Wezembeek-Oppem (anciennement écrit Wesembeek-Ophem et parfois encore en françaisOn peut encore le lire sur les frontons de la Maison Communale Wesembeek-Ophem, selon l'ancienne orthographe flamande) est une commune belge située en Région flamande dans la province du Brabant flamand.
Il s'agit d'une des communes à facilités de la périphérie bruxelloise ayant des facilités linguistiques pour sa population francophone..
Géographie
La commune de Wezembeek-Oppem est située dans l'arrondissement administratif de Hal-Vilvorde et dans l'arrondissement électoral et judiciaire bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvorde. C'est une commune à facilités pour les francophones. Elle fait partie des communes à facilité de la « périphérie bruxelloise » au même titre que Kraainem, Drogenbos, Linkebeek, Rhode-Saint-Genèse et Wemmel.
Elle se trouve à l'est de Bruxelles, entre les communes de Kraainem, de Tervuren et de Zaventem, à la sortie 2 du Ring R.0 de Bruxelles et est accessible par le réseau de la STIB avec le tram 39 (Montgomery-Stockel-Ban Eik) et les bus 76 (Kraainem - Oppem) et 77 (Kraainem - Hippodrome).
Située près de l'aéroport de Bruxelles-National, la commune subit aussi les nuisances sonores des activités aéroportuaires, ce qui suscite le mécontentement de nombreux riverains depuis que le ministre Bert Anciaux a édicté un plan réglant le trafic aérien en 2004. Ce plan a déplacé une importante partie du trafic aérien des communes du Nord de Bruxelles vers celles de l'Oostrand dont font partie Kraainem et ses voisines de Woluwe et Wezembeek. Après plusieurs années de péripéties judiciairesKarim Fadoul, Vers la fin du plan Anciaux, in La Dernière Heure, 04/01/2008, article en ligne, ce plan, dit de dispersion, est remplacé fin par un nouveau plan de répartition des nuisances liées au trafic aérien, qui a été adopté par le Conseil des Ministres le Avions : le plan Anciaux à la poubelle samedi, agence Belga in Le Soir, 29/01/2009, article en ligne.
Héraldique
Démographie
Source : DGS, de 1831 à 1981 = recensements population ; à partir de 1990 = nombre d'habitants chaque .https://view.officeapps.live.com/op/view.aspx?src=https%3A%2F%2Fstatbel.fgov.be%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Ffiles%2Fdocuments%2Fbevolking%2F5.1%2520Structuur%2520van%2520de%2520bevolking%2FPopulation_par_commune.xlsx&wdOrigin=BROWSELINK
+ Évolution démographiqueAnnéePopulationÉvolution 1992=index 1001992100,01993100,61994101,31995102,71996102,71997103,21998103,11999102,32000102,72001103,22002102,92003101,92004101,62005101,62006101,82007101,82008101,82009102,82010103,22011103,32012104,32013105,02014104,82015105,82016106,32017105,92018105,72019107,52020107,62021107,52022109,32023110,22024111,22025111,32026112,6
Histoire Oppem était à l'origine un hameau du côté nord de la route entre Malines et Tervuren, plus haut dans la vallée du Wezembeek. Le centre historique de Wezembeek se trouvait entre ceux de Sterrebeek, Kraainem et Oppem, et directement relié à Kraainem et à la vallée de la Woluwe via l'actuelle rue Alfons Lenaerts. Sur la carte de Ferraris, Oppem faisait partie de la paroisse de Wezembeek. A cette époque, Wezembeek et Oppem étaient également reliés à Stockel par une chaussée.
Sous l'ancien régime, Wezembeek et Oppem, bien qu'elles ne formaient qu'une seule paroisse, étaient deux seigneuries différentes. Ils relevaient légalement du bailliage de Vilvorde (dans le quartier bruxellois du duché de Brabant). La seigneurie d'Oppem avait été donnée à l'abbaye de Villers par les seigneurs de Dongelberg en 1234 et resta dans les possessions de l'abbaye jusqu'à la fin de l'ancien régime. Wezembeek, d'autre part, a été gouverné du par la famille 'van Wezembeek' du même nom. Après que la seigneurie eut changé plusieurs fois de mains, elle fut acquise en 1695 par Gaspar de Burbure. Ses descendants ont régné sur Wezembeek jusqu'à la fin de l'Ancien Régime et sont encore appelés aujourd'hui « les Burbure de Wesembeek ».
Après 1796, date de l'annexion à la France, Wezembeek-Oppem est affecté en tant que commune au canton de Sint-Stevens-Woluwe du département de la Dyle. Elle reste à ce jour une commune indépendante, qui fait désormais partie de la province du Brabant flamand. Comme les autres municipalités à facilités, elle a été tenue à l'écart de la vague de fusions de 1976-1977.
Transport La commune est desservie par la Ligne 39 aux stations De Burbure, Bel-Air, Louis Marcelis, Ruisseau, Ter Meeren, Ban Eik gérée par la STIB ainsi que par les lignes de bus Ligne 76 aux stations Henriette Lauwers (anciennement Ring 0), Gergel, Louis Marcelis, Plaine des Sports, Violettes, Hernalsteen, Jozef Baus, Marmotte et Oppem et Ligne 77 aux stations Voisins, Église Wezembeek, Gergel, Deutsche Schule, Long-Chêne, Vier Huiskens et Hippodrome, gérée par la même société.
Elle est également servie par deux lignes gérée par la société De Lijn : Ligne 410 et Ligne 830.
Politique et administration De 1994 à 2013, François van Hoobrouck d'Aspre fut le bourgmestre de Wezembeek-Oppem. Il ne fut cependant pas nommé officiellement entre 2006 et 2013 par les autorités flamandes, à la suite de son refus d'appliquer la circulaire Peeters, qu'il jugeait contradictoire avec les lois fédérales concernant les facilités, comme cela a été confirmé par la cour d'appel de Mons et le tribunal de première instance de Bruxelles.. Il siègeait également au conseil provincial du Brabant flamand sous la même étiquette UF-MR. Il fut par ailleurs membre du Mouvement réformateur et désormais de Défi. En outre, il est fondateur et Vice-Président de l'Union Belge Contre les Nuisances des Avions (UBCNA asbl).
Aux élections communales, la liste de l'Union des francophones a obtenu 10 sièges sur 23 (41,7 %) en et 16 sièges sur 23 (57,8 % des voix) en .
Aux élections d', la Liste du Bourgmestre LB - UF a obtenu 18 sièges sur 23 (76 % des voix). Ces élections n'ont plus offert aucun poste d'échevin élu directement à un néerlandophone, les échevins francophones étant tous directement élus.
Le lundi , Frédéric Petit (MR) a prêté serment comme nouveau Bourgmestre, devant le gouverneur du Brabant flamand, Lodewijk De WitteL'Avenir du lundi 23 décembre 2013.
Les majorités communales depuis 1994 ont été les suivantes : 1994 : U.F et Entente Communale 2000 : U.F et Démocratie Wezembeek-Oppem (DWO) 2006 : Liste du Bourgmestre-Union des Francophones, majorité absolue 2012 : Union des Francophones (U.F.) 2024 : Liste Horizon
Résultats des élections communales depuis 1976 Partis 10-10-19761976-2000:Verkiezingsdatabase Binnenlandse Zaken 10-10-1982 9-10-1988 9-10-1994 8-10-2000 8-10-2006Gegevens 2006: http://www.vlaanderenkiest.be/verkiezingen2006 14-10-2012Gegevens 2012: www.vlaanderenkiest.be/verkiezingen2012 14-10-2018. 13-10-2024. Votes / Sièges %21%23%23%23%23%23%23%23%23 LB- - 39,59938,759- - - - - LB Wezembeek-Oppem- - - -- - - - -43,610 Horizon- - - -- - - - -47,412 LB-UF- - - - 57,8116- - - - LB-Union- - - - - 75,971877,681976,718 - JRWO- 2,30- - - - - - UDRT- 4,920- - - - - - - D.W.O.33,81728,63825,83619,514173- - - - WEB-UWB66,1914- - - - - - - - GE-EC- 26,217- - 19,624- - - - AWB- 25,396- - - - - - - UDF- 12,552- - - - - - - ADF- - 34,588- - - - - - UF- - - 41,7410- - - - - ECOLEV- - - - 5,570- - - - OPEN- - - - - 24,035- - - WOPLUS- - - - - - 22,32423,359,11 7619 77377910773977207953747273326093Participation % 91,791,6990,0392,3589,0493,2 Votes blancs ou nuls % 8,7 3,933,734,374,213,044,086,8
Controverses linguistiques
La langue officielle est le néerlandais et des facilités linguistiques ont été accordées aux francophones dans les années 1960. L'enquête Kluft-Jaspers de 1969 révèle à cette époque une population composée à plus de 40 % de francophones. Au début des années 2010, les francophones représentent presque les 2/3 de la population de la commune .
Wezembeek-Oppem est une des communes à facilités linguistiques de la Région flamande, une des six communes qui entourent la Région de Bruxelles-Capitale. Elle est la seule d'entre elles à ne pas toucher directement Bruxelles puisqu'une étroite bande de terrain appartenant à la commune de Kraainem l'en sépare.
À l'époque où a eu lieu le dernier recensement linguistique officiel, en 1947, un peu moins de 30 % de la population de Wezembeek-Oppem parlait le français comme langue maternelle Histoire des discriminations linguistiques ou pour motifs linguistiques, contre les francophones de la périphérie bruxelloise (de à citoyens belges).. la commune a été rangée parmi les communes de la région linguistique néerlandaise, mais avec le maintien du statut linguistique spécial communément appelé « régime des facilités » prévu en 1963. En 1980, la commune a été incluse dans la Région flamande nouvellement créée.
La langue de travail interne de l’administration est le néerlandais (comme partout en Flandre), mais les facilités obligent les administrations (locale, régionale, communautaire, fédérale) à utiliser le français dans leurs contacts avec les habitants francophones et à leur fournir différents documents officiels en français. Les facilités autorisent un enseignement primaire en français ainsi que d'autres services en français. La commune de Wezembeek-Oppem ne compte donc cependant pas d'établissement d'enseignement secondaire en françaispour trois établissements primaires francophones : une école communale (La Fermette), et deux établissements paroissiaux (l'école Notre-Dame de la Trinité et l'institut Saint-Georges)..
Pourtant, ne voient dans les « facilités » que des dispositions transitoires limitées dans le temps, qui laissaient à une minorité linguistique francophone (surtout ceux qui venaient de franchir la frontière des langues) le temps nécessaire pour s'intégrer, c'est-à-dire pour apprendre à maîtriser la langue officielle de la région. (lorsque la Constitution exigea que chaque commune fasse partie d'une région linguistique).
Mais il se fait que beaucoup de francophones considèrent ces facilités comme un droit permanent, ces facilités étant d'ailleurs « bétonnées » dans la Constitution. La situation se complique du fait que Wezembeek-Oppem est voisine de la Région de Bruxelles-Capitale, où le français et le néerlandais sont deux langues officielles, mais où le pourcentage de néerlandophones a considérablement diminué au cours du siècle dernier. Du fait de son développement, l'ancien village flamand de Wezembeek-Oppem est devenu aujourd'hui une banlieue satellite de la Région de Bruxelles-Capitale, qui compte une majorité de francophones.
Une étude de Kind en Gezin (office de l'enfance flamande) publié en partie par le journal le Soir le révèle qu'entre 2004 et 2013 les naissances d'enfants néerlandophones sont passées de 17,8 % à 5,9 %, dans le même temps les naissances d'enfants francophones sont passées de 43,7 % à 55,9%..
Environnement
En 1995, un verger didactique a été aménagé, sur un terrain communal, par les élèves des écoles communales néerlandophones et francophones. Il est entouré d'une haie vive composée de plus de 25 essences indigènes différentes et accueille chaque année des centaines d'enfants venus découvrir la natureSite de la commune de Wezembeek-Oppem http://www.wezembeek-oppem.be/fr/themes/culture,-sports-et-loisirs/loisirs/associations/le-verger.html.
Depuis 2007, la commune de Wezembeek-Oppem est le théâtre d'une opération de sauvegarde de l'hirondelle de fenêtre. L'association "Le Verger" et la section locale de l'organisation flamande Natuurpunt ont placé des nids artificiels à l'intention de ces oiseaux dont il ne restait plus que quelques couples nicheurs. Le manque de boue dans les quartiers urbanisés les empêchent souvent de construire un nid.