Les Forces armées du Burkina Faso sont l'armée nationale de l'État africain du Burkina Faso. Elles comprennent l'armée de terre, l'armée de l'air, la gendarmerie nationale, la brigade nationale des sapeurs pompiers, le groupement central des armées. N'ayant pas d'accès à la mer, le Burkina Faso ne dispose pas de marine.

Historique

L’Armée Nationale Burkinabè a été créée le , par la loi /AN. Elle s’est constituée sur les cendres de l’armée coloniale française et était composée d’officiers, de sous-officiers et de militaires du rang. À sa naissance, elle était constituée du Bataillon de Haute-Volta qui était composé de cinq compagnies d’infanterie, dont deux à Bobo-Dioulasso et deux à Ouagadougou. Le transfert de commandement entre les autorités militaires françaises et voltaïques s’est effectué le . Depuis lors, la fête anniversaire des Forces Armées Nationales est célébrée le chaque année.

Si à la création de l’armée Nationale, la Gendarmerie était prise en compte car déjà existante sur le terrain depuis , il n’en était pas de même pour la force aérienne. En effet le premier embryon de cette entité fut créé le , soit cinq ans après la création de l’Armée Nationale.

L’année 1968 voit la création du Bataillon de Haute-Volta à Bobo-Dioulasso. À la faveur du conflit avec le Mali en 1974, plusieurs garnisons voient le jour.

Une importante restructuration intervient en 1985 avec la création de : six Régions Militaires (RM); six Groupements de Gendarmerie (GG) (Dori, Ouahigouya, Dédougou, Bobo, Ouaga, Fada) ; deux Régions Aériennes (Ouagadougou et Bobo).

Durant la guerre de la Bande d'Agacher, l'armée tente de résister à l'avancée de l’armée malienne en utilisant des méthodes de guérilla..

En 1994, il est décidé de la réduction du nombre des Régions Militaires à trois ainsi que la création de trois Régions de Gendarmerie (RG) ayant les mêmes limites et les mêmes chefs-lieux de postes de commandement (PC) que les Régions Militaires à savoir : Kaya pour les RM et RG ; Bobo-Dioulasso pour les s RM et RG ; Ouagadougou pour les RM et RG.

En 2011, plusieurs mutineries ont lieu au sein de l'armée lors de la révolte burkinabèPhilippe Bernard, « La colère de l’armée et l’ire de la jeunesse montent contre le président burkinabé », Le Monde, 23 avril 2011, .

vignette|Blindé ACMAT Bastion du bataillon burkinabè déployé dans le cercle de Goundam en avril 2015.

En 2013, dans le cadre de la Mission internationale de soutien au Mali à la suite de l'insurrection touareg et islamiste qui frappe le pays, 500 soldats ont été déployés au sein de la MISMA au Mali où ils ont pris la relève des soldats français, à Tombouctou en particulier Mali conflict: West African troops to arrive 'in days', BBC News, 15 janvier 2013.

Les 28, 30 et , des centaines de milliers de Burkinabé sont dans la rue pour protester contre la révision de l'article 37 de la constitution devant permettre à Blaise Compaoré au pouvoir depuis 1987 de se représenter à un nouveau mandat. L'Assemblée nationale est prise et brûlée, et Blaise Compaoré est contraint à la démission et à la fuite en Côte d'Ivoire dans sa belle-famille. Le général Honoré Traoré, chef d'état-major des armées à la suite décrète le couvre-feu, et tente d'assumer les fonctions de chef de l'État. Il promet des élections dans les plus brefs délais. Mais il est rejeté par une partie de la population qui l'estime trop proche du régime déchu. Le lieutenant-colonel Zida Yacouba Isaac, soutenu par la société civile détrône le général et s'autoproclame à son tour chef d'état. Contraint par la rue, il est obligé de remettre le pouvoir à son tour à Michel Kafando, un diplomate à la retraite choisi par consensus en mi- après la rédaction d'une charte.

À la suite de l'agissement de groupes terroristes sahéliens depuis 2015 dans ce qui est appelé entre autres la guerre du Sahel ayant attaqué entre autres des installations militaires au Burkina Faso, un accord de statut des forces est signée avec la France en permettant aux forces de l’opération Barkhane d'opérer dans ce pays..

Entre le et le , il avait répertorié 436 militaires burkinabè tués et 310 blessés par les djihadistes, tués et 349 blessés par les djihadistes et 588 civils tués par les forces armées burkinabè..

Organisation Après les mutineries de 2011, d’importants changement sont entrepris en vue de calmer la troupe. Ainsi les principaux chefs militaires sont demis de leurs fonctions et remplacés par des hommes "acceptés" de la troupe. En outre certains régiments sont supprimés, d'autres fusionnent entre elles et on assiste même a des créations de nouveaux régiments comme les régiments interarmes. Toutefois le nombre de régions militaires et de gendarmerie est toujours maintenu à trois.

Depuis 2015, l'armée compte 3 régiments de soutien et 9 régiments de combat dont 5 régiments d' et 1 régiment de parachutistes. Le stationnement des unités est le suivant.

À partir de , le président Ibrahim Traoré, met sur pied de nouvelles unités mobiles, les bataillons d'intervention rapide.

Armée de terre vignette|Entrainement de fantassins Burkinabé en 2017.

militaire Régiment de Commandement, d'Appui et de Soutien ( RCAS) basé à Kaya Régiment d'Infanterie Commando ( RIC) basé à Dori Régiment d'Infanterie Commando ( RIC) basé à Ouahigouya 14e Régiment d'Infanterie Commando (14e RIC) basé à Djibo Régiment d’artillerie (RA) stationné à Kaya

militaire Régiment de Commandement, d'Appui et de Soutien ( RCAS) basé à Bobo Dioulasso Régiment d'Infanterie Commando ( RIC) basé à Gaoua Régiment d'Infanterie Commando ( RIC) basé à Dédougou Régiment Interarmes ( RIA) stationné à Bobo Dioulasso Régiment de Parachutiste Commando ( RPC) basé à Bobo Dioulasso

militaire Régiment de Commandement et de Soutien ( RCS) basé au camp Baba Sy de Ouagadougou Régiment d'Infanterie Commando ( RIC) basé à Tenkodogo Régiment Interarme ( RIA) stationné à Fada N'gourma

Anciennes unités Régiment de sécurité présidentielle (RSP) basé au camp Naaba Koom II de Ouagadougou : dissout le à la suite d'une tentative de putsch. Régiment blindé (RB) basé à Fada N'Gourma : dissout en 2011 à la suite de mutineries Régiment parachutiste-commando (RPC) de Dédougou : dissout en 2011 à la suite de mutineries Régiment d’infanterie commando ( RIC) de Bobo-Dioulasso : dissout en 2011 à la suite de mutineries Régiment d’infanterie commando ( RIC) de Fada N’Gourma : dissout en 2011 à la suite de mutineries Centre d'instruction des Troupes Aéroportées (CITAP) basé à Bobo Dioulasso : dissout en 2011 à la suite de mutineries Bataillon d'Intervention Aéroporté (BIA) basé à Koudougou dissout en 1987 après la prise de pouvoir de Blaise Compaoré Escadron de Transport et d'intervention Rapide (ETIR) basé à Kamboinsé dissout en 1987 après la prise de pouvoir de Blaise Compaoré

Groupement Central des armées Les éléments du groupement central des armées (GCA) sont stationnées dans les camps militaires Guillaume Ouedraogo et Sangoulé Lamizana de Ouagadougou. Toutefois des détachements existent auprès des autres régions militaires. Au sein du GCA on retrouve les unités suivantes : Bataillon de l’intendance

Bataillon du matériel et du train

Bataillon des transmissions stratégiques des armées

Bataillon du génie militaire

Bataillon de santé

Bataillon de Commandement et de Soutien

Force aérienne du Burkina Faso (FABF)

L'espace aérien national est divisé en 2 régions aériennes

aérienne Sa capitale est Ouagadougou. Elle opère les sites suivants pour le compte de l'escadrille de transport Base aérienne 511 de Ouagadougou (principal) où se trouve l'escadrille de transport de la Force Aérienne du Burkina Faso (FABF) Base aérienne 134 de Kaya. Aérodrome de Ouahigouya Aérodrome de Dori Aérodrome et base aérienne 111 de Fada N'Gourma Aérodrome de Koudougou

aérienne Sa capitale est Bobo Dioulasso et elle a sous sa tutelle les sites suivants pour le compte de l'escadrille de chasse Base aérienne 210 de Bobo Dioulasso où se trouve l’escadrille de chasse de la Force aérienne du Burkina Faso (FABF) Aérodrome de Dédougou

Brigade Nationale des Sapeurs Pompiers La Brigade nationale de sapeurs-pompiers est une composante des Forces armées nationales mise à la disposition du ministère chargé de l’administration du territoire pour emploi dans le cadre de la sécurité civile.

La Brigade nationale de sapeurs-pompiers relève de l’État-Major général pour toutes les questions d’ordre militaire.

Le commandant de la Brigade nationale de sapeurs-pompiers a rang de chef d’État-major d’armée.

Elle compte six compagnies : à Ouagadougou à Bobo Dioulasso à Koudougou à Ouahigouya à Banfora à Boromo

Gendarmerie Nationale

Grades et appellations Il existe trois grands groupes de grades au sein des forces armées burkinabè. On distingue les militaires du rang, les sous-officiers et le groupe des officiers..

Militaires du Rang Soldat de Soldat de

Caporal Sous-officiers Sergent Sergent-chef Adjudant Adjudant-chef Adjudant-chef major Officiers Officiers subalternes Sous-lieutenant Lieutenant Capitaine Officiers supérieurs Commandant ou chef de bataillon (armée de terre) ou chef d’escadron (gendarmerie et cavalerie) Lieutenant-colonel Colonel Colonel-major Officiers généraux Général de brigade Général de division Général de corps d'armée Général d'armée

Engagements Les forces armées du Burkina Faso ont été engagées à 2 reprises contre le voisin malien. La première fois en 1974 sur fond de différend frontalier n’entraîne que des échanges de tirs d'armes légères qui ne font aucune victime de part et d'autre. La seconde fois en 1985 connue sous le nom de guerre de Noël ou guerre de la bande d'Agacher.

Elles participent également à la guerre civile en Sierra Leone et au Liberia et sont confrontées depuis la fin des années 2010 a l'insurrection djihadiste au Burkina Faso.

Au titre des missions de maintien de la paix et celles de la CEDEAO, les forces armées du Burkina Faso sont déployées dans les conflits suivants : MINUSMA au Nord-Mali avec un bataillon renforcé de 990 hommes et un autre bataillon renforcé de 935 hommes ainsi que des officiers d'état major, soit près de plus un hélicoptère Mil Mi-17 et un avion de surveillance DA-42.. MINUAD au Darfour avec un bataillon de 800 hommes et une FPU de 140 gendarmes.. ECOMIB en Guinée-Bissau avec une FPU de 140 gendarmes. MINUSTHA MONUSCO MINUSS ONUCI Etc.

Équipement

Armée de terre

Camions de transport Camion ACMAT VLRA The ACMAT ALTV secures another export order, ACMAT, consulté le 17 janvier 2013 Panhard A3 (84 livrés en 2012) 144 véhicules tactiques au profit des forces armées Burkinabè, Radiodiffusion Télévision du Burkina, consulté le 27 janvier 2013 Panhard TC10 (48 livrés en 2012) Panhard TC24 (32 livrés en 2012)

Véhicules blindés ACMAT ALTV 45 (livrés en 2013) EE-9 Cascavel 63 (commandés en 1983-84) Panhard AML 82 (AML-90 et AML-60 livrés en 1975, autres livrés en 2006) Cobra Ejder Yalcin Gila APC 92 ACMAT Bastion Eland 90 M3 Panhard (en service) Automitrailleuse 12 Daimler Ferret (en service) M8 Greyhound 103 (livrés en 1961)

Artillerie BM-21 A et B BM-14 Type 63 LRMS Obusier M101

Défense anti-aérienne et canons 9K34 Strela-3 9K32 Strela-2 ZPU-2 ZU-23-2 AZP S-60 M621 M43

Mitrailleuses FN MAG Richard D Jones, Jane's Infantry Weapons 2009/2010. Jane's Information Group; (27 janvier 2009). . Browning M2 AA-52 KPV PK Browning M1919A4

Fusils SIG-Manurhin SG-540/542/543 (police et gendarmerie nationale) HK G3 Beretta AR-70 (utilisés par la police) AK-47 & AKM (utilisés par les militaires et paramilitaires) MAS 49/56

Pistolets mitrailleurs Beretta M12S MAT 49 UZI

Pistolets MAB P15 MAC 50 Walther PP Zastava CZ99

Armes Antichars RPG-7 Carl Gustav M2 LRAC F1

Armements anciens (maintenus en réserve ?)