Paul Cololian, né le à Constantinople et mort le , est un médecin franco-arménien, ancien externe des Hôpitaux et ancien Interne des Asiles de la Seine et de l’Asile clinique de Sainte-Anne.
Biographie Issu d’une famille arménienne établie à Constantinople, Maksoud Boghos Cololian fait ses études à l'école Berberian, puis quitte l'Empire ottoman pour Paris le Biographie du docteur P. Cololian par lui-même, tapuscrit, Archives AHC. afin d'y faire ses études de médecine. Il est d’abord externe des hôpitaux puis interne des hôpitaux psychiatriques (asiles de la Seine, Saint-Anne, infirmerie spéciale de la Préfecture de Police…) il côtoie les grands spécialistes de l’époque : Désiré-Magloire Bourneville, Valentin Magnan, Ernest DupréDiscours prononcé aux obsèques du docteur Paul Cololian le par le professeur Trémolières. Archives de l’Académie des Hauts Cantons.… Ce monde de la psychiatrie le fascine et ses principaux travaux sont d’abord consacrés à cette disciplineDeux de ses communications sont couronnées par l’Académie de Médecine : « L’alitement dans les maladies mentales » et « Études sur les Hypocondries ».. Lors de ses premières années de Médecine, il écrit des articles de vulgarisation médicale en langue arménienne, dans le journal arménien Hairenik. En 1898, il soutient sa thèse de doctorat « Les Alcooliques Persécutés ».
Lorsque la guerre de 1914 éclate, il s’engageIl est naturalisé français le jour de son engagement. Cf Biographie du docteur P. Cololian par lui-même, tapuscrit, Archives de l’Académie des Hauts Cantons. immédiatement comme soldat-brancardier, avant de recevoir le titre de médecin aide-major puis d’être nommé Médecin chef du centre de Physiothérapie de Versailles et de Grignon. Il y traitait les grands blessés demeurés infirmes et s’occupait de leur rééducation professionnelle. L'exemplarité de l'établissement créé, le travail et le dévouement du docteur Cololian lui valent la remise des insignes de chevalier dans l'ordre de la Légion d'honneur par le président de la République Raymond Poincaré.
Figure en vue de la communauté arménienne en France, il fonde en , l’Union des Médecins ArméniensAujourd'hui l'Union Médicale Arménienne de France. afin de permettre à des médecins venus d’Erevan d’étudier les méthodes nouvelles de la médecine française. En 1920, il fonde la Croix-Rouge Arménienne de Paris.
Durant l’entre-deux guerres, il publie des articles dans les revues médicales ou les grands quotidiens comme Le Figaro ou la célèbre revue bimensuelle de vulgarisation médicale et scientifique GuérirBiographie du docteur P. Cololian par lui-même, tapuscrit, Archives de l’Académie des Hauts Cantons..
Il proteste lorsque est promulguée la loi du qui interdit aux médecins d’origine étrangère de continuer à exercer leur profession. Il est alors toujours Président de l’Union des Médecins Arméniens et engage ses confrères à résister.
Il meurt dans sa propriété de Bléneau (Yonne) en 1956.
Ses archives ont été confiées par son petit-fils, Patrick Teissier du Cros à l'Académie des Hauts Cantons en 2012.
Titres et distinctions le par le président Raymond Poincaré pour service exceptionnel rendu à la France pendant la guerre. Fondateur de l’Union des Médecins Arméniens (1919). Fondateur de la Croix Rouge Arménienne (1920).
Œuvre Les Alcooliques Persécutés, thèse de doctorat, Faculté de Médecine de Paris, 1898. Troubles trophiques de la paralysie générale, Archives de Neurologie, 1898. Étude sémiologique de l’agitation, Annales Médico-psychologiques, 1898. L’alitement dans les maladies mentales, avec la collaboration du docteur Lalanne, 1898. Prix Baillarger de l’Académie de Médecine. La toxicité du sang dans l’épilepsie, Archives de Neurologie, 1899. Le traitement des psychoses, étude, 1900. Récompensé par l’Académie de Médecine. Hyperesthésie corticale dans l'alcoolisme aigu, en collaboration avec Antony Rodiet, 1900. Les Hallucinations psycho-motrices verbales dans l'alcoolisme, 1900. Traité de thérapeutique des maladies mentales et nerveuses. Hygiène et prophylaxie, en collaboration avec Paul Garnier, Librairie J. B. Baillière et Fils, Paris, 1901. "La jalousie des émotifs : homicide et suicide", in Les Annales Politiques et Littéraires, N° 2486, . "Le progrès des sciences médico-chirurgicales depuis la dernière guerre", in Revue Montalembert, n° 275, dec.-jan. 1947-1948. Mes Souvenirs, ouvrage publié à compte d'auteur, 1952.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Odette Teissier du Cros Académie des Hauts Cantons
Liens externes
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