Puyloubier (Peyloubié en provençal) est une commune française située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Puyloubiérens.

Géographie

Situation alt=Puyloubier, sur le piémont sud-est de la Sainte-Victoire.|gauche|vignette|Puyloubier, sur le piémont sud-est de la Sainte-Victoire. La commune de Puyloubier est située à l’extrémité est du département des Bouches-du-Rhône, à de Marseille et à d’Aix-en-Provence. C'est une commune essentiellement rurale. Elle fait partie du canton de Trets et de la Métropole d'Aix-Marseille-Provence (pays d'Aix). Elle couvre une superficie de . Bordée au sud par la route départementale 7n (ancienne route nationale 7), elle est desservie par quatre routes départementales (RD 57b, RD 17, RD 12 et RD 57d). Elle est intégrée au Grand Site Sainte-Victoire, la surface couverte étant de . Elle est aussi dans un périmètre Natura 2000 pour . Enfin, elle se trouve dans le site classé de Sainte-Victoire.

Le territoire de la commune se divise en trois unités géographiques :

La montagne Sainte-Victoire : ce relief emblématique du Pays d’Aix, qui culmine à m au Pic des Mouches, dresse une barrière calcaire impressionnante orientée est-ouest. Ce site d'une beauté très appréciée, rendu célèbre dans le monde entier par les toiles du maître Paul Cézanne, est évidemment un lieu préservé.

Le piémont : Le village est localisé sur le piémont de la chaîne (altitude moyenne 400 m). L’endroit est depuis longtemps reconnu comme apte à l’habitat. D’abord oppidum celtoligure, puis, plus tard, village défensif dominant un pays cultivé et aménagé mais presque vide d'hommes, Podium Luperium (la colline des loups). Aujourd’hui, le village se détache toujours nettement du massif de Sainte-Victoire et est visible de loin. Son orientation sud est remarquable. Il bénéficie d’un environnement exceptionnel qui a pu être préservé.

La plaine : d'une altitude variable (entre 250 et 350 m), cette plaine se présente sous l'aspect d'un vaste plan incliné avec quelques buttes qui se détachent surtout à l'ouest (les Bréguières). La plaine a une forte vocation agricole. On y trouve essentiellement de la vigne. Ce vignoble, avec une surface de plus de ha, est le plus vaste du département des Bouches-du-Rhône (AOC Côtes de Provence Sainte-Victoire).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vauvenargues à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Puyloubier est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (49,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (49,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : cultures permanentes (32,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (23,8 %), forêts (14,5 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (9,8 %), terres arables (9,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,2 %), zones urbanisées (1,8 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire L’histoire de la commune est intimement liée à celle de la montagne Sainte-Victoire. Son nom lui-même trouve son origine dans la montagne : Puyloubier, Podium Luperium, la colline des loups.

Selon le CNRS, près de 200 sites ou indices de sites préhistoriques, toutes périodes chronologiques confondues, sont dénombrés sur le versant méridional de Sainte-Victoire, dont une centaine sur le seul piémont de Puyloubier.

Préhistoire C’est au cours du Néolithique, au troisième millénaire avant notre ère, que le massif de Sainte-Victoire connaît sa première phase de développement et, sur le piémont de Puyloubier, un certain nombre de gisements de plein air a été reconnu. Des fragments de céramique non tournée, des outils en silex et des haches polies témoignent d’une occupation relativement dense des zones basses de la montagne.

Au cours de l’âge du Bronze (1850-700 avant notre ère), le piémont de Puyloubier continue à être fréquenté alors qu’une certaine déprise de l’essor démographique est constatée en Basse Provence.

On trouve aussi des traces de peuplement protohistorique que ce soit du âge du Fer (700-450 avant notre ère) ou du âge du Fer (450-100 avant notre ère).

En 102 avant notre ère, lors de leur arrivée en Provence, les Barbares se divisèrent en deux masses : l’une, formée des Cimbres, se rendit vers l’Italie septentrionale, l’autre, composée des Teutons et des Ambrons, se dirigea vers Aix. Selon Tite-Live, on sait que le consul Marius extermina ses ennemis en deux combats livrés aux environs de la ville d’Aix : .

Un large consensus prévaut pour situer la deuxième bataille dans la plaine située entre Puyloubier, Pourrières et Trets, à proximité de la Voie Aurélienne. Marius avait en effet prévu de rejoindre ses ennemis en ces lieux où il pensait suppléer à l’infériorité du nombre de ses soldats par la supériorité des positions et la promptitude de l’attaque. Une de ses colonnes devait déboucher du camp fortifié du Pain de Munition, situé sur les collines entre Puyloubier et Pourrières, l’autre depuis le plateau du Cengle, situé sur les communes de Saint-Antonin et de Puyloubier. Un monument commémorant la bataille a été érigé sur la commune de Pourrières.

L’époque gallo-romaine laisse en témoignage un réseau de villae qui s’est développé sur le piémont, au pied des collines ou sur les replats, près des terres cultivables : le Général, l’Avocat, Richeaume, Saint-Pancrace, le Jasmin, Parret, la Meïronette ou Cancelade.

Moyen Âge

Le nom du village connaît diverses formes : Puium Lubericum (1020), Podium Lubarium (1040), Podium Luparium (1044), Mons Luparius, Peiloubier…

Jean de Sabran (?-av.1384), capitaine d'Aix (1367), châtelain d'Aix (1370), viguier de Marseille (1381), fut seigneur d'Ansouis et grand chambellan de Jeanne I de NaplesAD du 13, 1 mi 33, parch. Il était le troisième fils de Guillaume de Sabran, baron d'Ansouis et comte d'Ariano. Jean épousa avant 1351, Isoarde de Roquefeuil, dame de Puyloubier, de Belcodène et de Mimet, fille d'Isnard de Puyloubier, seigneur de Puyloubier et de RoquefeuilGérin-Ricard, Actes, tableau généalogique. Il eut de longs problèmes avec son frère Guillaume au sujet de l'héritage paternel, si bien que la reine Jeanne dut intervenir. Le 9 mars 1351, il prêta hommage pour Puyloubier à la reine JeanneGérin-Ricard, Actes, 217.

Lors de la crise ouverte par la mort de la reine Jeanne I, le fief de Puyloubier est confisqué à Jacques de Roquefeuille, qui soutenait Charles III de Naples contre Louis d'Anjou. Il est donné à Isoarde de Roquefeuille le 27 juin 1386Geneviève Xhayet, « Partisans et adversaires de Louis d'Anjou pendant la guerre de l'Union d'Aix », Provence historique, Fédération historique de Provence, volume 40, 162, « Autour de la guerre de l'Union d'Aix », 1990, cartes 421..

Ce nom qui associe la montagne et les loups n’est pas usurpé : la commune versa encore, en 1832, une prime pour la capture de deux louveteaux.

Politique et administration

Population et société

Démographie

Manifestations culturelles et festivités Foire à la Brocante et vide-grenier en juin. Petit Festival Culturel en juillet et août. Fête de la Saint-Éloi début septembre. Marché de Noël fin novembre. Les « Rendez-vous culturels de Puyloubier » : chaque dernier vendredi (ciné club) et samedi (spectacle) des mois de septembre à mai (décembre excepté), entrée libre.

Personnalités liées à la commune Servin de Puyloubier, ermite et martyr, massacré par les Wisigoths. Jacques Rigaud, dessinateur et graveur, né à Puyloubier le 1680, décédé à Paris le 10 août 1754. Jean-Baptiste Rigaud, dessinateur et graveur, né à Puyloubier le 17 avril 1720, neveu de Jacques Rigaud. Rosalie Margalet, mère du poète Victor Gélu, couturière, née à Puyloubier le 3 avril 1770, décédée le 7 mars 1854. Jean Planque, artiste peintre et collection d'art suisse, y a séjourné entre 1948 et 1951. Francis Méano, footballeur international, né à Puyloubier le 22 mai 1931, décédé tragiquement dans un accident de voiture près de Reims le 26 juin 1953. Pierre Paul Jeanpierre, colonel de la Légion étrangère, tué au combat en 1958 près de Guelma (Algérie) repose au carré des légionnaires dans le cimetière de Puyloubier. Yvonne Gamy, actrice, née à Marseille le 10 juin 1904, décédée dans la même ville le 10 février 1997, y a longtemps habité.

Héraldique

Économie alt=Cave coopérative des vignerons du mont Sainte-Victoire.|vignette|Cave coopérative des vignerons du mont Sainte-Victoire.

La commune fait partie de la zone d'appellation Côtes-de-provence Sainte-Victoire.

Culture et patrimoine

Lieux et monuments Monuments laïques Le centre ancien