vignette|250px|Plan de Kamakura avec les sept entrées

La ville de Kamakura au Japon, est enfermée sur trois côtés par des collines très escarpées et sur le quatrième par la mer : avant la construction de plusieurs tunnels et routes modernes, ce qu'on appelle les , ou , tous artificiels, sont ses principaux liens avec le reste du mondeKamakura Shōkō Kaigijo (2008: 54-56). La ville est donc une forteresse naturelle et, selon l'Azuma Kagami, elle est choisie par Minamoto no Yoritomo comme base spécifiquement pour cette raisonHiking to Kamakura's Seven Entrances and Seven Passes, The Kamakura Citizen Net consulté le 11 mai 2008 . Le nom lui-même semble avoir été calqué sur celui des - parfois traduites par les sept « bouches » - qui apparaît en premier dans la littérature du milieu de l'époque Muromachi (vers 1450). Avec les autres noms « numérotés » comme les « dix puits de Kamakura » et les « dix ponts de Kamakura », les modernes « sept entrées » sont une invention de l'époque d'Edo, probablement créée pour stimuler le tourismeKawano (2005:24-25). LAzuma Kagami les appelle simplement -zaka : Kobukurozaka, Daibutsuzaka, Gokurakuzaka, etc. Il faut aussi noter que, outre ces sept entrées, il y a toujours d'autres routes de montagne qui relient Kamakura avec, par exemple, Kotsubo et Shichirigahama. Il y en a une par exemple qui relie le Kaizō-ji à Ōgigayatsu avec la gare de Kita-KamakuraKawano (2005:301). Les « sept entrées » sont tout simplement les plus importantes et les plus pratiques.

Tout en étant économiquement vitaux, car ils permettent le trafic vers et depuis le monde extérieur, les sept cols ont aussi une grande valeur militaire, et en tant que tels, sont fortifiés de diverses manières, par exemple en les rétrécissant jusqu'à ce qu'un cheval puisse à peine les traverser, et en obstruant la vue des arrivants. Les routes sont également modifiées en ajoutant des falaises artificielles et des forts à partir desquels les archers peuvent frapper les ennemis qui passent en dessous.

Les sept entrées Col Asaina vignette|250 px|Cascade de Saburō à l'entrée du col d'Asaina

Aussi connu sous le nom et habituellement appelé , le relie Kanazawa (à présent partie de la ville de Yokohama) à Kamakura, tout en assurant la protection de son flanc oriental. LAzuma Kagami rapporte que la décision de relier la ville de Kanazawa est prise en 1240 par le shikken Hōjō Yasutoki. Son nom semble provenir de la légende selon laquelle le héros surhumain Asahina (ou Asaina) Saburō Yoshihide (personnage historique et troisième fils de Wada Yoshimori) la construit lui-même en une nuit. Les chutes près de l'entrée de Kamakura vers le col, la , sont également nommées d'après luiJuniso/Jomyoji Area by the Kamakura Citizen Net, consulté le 2 juin 2008. L'ensemble du col est déclaré « monument historique ».

La plaque sur le côté Yokohama du col porte l'inscriptionTexte japonais disponible ici :

L'inscription sur la stèle du côté Kamakura du col, près des chutes de Saburō, possède un contenu très similaireTexte japonais disponible ici.

Col de Daibutsu Au-dessus de l'actuel tunnel de Daibutsu, le traverse les localités de Kajiwara et Yamazaki pour relier Kamakura à Fujisawa. Sa date de construction est inconnue, et lAzuma Kagami ne le mentionne pas. Un passage du Shinpen Kamakurashi semble indiquer qu'il existait en 1181, mais c'est probablement une erreurKamakura Citizen's Net, Daibutsu Kiridōshi. Réparé à plusieurs reprises au cours de la période allant de l'époque d'Edo à l'ère Meiji, il est déclaré « monument historique ».

Col de Gokuraku vignette|gauche|250 px|Col de Gokuraku, où l'armée de Nitta Yoshisada est défaite

Le est une section de la route qui, à partir de la plage de Yuigahama, passe devant les portes du Gokuraku-ji, retourne à la mer après le cap d'Inamuragasaki, puis passe à Shichirigahama, Koshigoe et Katase pour finalement rejoindre la fameuse route Tōkaidō. Selon la tradition, le col est ouvert par Ninshō (1217–1303), le fondateur du Gokuraku-ji Ce col, choisi par Nitta Yoshisada pour son attaque sur Kamakura en 1333, est donc témoin de féroces combats.

La stèle installée sur le col porte l'inscriptionTexte japonais disponible ici : :

Col de Kamegayatsu vignette|250px|Côté Kamakura du col de Kamegayatsu

Le nom du apparaît pour la première fois dans lAzuma Kagami en 1180Kamakura Citizen's Net, Kamegayatsuzaka Kiridōshi. Le col de KamegayatsuLa terminaison ヶ谷, courante dans les noms de lieux et généralement lue -gaya à Kamakura, est normalement prononcé -gayatsu, comme dans Shakadōgayatsu, Ōgigayatsu et Matsubagayatsu relie la zone d'Ōgigayatsu (nord-ouest de la gare de Kamakura d'aujourd'hui) au Chōju-ji à Yamanouchi (Kita-Kamakura), près du Kenchō-ji. Son nom vient du fait qu'il est si raide qu'une tortue ne serait pas en mesure de le monter sans se retourner. Il est déclaré monument historique.

Col de Kewaizaka Extrêmement important du point de vue militaire, le mène à Fujisawa, puis la route se dirige vers la province de Musashi (la zone qui entoure les modernes villes de Fuchū et Kokubunji). En raison de sa position stratégique, c'est là que les forces de Nitta Yoshisada conduisent leur principale attaque sur la ville. Le col est témoin d'autres combats à plusieurs occasions. Il est en conséquence classé « monument historique ».

La stèle du côté de Kamakura porte l'inscriptionTexte japonais disponible ici :

Col de Kobukurozaka Le nom apparaît pour la première fois dans lAzuma Kagami en 1235Kamakura Citizen's Net, Kobukurozaka Kiridōshi. L'ancienne route qui traverse le col, qui de Tsurugaoka Hachiman-gu quitte la route moderne pour Yamanouchi (Kita-Kamakura), passe en dessous et le rejoint avant d'arriver au Kenchō-ji, est construite par les shikken Hōjō. La route moderne est construite au cours de l'ère Meiji. Selon le Taiheiki, c'est l'un des cols à travers lesquels Nitta Yoshisada tente de pénétrer dans Kamakura en 1333. Le col est déclaré « monument historique ».

Col de Nagoshi vignette|gauche|250px|Col de Nagoshi, important parce qu'il relie Kamakura à la péninsule de Miura, fait moins de de large

Le est extrêmement important car il relie la ville à la péninsule de Miura. Très raide et de moins de deux mètres de large, son nom est écrit avec les caractères 难通 (« difficile à passer ») pour cette raison. Le nom de la zone qui l'entoure est maintenant écrit avec les mêmes caractères (名越), mais est appelé Nagoe. Le col est déclaré « monument historique ».

La plaque sur le côté Kamakura porte l'inscription :

État actuel des sept entrées Le col de Kobukurozaka aujourd'hui est une large route moderne qui relie Kamakura à Kita-Kamakura et il ne reste que des traces de l'ancien col鎌倉七口 article, Wikipedia japonais, consulté le 14 mai 2008. Le col de Gokuraku est également une route de nos jours. Les cols de Daibutsu, Nagoshi et Asahinas sont plus ou moins tels qu'ils étaient avant l'ère Meiji tandis que les cols de Kewaizaka et Kamegayatsu ont changé mais sont encore reconnaissables.

Col de Shakadō vignette|250px|Côté Ōmachi du majestueux col de Shakadō

Outre les sept entrées, il existe un autre col dans la ville, l'énorme qui relie Shakadōgayatsu aux arrondissements d'Ōmachi et Nagoe (anciennement appelé Nagoshi). Bien qu'il soit important, il n'est pas considéré comme l'une des sept entrées car il relie deux zones toutes deux entièrement situées dans Kamakura même.

Le col est actuellement fermé à la circulation en raison du danger posé par les chutes de pierres.

Bibliographie

Liens externes

Anciennes routes de Kamakura Sept entrées de Kamakura Sept entrées et sept cols de Kamakura Notes et références

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