Jacques Bertrand est un chansonnier belge de langue wallonne, né à Charleroi le et y mort le . Il exploite un atelier de chaisier.

Biographie vignette|upright|gauche|Le Jacques Bertrand, immeuble construit par Jacques Bertrand en 1873. Jacques Bertrand est né le à Charleroi dans la rue de Nalinne située à la Ville-Haute. Son père, Blaise, est originaire de Baileux. Sa mère, Marie Dourlet, est Carolorégienne. Jacques est le quatrième enfant d'une fratrie de six filles et de quatre garçons.

Dès l'âge de 10 ans, il quitte l'école pour devenir apprenti chaisier chez son beau-frère, Dedecker. L'apprentissage terminé, il complète sa formation professionnelle en effectuant pendant deux ans son « Tour de France ». Revenu à Charleroi, il ouvre un atelier au domicile de ses parents.

Le , il épouse Pauline Quenne, fille de boulanger. Le couple s'installe à la rue de l'Aigle noir, dans la maison d'Albert Thibaut, cousin germain et meilleur ami de Jacques. Là naissent deux fils, Jules et Léopold.

Bertrand commence à écrire des textes de chansons en français et en ouest-wallon vers l'âge de trente ans. Il est un des fondateurs et des auteurs attitrés de la société de bienfaisance Les Braillards (ou Breyards), fondée à Charleroi durant la vogue qui suit le succès de la Société du Caveau. Il compose aussi pour la société chantante Les Mirlitons. Plus tard, en 1864, il fonde et préside une troisième organisation appelée La Lyre ouvrière. En 1873, il fait construire une maison à la Place du Manège où il exploite un café.

La mort de son épouse le l'affecte profondément, tout comme celle de son cousin le .

Il meurt le . Ses funérailles se déroulent au milieu d'une grande affluence.

Œuvre

Le wallon de Jacques Bertrand reflète la langue vivante parlée à son époque, qui intègre de nombreux mots empruntés au français. Le philologue Jacques Lardinois observe que .

Bertrand ne sait ni lire, ni écrire la notation musicale ; lorsqu'il compose lui-même ses airs, ceux-ci sont donc notés par l'un de ses amis et collaborateurs, Adolphe Miche. Son modèle, en matière de chanson, est Pierre-Jean de Béranger.

Il compose jusqu'à la mort de son épouse et de son ami Albert Thibaut.

Ses chansons les plus connues sont : Pays de Charleroi (musique de Adolphe Miche) (La quinzaine au Mambour) (La ducasse du bois) Sintèz come èm keûr bat ! (reprise par Julos Beaucarne et William Dunker).

Hommages À Charleroi, le « boulevard Jacques Bertrand » est ainsi nommé en son honneur (1898) Une plaque commémorative du sculpteur Jules Vanderstock est inaugurée en 1924 sur sa maison natale.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes Chanson wallonne Sintèz come èm keûr bat ! Pays de Charleroi (hymne)

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