La cathédrale du salut de la nation roumaine (en roumain : ) est un édifice religieux de style néo-byzantin situé à Bucarest, en Roumanie et rattaché à l'Église orthodoxe roumaine. Construite à partir de 2011, elle est inaugurée en octobre 2025. Avec 127m de haut, elle devient la plus haute église orthodoxe du monde, dépassant la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Ses coûts de fabrication élevés ont suscité la polémique.

Situation L’édifice est situé en plein cœur de la capitale, dans le secteur 5, face au palais du Parlement.

Il sera encadré par quatre pavillons qui porteront les noms des saints André, Pierre, Paul et Luc, chacun destiné à une fonction particulière (respectivement accueil des pèlerins religieux, accueil des pèlerins laïcs, action culturelle et missionnaire, action sociale et médicale).

Historique

La construction de la plus grande église de Roumanie a bénéficié d'une loi spécialement votée au parlement le et publiée le , qui précise aussi son nom : (cathédrale du salut de la nation roumaine). Le bâtiment devrait atteindre plus de de haut, accueillir plus de . et englober une bibliothèque, un hôtel, des salons de réception et la résidence du Patriarche de l’Église orthodoxe roumaine. Le Patriarcat motive ce chantier par le fait que les églises de Bucarest seraient trop petites pour la population de la capitale. et que le patriarche Miron Cristea avait déjà proposé un projet similaire., mais sa construction est très critiquée pour notamment quatre raisons :

les églises historiques démolies par l'État communiste n'ont toujours pas été reconstruites, alors que les architectes et les spécialistes du patrimoine ont pris soin de les photographier sous tous les angles, d'en relever les plans, d'en conserver les œuvres d'art et même, dans certains cas, les pierres elles-mêmes, numérotées et entreposéesLavinia Stan, L. Turcescu, Politics, national symbols and the Romanian Orthodox Cathedral in : Europe-Asia Studies (7), 2006, .Iosif Țon, article cité dans România liberă du 13 juin 2013. ; les fonds sont en grande partie publics, alors que les hôpitaux manquent de lits, de personnel et de matériel et que de nombreux médecins roumains doivent s'expatrier ; l’estimation du coût du chantier n’est pas consensuelle et va de à d'euros et des surcoûts non négligeables sont à prévoir pour les finitions de l’édifice (les fresques intérieures sont évaluées à d'euros) : le chantier connaît des interruptions et retards dus au fait que les caisses de l’État sont souvent vides. ; son encombrement, alors que les lignes de tramways coupées dans le centre-ville sous la présidence de Nicolae Ceaușescu ne sont toujours pas reliées, plus de trente ans après la chute de la dictature, ce qui oblige la population à marcher plus d'un kilomètre par tous les temps, à travers une circulation importante et dangereuse, pour aller d'un terminus à l'autre..

Un sondage national effectué en 2011 montrait que 60 % des personnes interrogées étaient, surtout en milieu rural, favorables au projet, mais à condition que l'argent sorte des caisses de l’Église et non de celles de l'État..

Sa construction a été financée à 70 % par l’État (le pape en son temps avait fait un don de ) ce que le patriarche Daniel Ciobotea a justifié comme une « réparation » pour les cinq églises détruites dans le quartier par le régime communiste.

L'église est inaugurée le dimanche bien qu'elle ne soit pas encore totalement achevée.. Le jour même, la première liturgie est concélébrée par le patriarche œcuménique, , et le patriarche Daniel de Roumanie.... Cette liturgie est retransmise à la télévision..

La cathédrale est officiellement ouverte au public le 26 octobre 2025.

Références

Annexes Liens externes

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