est une lettre encyclique du pape Pie XI, publiée le , portant sur le et déclarant qu'il est et que .

Contexte historique L'athéisme est un problème de civilisation qui inquiète de plus en plus l'Église catholique. Déjà en 1934 le supérieur général des Jésuites, Vladimir Ledóchowski, créa un secrétariat pour lutter contre l'athéisme, particulièrement militant dans le marxisme-léninisme de l'époque. Son directeur, le père Joseph Ledit, rassemble une documentation et publie un bulletin (Lettres de Rome) (en cinq langues) qui compte plus de mille abonnés. C'est vers ce groupe de jésuites (avec Gustave Desbuquois) que Pie XI se tourne lorsqu'il envisage de condamner le communisme athée.

Dans un acte d'équilibre politique Pie XI publie à quelques jours de distance l'encyclique Mit brennender Sorge' en allemand (le 10 mars 1937) condamnant le nazisme et quelques jours plus tard (19 mars) celle-ci - Divini Redemptoris - condamnant le communisme athée, dont les conséquences sont perçues dans la guerre d'Espagne. Le massacre systématique de prêtres et religieuses horrifie l'Église catholique. Avant le coup d'État de Franco, des bandes armées, composées d'anarchistes avec le soutien du Parti communiste espagnol, pillaient les églises et les incendiaient. La chasse aux prêtres et religieux était féroce. Pour le pape il était urgent de parler.

Contenu

(Les chiffres correspondent aux numéros de sections.)

Le communisme athée (1 à 3) Attitude de l'Église en face du communisme (4 à 7) Condamnations antérieures (4) Actes du présent pontificat (5) Nécessité d'un nouveau document solennel (6 à 7) Doctrine et fruits du communisme (8 à 24) La doctrine (8 à 14) La diffusion (15 à 18) Conséquences douloureuses (19 à 23) Une pensée paternelle pour les peuples opprimés, en Russie (24) La lumineuse doctrine de l'Église (25 à 38) La réalité suprême : Dieu (26) Nature de l'homme et de la famille d'après la raison et la foi (27 à 28) Nature de la société (29 à 33) Beauté de la doctrine de l'Église (34 à 35) Est-il vrai que l'Église n'a pas agi en conformité avec sa doctrine ? (36 à 38) Remèdes et moyens (39 à 59) Renouveau de vie chrétienne (41 à 54) Étude et diffusion de la doctrine sociale (55 à 56) Se prémunir contre les ruses du communisme (57 à 58) Prière et pénitence (59) Ministres et auxiliaires de cette œuvre sociale de l'Église''' (60 à 82) Les prêtres (60 à 63) L'action catholique (64 à 66) Organisations auxiliaires (67) Organisations professionnelles (68 à 69) Appel aux ouvriers chrétiens (70) Nécessité de la concorde entre catholiques (71) Appel à tous ceux qui croient en Dieu (72) Devoirs de l'état chrétien (73 à 79) Appel paternel aux égarés (80) Saint Joseph, modèle et patron (81 à 82)

L'encyclique vise .

Après avoir rappelé les précédentes condamnations, elle dénonce la doctrine communiste :

Conséquences et postérité

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les gouvernements de l'Axe ont espéré profiter de la dénonciation du communisme contenue dans l'encyclique pour conférer à l'invasion de l'URSS un statut de croisade anti-bolchevique. Malgré les pressions de l'ambassadeur d'Italie Attolico, le Saint-Siège se refuse à renouveler la condamnation du communisme arguant que . Reprochant aussi bien au Reich allemand son alliance passée avec l'URSS et , le secrétaire d'état Tardini conclut que ..

Avant leur propre entrée en guerre, sur les instances de Churchill, les États-Unis, ont voulu faire bénéficier l'URSS d'un dispositif de prêt-bail pour soutenir sa lutte contre le Reich. Cette initiative se heurte à une forte opposition interne, par exemple celle de l'ancien président Herbert Hoover, mais aussi à l'opposition potentielle des catholiques soucieux de suivre les recommandations de l'encyclique : les Américains d'origine balte ou polonaise étaient particulièrement hostiles à toute mesure favorable à l'URSS. Approché par , envoyé personnel de Roosevelt, le pape Pie XII est alors amené à préciser pourquoi l'encyclique de son prédécesseur n'empêche pas les catholiques américains de soutenir le dispositif. Pie XII demanda alors à son représentant à Washington, Cicognani, d'intervenir auprès de l'épiscopat américain. Selon l'explication diffusée, si condamne le communisme, c'est uniquement sur le plan théologique parce que Pie XI ne pouvait anticiper le futur conflit entre l'Allemagne et l'URSS. ; d'autre part, si le pape interdit aux Américains de collaborer avec les communistes dans leur propre pays de peur de se rendre complices de la diffusion et du triomphe du bolchevisme, il convient de distinguer entre régime soviétique et peuple russe..

Notes et références

Articles connexes Non abbiamo bisogno Mit brennender Sorge'' Ostpolitik du Saint-Siège Relations entre l'Union soviétique et le Saint-Siège

Liens externes Texte complet de l'encyclique. , texte original en latin, Vatican.

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