Le territoire des Comores était un territoire d'outre-mer (TOM) français détaché de la colonie de Madagascar le Loi du 9 mai 1946 et composé des quatre îles principales de l'archipel des Comores (Grande Comore, Mohéli, Anjouan et Mayotte). Il faisait partie de l'Union française sous la Quatrième République (1946-1958), puis de la Communauté française instaurée par la Constitution de la Cinquième République à partir de 1958.

En 1975, à la suite d'une consultation de la population de l'archipel, le territoire est divisé : trois des quatre îles (Grande Comore, Mohéli et Anjouan) prennent leur indépendance en constituant le nouvel État comorien, tandis que Mayotte choisit de rester un territoire d'outre-mer français, lequel territoire deviendra le département français en date du .

Histoire 1946 Loi du conférant une autonomie administrative et financière à l’archipel des Comores. Décret du portant réorganisation administrative de l’archipel des Comores, nomination du gouverneur notamment par décret sur proposition du ministre de l’administrateur supérieur. décret du portant création d’un conseil général dans l’archipel des Comores. décret du , à partir de la Loi-cadre Defferre du modifiant le statut du TOM. Le territoire bénéficie d'une semi-autonomie et d'un gouvernement. Les quatre députés mahorais demandent la départementalisation. Les deux collèges électoraux, de droit local et de droit commun, sont fusionnés. 1958 Le , la décision de transférer le chef-lieu à Moroni, à Grande Comore, est prise, malgré l'opposition des élus de Mayotte. Le , référendum pour l'adoption du statut d’État membre de la Communauté. Le pour protester contre le transfert de chef-lieu, plusieurs centaines de mahorais se réunissent au congrès des notables qui sera à l'origine du MPM, anti-indépendantiste Loi du concernant le régime d'autonomie de gestionLoi n°61-1412 du 22 décembre 1961 ORGANISATION DES POUVOIRS PUBLICS AUX COMORES, les quatre députés mahorais s'y opposent. Durant un an et demi, Mayotte subit un « blocus » organisé par le gouvernement du territoire et ne reçoit plus les aliments de base que de manière restreinte. 1963 Ouverture du premier lycée à Moroni , transfert du trésor de Dzaoudzi à Moroni. Cheikh, chassé de Mayotte et humilié, prend une série de mesures vexatoires, il limite par exemple le nombre de barges reliant Petite et Grande terre Le , Cheik force les quatre élus mahorais à la démission à la suite de l’assaut des chatouilleuses contre l'antenne de l'ORTF de Mayotte. Celles-ci protestaient contre un discours condescendant de Cheik envers elles et plus généralement envers les mahorais. 1968 Loi du , Élargissement des compétences territoriales Création de la garde comorienne juin, Premières épreuves au baccalauréat Décret du sur l'organisation des pouvoirs publics aux Comores 1972 le , Pierre Messmer, ministre chargé de l'Outre-mer, et futur Premier ministre, déclare que si Mayotte souhaite rester française, elle le restera. juin, chute du gouvernement de Said Ibrahim Élections cantonales du 3 décembre 1972 Le , résolution de l'assemblée territoriale concernant la prise d'indépendance Accords du 15 juin 1973 et loi du Consultation du 22 décembre 1974, concernant l'indépendance 1975 Le le parlement français entérine la décision du Premier ministre Jacques Chirac concernant le maintien de Mayotte au sein de la République française. Le , prise d'indépendance unilatérale de l'État comorien. Le , Résolution 376 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le le territoire n'existe plus officiellement. Lui succède, uniquement sur l'île restant française, le nouveau territoire d'outre-mer de Mayotte.

Parlementaires Sénateurs Jacques Grimaldi, conseiller de la République puis sénateur du au ; Ahmed Abdallah du au Fiche d'Ahmed Abdallah sur le site du Sénat qui deviendra le premier président des Comores ; Saïd Mohamed Jaffar du au Fiche de Said Mohamed Jaffar sur le site du Sénat

Députés Liste des députés du Territoire des Comores Conseil général des Comores Créé le , il a plus de pouvoir qu'un conseil général en France.

Les institutions

Économie

L'économie de l'archipel est dominée par celle de la Société Comores Bambao, ancienne société coloniale de Bambao. En 1936, elle gérait la plus grande partie des terres arables de l'archipel et disposait d'un monopole d'implantation pour les sociétés non-autochtones.

Déjà en 1960, les Comores n'étaient plus alimentairement autosuffisant, les biens alimentaires représentait 30 à 35 % des importations en 1963.

En 1974, les exportations du territoire, essentiellement de la vanille, du coprah, de l'ylang-ylang et de la girofle représentaient tandis que les importations étaient de . Les aliments de base étaient subventionnés même si, par exemple, les députés Ahmed Mohamed, Ahmed Abdallah et le chiite ismaélien Abdul Rassul Kalfane se partageaient le fructueux monopole d'importation du riz.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Liste des dirigeants des Comores de 1946 à 1975

Bibliographie

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