La première bataille de Kidal se déroule lors de la guerre du Mali. Le , la ville est prise par les forces rebelles du MNLA et d'Ansar Dine.
Déroulement Prise de Kidal par les rebelles Le , la ville de Kidal se retrouve encerclée par les forces indépendantistes du MNLA, ainsi que par les troupes islamistes d'Ansar Dine. Un cadre du MNLA réaffirme qu'il n'y a pas de liens entre les deux entités, mais reconnait que la situation est ambigüe. Des témoignages d'habitants de Kidal affirment cependant que les deux groupes ont mené l'opération conjointement. Selon les informations de l'AFP, les hommes d'Ansar Dine étaient cependant les plus nombreux.
Le MNLA affirme avoir proposé au gouverneur de Kidal et au colonel Gamou de favoriser la reddition de l'armée afin d’éviter une effusion de sang. Le 29, Kidal est attaquée par Ansar Dine et le MNLA, les Islamistes attaquent par le sud tandis que les Indépendantistes lancent l'assaut au nord.
Le premier jour, l'assaut est repoussé par les soldats maliens, mais le lendemain certains miliciens touareg d'Ag Gamou, en particulier les combattants venus de Libye, désertent pour rejoindre les rebelles. Le 30, le reste des soldats, démoralisés et épuisés, abandonnent la ville.
Un militaire proche du colonel-major Elhadji Ag Gamou malien témoigne :
Le MNLA revendique la victoire. Abdul Karim ag Matafa, le président du conseil révolutionnaire du MNLA entre dans la ville. Cependant selon des témoins, des éléments d'AQMI prennent également part aux affrontements. Après les combats, Iyad ag Ghali, chef d'Ansar Dine fait une entrée dans la ville Le gouverneur de la région, six autres officiels locaux, le commandant de zone de l'armée, le colonel des unités spéciales et le chef de la gendarmerie chez un chef traditionnel, selon un responsable local.
Retraite de l'armée malienne Les Maliens se replient vers le sud, le colonel Alhaji Ag Gamou appelle alors Assalat Ag Habi, colonel du MNLA qui occupe la zone et lui déclare qu'il accepte son offre de rallier le MNLA en échange d’une protection contre Ansar Dine.
Le , le colonel Alhaji Ag Gamou déclare ainsi à Radio France internationale qu'il rejoint le MNLA. Il s'agit cependant d'une manœuvre visant à se replier sauf avec ses troupes.
Le colonel Ag Khabi demande que les originaires du sud du Mali lui soient livrés comme prisonniers de guerre mais Ag Gamou refuse. Il se porte alors avec ses hommes vers le Niger, à de la frontière, il appelle le consul du Mali au Niger par téléphone satellitaire pour lui demander de préparer l’arrivée de ses hommes sud-maliens afin qu’ils puissent être rapatriés vers Bamako, via le Burkina Faso. Par la suite, Gamou se replie lui-même au Niger avec sa famille et sa milice touarègue, il fait alors savoir au gouvernement malien que son allégeance au MNLA sur RFI était une manœuvre ayant pour but de s’enfuir et qu’il est prêt à reprendre le combat.
Bilan À Kidal, le camp de la garde nationale est pillé et en partie incendiée, des maisons d'officiers sont également mises à sac par des habitants. Selon des témoignages locaux, les prisonniers sont cependant bien traités et Iyad Ag Ghaly donne des instructions pour que les civils ne soient pas brutalisés.
Dans une vidéo publiée le par Ansar Dine, le mouvement islamiste affirme avoir fait prisonnier maliens lors des batailles d'Aguel'hoc, de Tessalit et de Kidal. Ceux-ci ont été libérés après avoir Ce nombre est peut-être exagéré, mais le , les islamistes d'Ansar Dine relâchent 169 prisonniers militaires maliens, ainsi que 14 civils appartenant à des familles de soldats.
Liens externes La conquête d'Azawad, vidéo d'Ansar Dine sur la bataille de Tessalit et la bataille de Kidal.
Références
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