La famille de Biseau est une ancienne famille noble originaire de Valenciennes dans l'ancien Comté de Hainaut et remontant à la première moitié du Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Recueil de l'Association Royale Office Généalogique et Héraldique de Belgique, Bruxelles, 2008, .Biseau, dans Annuaire de la noblesse belge, 1877, ..
Origine
Elle est issue de Jean de Biseau qui épouse Barbe de Rodart le .
Preuves de noblesse Octroi de supports et d'une couronne à la place du bourrelet par diplôme du Oscar Coomans de Brachène & Georges de Hemptinne, État présent de la noblesse belge, annuaire de 1971, seconde partie Bet - Bo, Bruxelles, 1971, .. Octroi du titre de chevalier à Pierre-Philippe de Biseau (1654-1710) par lettre patentes du de Charles II d'Espagne. Reconnaissance de noblesse en 1822, concession du titre de chevalier à Pierre de Biseau d’Hauteville (1888-1966) transmissible à la primogéniture mâle en 1928.
Héraldique
Le armoiries de la famille de Biseau sont blasonnées selon : L'État présent de la noblesse belge : "d'azur au chevron d'or, accompagné de trois trèfles d'argent. Heaume d'argent couronné d'une couronne à cinq fleurons. Lambrequins : d'or et d'azur. Cimier : une biche issante au naturel. Supports : deux biches au naturel" ; Larmorial général de la noblesse belge : "d'azur au chevron d'or, accompagné de trois trèfles d'argent. L'écu sommé, pour le titulaire, d'une couronne de Chevalier, et surmonté, pour les autres descendants, d'un heaume d'argent, couronné d'une couronne à cinq fleurons, grillé, colleté et liseré d'or et d'azur. Cimier : une biche errante au naturel. Supports : deux biches au naturel"BARON de RYCKMAN de BETZ, Armorial général de la noblesse belge, H. Dessain, éditeur à Liège, 1941, : ; L'''armorial général de Belgique : "d'azur au chevron d'or accompagné de trois trèfles d'argent. Heaume d'argent, grillé, liseré et colleté d'or, couronné d'une couronne à 5 fleurons. Lambrequins d'azur et d'or. Cimier : une biche au naturel, issante. Supports : deux biches au naturel. Couronne de chevalier pour le titulaire."F. Koller et S. Melia, Armorial Général de Belgique, 1958, . Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de 1724-94 Bourgogne : La branche des Biseau de Beusdael : "écartelé au premier et quatrième d'azur au chevron d'or à trois trèfles d'argent, deux en chef et un en pointe, et au deuxième et troisième aux armes des EYS de Beusdael qui sont, écartelées au premier et quatrième de gueules à la croix d'or qui est d’EYS et au et de gueules à la bande d'or semé de 13 billettes d'or qui est de BEUSDAEL avec le timbre et lambrequins d'or et d'azur, et pour Cimier une biche naissante, avec une Couronne d'or au lieu bourrelet, et pour support deux biches tenant chacune une bannière à dextre aux armes de Biseau, et à senestre aux armes de Beusdael."J-Ch de Vegiano, Nobiliaire des Pays-Bas et du comté de 1724-94 Bourgogne, ed. 1862, v°1, .
Branches néant|vignette|Descendance agnatique de la famille de Biseau Branche de Biseau de Familleureux (éteinte en 1806) ; Branche de Biseau de Houdeng et de Bougnies (éteinte en 1860) ; Branche de Biseau de Pleuseghem (éteinte en 1848) ; Branche de Biseau dit de Bruxelles (éteinte en 1715); Branche de Biseau de Beusdael (éteinte en 1728) ; Branche de Biseau d'Hauteville (branche ainée) ; Branche de Biseau de Hauteville (branche cadette) ;
Seigneuries Seigneurie de Familleureux. Seigneurie de Besonrieux. Seigneurie de Houdeng. Seigneurie d'Aimeries. Seigneurie de Crolsin. Seigneurie de Sainte-Hilaire. Seigneurie de Bougnies. Seigneurie d'Hauteville. Seigneurie de Pleuseghem. Personnalités vignette|Signature de Pierre Biseau relevée dans les archives du Conseil des Troubles.|gauche Pierre Biseau (1526-1588), licencié en droit de l’université de Louvain (1549) fut homme de fief sur plume (1550)Archives départementales du Nord - Chapitre Métropolitain de Cambrai -4G 634 Quiévrain 1188 - 1699. À la suite des troubles suscités à Valenciennes par les huguenots dans la nuit du 27 et 28 septembre 1561, Marguerite de Parme gouvernante des Pays-Bas envoya Jean IV de Glymes, Marquis de Berghes, grand bailli de Hainaut pour s’assurer de la fidélité des édiles de la ville au catholicisme et au roi Philippe II d’Espagne. Le 13 octobre le marquis de Berghes écrivait à la Gouvernante, « ceux de la loy (du Magistrat) ne sont pas nets, ils ont de leurs parents infectés »Ch. Paillard, Histoire des troubles religieux de Valenciennes, 1560-1567, ed.1874, tome I, .. Pour contrer cette tendance, le marquis remania à cette occasion les institutions de la ville et lui imposa Pierre Biseau comme greffier civil et criminel. Cette fonction était alors d’importance car elle impliquait de poursuivre les délinquants dont les protestants et d’instruire les dossiers criminels. Cette nomination se fit en violation des coutumes de la ville. Ce type de charges étaient réservées aux bourgeois de ValenciennesCh. Paillard, Histoire des troubles religieux de Valenciennes, 1560-1567, ed. 1874, tome I, or Pierre Biseau résidait à EscautpontBibliothèque municipale de Valenciennes, Ms. 703, Registre des choses communes de Valenciennes [1561-1566], fol. 49..A Valenciennes, contrairement à d’autres villes, le mariage ne conférait pas la bourgeoisie au conjointY.Junot, Les bourgeois de Valenciennes: Anatomie d’une élite dans la ville (1500-1630), ed. 2009, - https://books.openedition.org/septentrion/57366. Néanmoins pour donner de la substance à cette nomination et limiter les conséquences de son illégalité, Jacques BerotCorrespondance du Cardinal de Granvelle : 1565-1586, ed. 1884, ., éminent juriste, conseiller du Cardinal de Granvelle et de son ami Maximilien Morillon, s’empressa de marier le 21 octobre 1561Archives de la famille de Biseau Pierre Biseau à sa propre belle-sœur, Marie Hutin, bourgeoise de Valenciennes. Conformément à la coutume un an et un jour après la date de son mariage, Pierre Biseau devenait bourgeois de Valenciennes. Mais la fidélité de Pierre Biseau et de ses proches à la foi catholique et à la cause du roi était certaine. Des parents de sa mère Barbe Rodart étaient au service personnel de Philippe IIConsejo del Patrimonio Nacional, El Escorial, 1563-1963 : Arquitectura. Artes, ed. 1963, v°2, . - S.F. Conti, La monarquía de Felipe II: la casa del rey, ed. 2005, v°2, . - Ed. vander Straeten, La musique aux Pays-Bas avant le , ed. 1867, . et son frère, Jean docteur en théologie, était prieur en 1554-1555 des Carmes de Valenciennes. Ce dernier sera chassé par les protestants et alla investir avec ses frères le couvent des franciscains de Brugelette déserté par ses moines ralliés à la cause protestanteC. Edmond, L’iconographie carmélitaine dans les anciens Pays-Bas méridionaux, ed. 1961, . - Archives de Mons, Archives ecclésiastiques de Brugelette, farde 399. - Bibliotheca Belgica -, 2 vol in 42 n7975 du catalogue de la bib. de Mons. Le fils de Pierre Biseau sera l'aumonier de l'éphémère gouverneur des Pays-Bas, le comte de Fuentes, beau-frère du duc d'Albe. Le 27 avril 1562 sur les instances de la couronne, Pierre Biseau prononçait la condamnation au bûcher de deux protestants. S’ensuivit une émeute qui libéra les prisonniers. C’est la Journée des mal brulésCh. Rahlenbeck, opcit, – texte de la sentence : Ch. Paillard, Histoire des troubles religieux de Valenciennes : 1560-1567, ed. 1874, t° 2, . Il assistera par la suite à la montée en puissance du consistoire au sein de la ville. Philippe II ayant marqué sa volonté d’épargner les habitants non hostiles à sa cause, le 29 novembre 1566, le nouveau bailli de Hainaut, Philippe de Noircarmes somme les catholiques et les partisans du roi de quitter la ville. Pierre Biseau et les siens émigrèrent peu avant le siège.Il fait partie des rares 10 membres sur les 102 de l’échevinat à quitter la villeY. Junot, Les bourgeois de Valenciennes, ed. 2009, p. 89, tableau 8.. Le 14 décembre 1566, la ville est déclarée rebelle (Siège de Valenciennes (1567)). Elle est prise le 23 mars 1567. Le magistrat de la ville fut dissous et les privilèges suspendus. La ville fut alors dirigée par trois commissaires royaux. Pour n’avoir pu lutter efficacement contre l’ascension des protestants, Pierre Biseau fut, avec les autres édiles, assigné à résidence et eut « la ville pour prison »Ch. Paillard, Histoire des troubles religieux de Valenciennes, 1560-1567, ed. 1874, vol 2, .. Cependant comme en témoignent les archives du Conseil des Troubles, il fut appelé à collaborer avec les commissaires à l’instruction exclusivement écrite des dossiers de la région à charge des protestants et à la communication des sentences du Conseil exécutées à ValenciennesArchives de l’État, Inventaire du Conseil des Troubles, ref. 88, Général Valenciennes, 1567, 1570 -1571, numérisé sous scan 70/93 - Th. Louise, Conseil des troubles: ou, Conseil de sang. Sentences Valenciennes, 17 et 20 Janvier, 8 Mars 1568, ed. 1876, p. 66.. Une amnistie générale fut proclamée à Valenciennes ; « le 16 juin 1574, à ½, « devant disner » fut affiché par Pierre Biseau, « des lettres patentes du Roy par lesquelles Sa Majesté donnait grâce absolute et pardon général »E. Carlier, Valenciennes et le roi d'Espagne au , ed. 1879, .. Selon les termes de son petit-fils, il décèdera « le août 1588, ayant enduré beaucoup de fascheries des huguenots en la ville de Valenciennes portant la querelle du roi à cause de son état. » Jean de Biseau de Beusdael (1602-1680) fut lieutenant-gouverneur et châtelain de la maison royale de Binche de 1638 à 1642. Il s’illustra en octobre 1638 à la tête de la garnison de cette ville à l’occasion de la guerre de trente ans surprenant près de Maubeuge la cavalerie française et faisant une centaine de prisonniers. Ce fut cette année-là un des rares faits d’armes des armées espagnoles contre les Français où le jeune Turenne (1611-1675) prenait part aux combatsKBR, fonds Goethals, manuscrit 1226.. Jacques-François de Biseau de Beusdael (1626-1687), reçu à l'abbaye de Bonne-Espérance de l'ordre des prémontrés en 1644 ; religieux profès par profession du 24 septembre 1645 sous le nom claustral de père Frédéric ; proviseur de cette abbaye; puis en 1661, prévôt de l'abbaye de Saint-Étienne à Groswardein (Oradea) en Transylvanie tombée 27 août 1660, sous le joug de l’empire ottoman, il fut ensuite nommé le 6 janvier 1664 en Franche-Comté par Philippe IV d’Espagne, abbé réformateur de l'abbaye Notre-Dame de Corneux dans le diocèse de Besançon. Cette nomination le rendait également prévôt et prieur théorique de l’abbaye des prémontrés Notre-Dame de Belchamp à Voujeaucourt, à proximité de Montbéliard. Les prémontrés en avaient été chassés par les protestants et l’abbaye était devenue un château de plaisance des princes de MontbéliardE.-A. Bouchey, Mémoire historique sur l'abbaye de Belchamp de l'ordre des Prémontrés, au comté de Montbéliard, ed 1865, . Il fit en qualité de prévôt de Corneux l'ouverture des fêtes célébrées aux Visitandines de Gray le dimanche 25 juillet 1666, à l'occasion de la canonisation de saint François de Sales. Les traités de Nimègue ayant rattaché la Franche Comté à la France, Frédéric abdiqua et Guillaume-Laurent de Tisrmal fut désigné par le roi Louis XIV le 25 février 1680 pour le remplacer. Il revint à Mons ensuite réintégra l'abbaye de Bonne-Espérance comme simple religieuxE Maghe, Chronicum Ecclesiæ Beatæ Mariæ Virginis Bonæ-Spei Ordinis Præmonstratensis. Ex archivis ejusdem, et quibusdam auctoribus compositum, ed. 1704, .A.L.Goovaerts, Écrivains, artistes, et savants de l'ordre de Prémontré, ed.1971, v° 3 et 4, , - G. L. De Clèves, V.Devaux Notre Dame de Bonne-Espérance, ed. 1869, ..