Marcus Furius Bibaculus est un poète satirique romain de langue latine du

Biographie

Il serait né à Crémone vers 103 av. J.-C., selon le témoignage de saint Jérôme, mais il est probable qu'il naquit en fait un peu plus tard. On sait qu'il s'en prit à AugusteTacite (Annales, 4, 34), citant Cremutius Cordus, rapporte qu'Auguste ne s'en offusqua pas., ce dont on peut déduire qu'il vécut âgé. Quintilien mentionne la violence de ses épigrammes et précise qu'il versifia parfois en insérant des iambes dans ses versQuintilien, Institution oratoire, X, 1, 93.. Il fit partie du cercle des poetae novi (ou νεώτεροι), et fut donc proche de Valerius Caton, dont il fut l'élève, et de Catulle.

Bibaculus, diminutif de bibax (« gros buveur »), était un cognomen traditionnel dans la gens FuriaGaffiot, Dictionnaire latin-français, s. v. Bibaculus. Cf. L. Furius Bibaculus, questeur en 216 av. J.-C., qui périt à la bataille de Cannes, et L. Furius Bibaculus, préteur et prêtre salien, sans doute au ; mais Pline l'AncienPline l'Ancien, Histoire Naturelle, I, 19. rapporte qu'en effet il aimait boire.

Œuvres En dehors de ses épigrammes, plusieurs œuvres lui ont été attribuées.

Pline l'Ancien cite une œuvre titrée Lucubrationes (Élucubrations), titre qu'il considère comme l'un des plus plaisants de la littérature latine ; il devait s'agir d'une œuvre d'érudition en proseGian Biaggio Conte, Latin Literature : A History, Johns Hopkins University Press, 1999, p. 141.. Il est peut-être l'auteur d'un poème épique sur la guerre des Gaules, Pragmatia belli Gallici.

Il ne reste de son œuvre que des fragments. On a conservé deux épigrammesGrâce à Suétone, De grammaticis, 11. Bibaculus s'indigne qu'un professeur de la qualité de Caton, et excellent poète, soit victime de la rapacité de ses créanciers et réduit à la misère. sans méchanceté sur Valerius Caton et une autreGrâce encore à Suétone, De grammaticis, 9., plus mordante, contre Lucius Orbilius Pupillus. Du poème sur la guerre des Gaules, il reste quelques vers. Il est peut-être le Furius raillé par une satire d'Horace Horace, Satires, II, 5, 40, et dont la versification est moquée dans une autre satire, dans laquelle il le nomme Alpinus l'enflé (turgidus Alpinus)Horace, Satires, I, 10, 36.

Notes et références

Bibliographie

Franz Skutsch, article « Furius 37 », in Paulys Realencyclopädie der classischen Altertumswissenschaft, VII, 1, Stuttgart, 1910, col. 320–322. (En ligne.) .

Liens externes

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