L’armée du Nord-Ouest (en ) est une unité des armées blanches durant la guerre civile russe. Formée en à partir du corps d’armée du nord (créé avec le soutien de l’empire allemand) et d’autres troupes anti-bolchéviques actives dans le gouvernement de Pskov, en Estonie et en Lettonie. Elle cesse d’exister le .
Historique Offensive du printemps sur Petrograd thumb|150px|Timbre émis par l’armée du Nord-Ouest, 1919
L’offensive du printemps du corps d’armée du nordQui devient en juillet l’armée du Nord-Ouest (fort de hommes face à vingt mille hommes côté rouge) en direction de Petrograd débute le . Les forces blanches parviennent à forcer la ligne de front tenue par la bolchévique vers Narva et en contournant Jamburg contraignent les rouges à se replier. Le Gdov est libéré, le Jamburg tombe et le 25 - Pskov.
Le général d’infanterie Nikolaï Ioudenitch, dont l’engagement sur le front du Caucase pendant la Première Guerre mondiale assurait l’autorité, fut confirmé, le , par l’amiral Koltchak au rang de commandant en chef de toutes les unités terrestres et maritimes russes opérant contre les bolchéviques sur le front du Nord-Ouest. Début juin, les forces blanches approchaient Louga, Ropcha et Gatchina, menaçant Petrograd. Les rouges mobilisent alors leurs réserves et alignent hommes face à l’armée du Nord-Ouest, soutenue par deux divisions estoniennes. Le , les bolchéviques lancent une contre-attaque et repoussent les troupes estoniennes qui rechignent à combattre. Le , Jamburg tombe. Au prix de lourds combats, les rouges refoulent les faibles effectifs de l’armée du Nord-Ouest au-delà du fleuve Louga et capturent Pskov le .
Soutien des alliés L’aide des pays de l’entente, principalement du Royaume-Uni, à l’armée du Nord-Ouest de Ioudenitch s’avère en réalité plus mince que promise. La Grande-Bretagne s’appliqua en particulier à rendre la fourniture de matériel militaire par l’Allemagne difficile. Le gouvernement de l’amiral Koltchak avait octroyé à la mi-juin un million de francs au général Ioudenitch pour l’équipement de ses hommes et celui-ci commanda uniformes en Allemagne mais la transaction fut interdite par l’Angleterre. Les forces blanches de Lettonie venues rejoindre l’armée du Nord-Ouest (par exemple la division Lieven) étaient équipées et armées par l’Allemagne, l’armée estonienne était elle équipée et armée par la Grande-Bretagne. L’armée du Nord-Ouest, impliquée dans des combats de mai à août, ne bénéficia par d’un tel soutien massif. L’équipement des hommes était improvisé, les munitions manquaient cruellement et les salaires ne pouvaient être versés régulièrement, minant le moral des troupes. Certains réclament alors de suivre une ligne germanophile.
Fin juillet, les Anglais commencent à fournir les livraisons promises. Un premier navire arrive à Reval le , l’armée du Nord-Ouest obtient des blindés, des armes et de l’équipement.
Offensive d’automne sur Petrograd
Le , l’armée du Nord-Ouest (forte de face à côté rouge) força la ligne de front vers Jamburg et s’empare le de Louga et Gatchina, le Tsarskoïe Selo est aux mains des troupes blanches qui sont alors aux portes de Petrograd. Elles capturent les collines de Poulkovo et le flanc gauche pénètre dans Ligovo. Des éclaireurs se livrent à des escarmouches jusque dans les usines Ijorski. Mais le manque de forces et de moyens propres, le soutien défaillant de l’EstonieL’Estonie menait alors en parallèle des négociations avec les bolchéviques en vue de la reconnaissance de son indépendance., la désobéissance de Bermont-Avalov, la passivité de la flotte anglaise ainsi que la supériorité numérique rouge ne permettent pas de prendre Petrograd. Après dix jours de combats acharnés avec les rouges (dont les effectifs étaient passés à ) l’armée du Nord-Ouest entame sa retraite le et se replie en combattant vers l’Estonie, dans la région de Narva.
Dissolution En Estonie, et officiers de l’armée du Nord-Ouest furent désarmés, cinq mille d’entre eux furent de plus internés dans des camps. Le général Ioudenitch fut arrêté par les hommes de Bułak-Bałachowicz, avec le consentement tacite des autorités estoniennes, avant d’être relâché à la suite de l’intervention du commandement de l’escadre anglaise mouillant à Reval.
Le , par décret de Ioudenitch, l’armée du Nord-Ouest cessa d’exister.
Structure Effectifs : et officiers ; : jusqu’à ; : environ ; Les officiers de carrière représentent 10 % des effectifs, parmi eux se trouvent 53 généraux.
Commandants À partir du : général-major A.P. Rodzianko ; À partir du : général d’infanterie N.N. Ioudenitch ; À partir du : lieutenant-général P.V. Glasenapp (jusqu’au 2).
Composition Au début de l’offensive sur Petrograd l’armée du Nord-Ouest comportait les unités suivantes :
de fusiliers (Pahlen) (M.V. Iaroslavtsev) Ostrovski — Talabski — Ouralski — Semionovski — Artillerie lourde — 2 Artillerie légère — 4 (D.R. Vetrenko) Volynski — Temnitski — Viatski — Krasnogorski — Artillerie lourde — 2 Artillerie légère — 8 Lieven (K.I. Dydorov) Libavski ( Lievenski) — Rijski ( Lievenski) — Poltavski ( Lievenski) — Tchoudski — Artillerie lourde — 2 Artillerie légère — 6 Blindés — 2 de fusiliers (E.K. Arseniev) (A.N. Dolgoroukov) Narvski — Voznessenski — Velikoostrovski — Litovski — Artillerie lourde — 4 Artillerie légère — 5 Brigade détachée (K.A. Iejevski) Pskovski — Denikinski — Petcherski — Bataillon Katchanovski — Artillerie légère — 4 détachée (A.F. Dzerojinski) Gueorguievski — Revelski — Kolyvanski — Gdovski — Artillerie lourde — 2 Artillerie légère — 4 Unité au commandement détaché Régiment de cavalerie Bułak-Bałachowicz — Régiment de chasseurs à cheval — de réserve — de réserve — Unité de débarquement de marine — Blindés — 2 Artillerie lourde — 2 Artillerie légère — 4 Bataillon détaché de blindés (capitaine P.O. Chichko) — 4 blindés lourds anglais et 300 hommes. 4 trains blindés (« Amiral Koltchak », « Amiral Essen », « Talabtchanine », « Pskovitianine »)
Uniforme L’armée du Nord-Ouest portait des uniformes d’origines allemande et anglaise avec des signes distinctifs russes impériaux. Sur le bras les hommes portaient un chevron tricolore blanc-bleu-rouge, pointant vers le haut, surmontant une croix grecque blanche.
Bibliographie Kuprine A. I. Kupol Sv. Isaakiâ Dalmatskogo Krest’âne Pskovskogo uezda v Belom dviženii Routytch N. N. Belyj front generala Ûdeniča: Biografii činov Severo-Zapadnoj armii. «Russkij put’» 504 s. 2002 . Belaâ bor’ba na Severo-Zapade Rossii. Moscou, Centrpoligraf, 2003. Pilkine V. K. V Beloj bor’be na Severo-Zapade: Dnevnik 1918—1920 / Red. I. V. Domnine. 2005. 640 p., il. . Oktâbr’skoe nastuplenie na Petrograd i pričiny neudači pohoda : zapiski belogo oficera. Finlande. 1920. Istreblenie armii Ûdeniča v Èstonii Istoriâ Severo-Zapadnoj armii 1918—1920 gg.
Notes
Catégorie:Forces armées de la Russie Catégorie:Guerre civile russe Nord-Ouest