Wang Can (chinois 王粲, EFEO Wang Ts'an), né en 177, mort en 217, est un poète chinois. Il est l'un des Sept Lettrés de Jian'an.

Biographie Issu d'une grande famille du Shandong, Wang Can est un enfant précoce. La première de ses Sept Tristesses a été écrite à l'âge de quinze ans. En 192 il part dans le Sud se mettre sous la protection de Liu Biao, et il y reste jusqu'en 208. Il se met ensuite au service de Cao CaoD. Holzman, dans André Lévy (dir.), Dictionnaire de la littérature chinoise, Presses universitaires de France, « Quadrige », 1994, rééd. 2000, p. 308-309.

Œuvre Wang Can est réputé pour être le meilleur poète de l'ère Jian'an après Cao Zhi. Il subsiste de son œuvre une vingtaine de poèmes, environ quarante fu et de la prose.

Sa série de poèmes intitulée Les Sept Tristesses (Qi ai shi) évoque la fin de la dynastie des HanPaul Demiéville (dir.), Anthologie de la poésie chinoise classique, « Poésie », Gallimard, 1962, p. 145.. Le premier de ces poèmes, qui s'inspirent des ballades populaires (yuefu), et qui a sans doute été écrit à son départ de Chang'an, décrit les malheurs qui accompagnent la chute de la dynastie.

Durant son séjour dans le Sud, il écrit le Denglou fu (En montant la tour), qui exprime le regret de son pays natal. Cette pièce est un chef-d'œuvre du genre xiao fu (fu courts). Il écrit ensuite, au service de Cao Cao, des œuvres de circonstance, des yuefu de cérémonie ou des ballades (Congjun xing, En campagne) louangeant Cao Cao et sur les heurs et malheurs des soldats.

Traductions Paul Demiéville (dir.), Anthologie de la poésie chinoise classique, Paris, Gallimard, 1962, rééd. coll. « Poésie » Jacques Pimpaneau, Anthologie de la littérature chinoise classique, Arles, Éditions Philippe Picquier, 2004

Références

Voir aussi

Catégorie:Naissance en 177 Catégorie:Décès en 217 Catégorie:Poète chinois du IIe siècle Catégorie:Poète chinois du IIIe siècle