François de Sales, Marie, Joseph On trouve parfois le prénom supplémentaire Louis., comte d'Estourmel, né à Paris en 1783, mort dans cette même ville le Diverses sources dignes de foi donnent plutôt l'année 1853 (cf. Gallica; notice d'autorité de la BNF ; Claude-Isabelle Brelot, « Savoir-vivre, savoir-être : attitudes et pratiques de la noblesse française au XIX siècle », in Romantisme, 1997, , Le nouveau savoir-vivre, , n. 20), mais la date de décès () est confirmée par un faire-part., est un administrateur français.

Biographie

Joseph d'Estourmel appartient à une vieille maison picarde. Il est le fils de Louis Marie d'Estourmel (1744-1823), lieutenant général, député de la Somme aux États généraux puis aux assemblées suivantes, et de Renée Philiberte de Galard de Béarn ; le frère d'Alexandre-César d'Estourmel, diplomate, militaire et député du NordPaul de Cagny, Notice historique sur le château de Suzanne en Santerre (Somme) et sur la maison et marquisat d'Estourmel, de l'ancienne province de Picardie..

Il est présenté de minorité, dès sa naissance, à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1783 mais ne pourra pas présenter ses vœux de moine-soldat à cause de l'expulsion de l'île de Malte de l'Ordre par le général Bonaparte.

Un administrateur Il entre au Conseil d'État comme auditeur en 1810Étienne Léon Lamothe-Langon, Biographie des préfets, depuis l'organisation des préfectures, 3 mars 1800, jusqu'à ce jour, Ed. Chez les Marchands de Nouveautés, 1826..

Le , il est nommé sous-préfet de Château-GontierL'Ami de la religion et du roi, , éd. A. Le Clère, 1815. Confirmé par le Roi Louis XVIII à la première Restauration, il démissionne lors des Cent-Jours, le .

Le suivant, à la seconde Restauration, il obtient la préfecture de l'Aveyron, poste auquel il doit gérer Fualdès, meurtre de l'ancien procureur impérial dans la nuit du au par des royalistes.

Il fut à ce poste très appréciéJean-Michel Cosson, Histoire des rues de Rodez, p.62, éd. de Borée, 200, car il créa des chantiers et des ateliers de charité pour combattre la misère. Il organisa également la vaccination contre la petite vérole. Un boulevard de Rodez porte son nom.

Il devient successivement préfet de la Sarthe le , d'Eure-et-Loir le , et des Vosges le . Dans les Vosges il s'occupe plus d'influencer les élections de l'année 1824 à l'avantage du régime, que de l’administration de son départementCharles Charton, Histoire Vosgienne, souvenirs de 1814 à 1848, dans Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, Volume 14, ..

Il est nommé préfet de la Manche le et s'installe à Saint-Lô le « Tout sur la Manche », Revue du département de la Manche, n° 113-114-115, 1987, ..

Légitimiste mais défavorable aux ordonnances, il rend publique sa démission de ses fonctions de préfet de la Manche le soir du . Il en assume néanmoins l'intérim durant l'inter règne. Sa maîtrise et le respect dont il est entouré permettent le maintien de l'ordre dans le département, malgré la Révolution.

Le , il accueille Charles X et la famille royale, lors de leur départ pour l'exil, à leur entrée dans le département de la Manche, entre Vire et Torigny sur Vire. Après l'avoir reçu avec la famille royale à la préfecture de Saint-Lô, durant la nuit du 12 au , il l'accompagne jusqu'à Cherbourg en faisant étape à la sous-préfecture de Valognes au soir du vendredi . Après la fête de l'Assomption, le Roi et son entourage reprennent de Valognes le lundi la route pour Cherbourg, où l'embarquement se fait le même jour pour Portsmouth .

Après avoir conduit sans incident le Roi et son entourage à travers le département de la Manche, Joseph d'Estourmel quitte alors effectivement ses fonctions .

Rentré dans la vie privée, il est connu sous la monarchie de Juillet comme voyageur, artiste et écrivain Claude-Isabelle Brelot, op. cit., loc. cit.. Dès le mois de , il entreprend un long voyage d'agrément en Italie. Ses voyages de à à travers l'Asie Mineure, la Grèce, la Syrie et l'Égypte, en compagnie de l'artiste suisse Wolfensberger Pierre Bergé & associés., lui inspireront un célèbre Journal d'un voyage en Orient (1844), ainsi qu'une abondante production de dessins, lavis et aquarelles, d'où furent tirées de nombreuses lithographies.

En 1835, il visite le comte de Marnes, Louis XIX, à Kirchberg.

Distinctions

chevalier de Malte de minorité chevalier de la Légion d'honneur ; gentilhomme de la Chambre du Roi.

Mariage Joseph d'Estourmel épouse en 1822 Anne-Louise de Rohan-Chabot (Münster - château de Suzanne ), fille de feu Alexandre Louis Auguste de Rohan-Chabot, septième duc de Rohan, lieutenant-général des armées du Roi, et de Anne Louise Elisabeth de Montmorency. Ce mariage resta sans descendance.

Œuvres

Notice sur l'assassinat et la mort de S. A. R. Mgr le duc de Berry, impr. de Durand-Letellier et Labalte fils, Chartres, 1820 ; in-folio plano. Journal d'un voyage en Orient, Crapelet, Paris, 1844, 2 vol. in-8°, tome 1er, VIII-448 pages, lire en ligne ; tome second, 548 pages, lire en ligne ; Souvenirs de France et d'Italie dans les années 1830, 1831 et 1832, Crapelet, Paris, 1848; in-18°, VII-556 pages, lire en ligne ; rééd. Dentu, Paris, 1861, 454 pages, lire en ligne ; Derniers souvenirs du comte Joseph d'Estourmel, Dentu, Paris, 1860 (publication posthume), in-18°, VIII-344 pages, lire en ligne, concerne la République (1848-1852).

Annexes

Notes et références

Sources

Liens internes

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Liens externes

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