le régime de Bachar el-Assad affirme qu'une éventuelle intervention militaire conduirait à l'utilisation de telles armes par l'armée syrienne. Cependant, des scientifiques syriens en exil affirment que, dès 2009, le raïs préparait une possible utilisation d'agents chimiques contre la population en cas de troubles internes.. Pendant la révolution puis la guerre civile syrienne, le régime syrien est accusé de plus de 300 attaques chimiques, essentiellement au chlore et au sarin, sur des zones tenues par des groupes d'opposition, tuant plusieurs centaines de civils.
Le , la Syrie admet posséder un stock d'armes chimiques dont elle revendique l'utilisation potentielle uniquement en cas d'attaque de pays étrangers Syria Threatens Chemical Attack on Foreign Force, The New York Times, 23 juillet 2012. Durant la guerre civile syrienne, les forces armées reconduisent des essais d'armes chimiques dans une base près d'Alep Syria Tested Chemical Weapons Systems, Witnesses Say, Spiegel.de, 17 décembre 2012 Report: Syria tested chemical weapons delivery systems in August, Haaretz, 17 septembre 2012 et perpétuent de nombreuses attaques chimiques sur des zones aux mains de l'opposition, les plus meurtrières étant des attaques au sarin dont massacre de la Ghouta en 2013 et l'attaque chimique de Khan Cheikoun en 2017, et de nombreuses attaques au chlore, dont la plus meurtrière est l'attaque chimique de Douma en 2018..
La Syrie disposerait de cinq sites de fabrication d'armes chimiques en 2013, rattachés au Centre d'études et de recherches scientifiques (CERS) :
As-Safirah (base de missiles Scud) Hama (base de missiles Scud) Homs Lattaquié près de Palmyre
En , sous la pression internationale, après les attaques chimiques au sarin perpétrées sur la Ghouta le qui ont tué plusieurs centaines de civils, la Syrie adhère à la Convention sur l'interdiction des armes chimiques.
Début , l'arsenal chimique déclaré par le camp gouvernemental est mis sous séquestre et les équipements de production détruits sous la supervision de l'OIACSyrie : où en est la destruction des armes chimiques ?, Le Monde avec AFP, 5 février 2014..
Le , à deux semaines du délai fixé (), l'OIAC fait le bilan du programme de neutralisation de l'arsenal chimique du camp gouvernemental, mené en coordination avec l'ONU. L'organisation estime que 8 % des armes chimiques officiellement déclarées restent à déplacer pour entamer leur processus de destruction. Les agents toxiques ont été conditionnés et rassemblés sur un même site mais ne peuvent être évacués pour des raisons de sécurité, selon les autorités syriennesL'OIAC confirme l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, Le Monde, 18 juin 2014.. Le gouvernement syrien accepte la méthode proposée pour le démantèlement de 12 sites de surface utilisés pour la production. Les échanges se poursuivent concernant la destruction des sites souterrains8% of Syrian Chemicals Still Remain to be Removed; Fact-Finding Mission in Syria; Some Progress on Syrian Production Facilities, Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, 17 juin 2014..
En aout 2014, l'arsenal chimique syrien déclaré (plus de 1300 tonnes de produits) est officiellement détruit, mais des doutes subsistent quant à la véracité des déclarations du régime syrien au sujet de l’ampleur de ses stocks d’armes chimiques.. L'ONU affirme que des lacunes, incohérences et erreurs ont été pointées dans les déclarations de l'arsenal syrien, et qu'en l'absence de réponse du gouvernement syrien, le secrétariat technique de l'OIAC et l'ONU estiment que ..
Le , une attaque aérienne au sarin sur la ville de Khan Cheikhoun tue entre 100 et 200 civils.
Le , une attaque chimique eu chlore attribuée au régime syrien tue plus d'une quarantaine de personnes dont des femmes et des enfants dans la ville de Douma..
En septembre 2026, près de deux ans après le renversement de Bachar Al-Assad, les nouvelles autorités syriennes disent avoir commencé à détruire du matériel issu du programme d’armes chimiques de l’ancien régime des Al-Assad. Pour la première fois depuis 2014, l’OIAC a vérifié la destruction de munitions chimique du régime syrien.
Programme nucléaire vignette|Réacteur nucléaire syrien, après sa destruction par l’attaque de l’armée de l’air israélienne le 6 septembre 2007
Le , lors d'Opération Orchard, Israël bombarde un réacteur nucléaire situé dans la région de Deir ez-Zor en Syrie (réacteur à eau lourde devant servir à la production de plutonium militaire), tuant 10 ingénieurs nord-coréens. N. Koreans Taped At Syrian Reactor, The Washington Post, 24 avril 2008. Une filière nucléaire secrète nord-coréenne aurait été mis à jour en Syrie. Israël confirme sa responsabilité dans le raid aérien de 2007 en mars 2018.
L'Agence internationale de l'énergie atomique confirme des soupçons pesant sur Damas à propos d'un programme nucléaire clandestin mené jusqu'en 2007 avec la coopération de la Corée du Nord.
En 2008, 3 autres sites nucléaires suspects ont été découverts en Syrie, mais la Syrie a refusé aux inspecteurs de l'AIEA la visite des 3 sites, l'un de ses 3 sites nucléaires qui est situé à Iskandariyah est très probablement un réacteur nucléaire.
La Syrie a tenté d’acheter de petits réacteurs nucléaires de recherche à la Chine, à la Russie, à l’Argentine ou à d’autres pays. Bien que ces tentatives d’achat aient été ouvertement divulguées et surveillées par l’AIEA, la pression internationale (surtout celle des États-Unis) a conduit à l’annulation de tous ces achats.. La Syrie avait conclu en 1990 un accord avec l'Argentine de 100 millions de dollars pour l'achat d'un réacteur nucléaire de 10 MW, mais l'achat a été annulé à cause des pressions des États-Unis et Israël, Il y a eu un accord similaire avec l'Inde pour un réacteur nucléaire de 5 MW mais cet accord a aussi été annulé sous la pression des États-Unis, Il y eut aussi un accord avec la Russie pour un réacteur nucléaire de 25 MW en 1998, mais il a été annulé sous pression des États-Unis. Il y a eu aussi un accord russo-syrien pour la construction d'un réacteur nucléaire de 25 MW publié sur le site du ministère des affaires étrangères russe en Janvier 2003, le ministère des affaires étrangères russe a nié qu'il y ait eu de telle discussion.
En 2010, la Syrie partie prenante des 189 pays adhérents au traité de non-prolifération nucléaire (TNP) signe un accord sur un Moyen-Orient dénucléarisé.
En 2011, la Syrie est soupçonnée de construire un site nucléaire ce qui est accrédité par des clichés d'un centre de recherches américain. Un réacteur nucléaire serait développé avec l'aide de la Corée du Nord. L'AIEA est autorisée à inspecter une usine d'uranium en Syrie mais cette nouvelle visite sera insuffisante pour dissiper les soupçons occidentaux sur un programme nucléaire militaire secret que mènerait la Syrie.
En 2026, des « tonnes de matières nucléaires » découvertes par l’Agence internationale de l’énergie atomique, dans un site secret construit sous Bachar Al-Assad, les matières découvertes seraient placées sous «supervision internationale » sur un site signalé en juillet par les nouvelles autorités syriennes. Selon l’AIEA, les infrastructures découvertes à Deir ez-Zor sont .
Armes biologiques La Syrie aurait notamment réalisé des recherches sur l'anthrax, sur la peste, la tularémie, la toxine botulique, la variole, l'aflatoxine, le choléra et la ricine. Les Russes auraient notamment apporté une aide à la Syrie sur l'installation d'anthrax dans des ogives.
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Programme nucléaire israélien
Liens externes « Syria’s Chemical and Biological Weapons Program and the Use of These Weapons in the Syrian Civil War Today », Rachel Scwartz, International Institute for Counter-Terrorism, 21 août 2013
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