Saint-Paul-lès-Durance (nom officiel selon l'INSEEINSEE : Commune de Saint-Paul-lès-Durance (13099)) ou Saint-Paul-lez-Durance (selon l'usage sur le site et dans les documents de la municipalitéSite de la commune : http://www.stpaul.fr) est une commune française, située dans le département des Bouches-du-Rhône en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Saint-Paulais.

Sur son territoire se trouve le centre d'études nucléaires de Cadarache et le projet ITER.

Géographie Saint-Paul-lès-Durance se trouve à l'extrême nord-est le département des Bouches-du-Rhône, dans le massif de Concors, à de Mirabeau, et à de Pertuis. Le centre d'études nucléaire de Cadarache (CEA) est situé à cinq kilomètres du village. Deux cours d'eau principaux traversent le territoire communal, la Durance du nord-est à l'ouest, et l'Abéou du sud-est au nord-ouest.

La commune couvre un espace de dont la majeure partie est boisée ou rattachée au CEA et à ITER.

La situation de la commune de Saint-Paul-lès-Durance la place dans une zone dont le risque sismique est estimé entre faible et moyen, à l'instar des autres communes du nord des Bouches-du-Rhône.

Géologie et relief

Le village est construit sur un promontoire rocheux qui le protège des crues réputées dévastatrices de la Durance.

Les aménagements opérés par l'homme ainsi que la typologie du territoire de la commune font du village une presqu'île, logée entre la Durance au nord et le canal de Provence au sud.

Massifs environnants :

Massif du Concors. Par décret du , une majorité du massif est protégée au titre des sites naturels classés. Le classement a été étendu à la commune de Saint-Paul-lez-Durance. Bois de la Séouve, intégré au massif de Concors, Montagne de Vautubière, Colline de Peycal (point culminant de la commune) Colline de San Peyre.

Hydrographie

vignette|200px|Cascade de l'Abéou, Saint-Paul-lez-Durance (2023)|centré Cours d'eau sur la commune ou à son aval :

rivière de la Durance ; ruisseaux de l'Abéou.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Vinon-sur-Verdon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Paul-lès-Durance est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Marseille - Aix-en-Provence, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (83 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (57,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (15,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (12 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (3,9 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (3,9 %), terres arables (3,1 %), zones urbanisées (1,6 %), prairies (1,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,1 %), mines, décharges et chantiers (0,6 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie Son nom en occitan est Sant Pau de Durença. À la Révolution française, la commune est appelée Saint-Paul-le-Fougassier (1791), en raison des deux besaces d'or présentes sur son blason et étant confondues avec des fougasses (pains au levain). Elle est brièvement appelée Port-de-Durance ou encore Paul-en-Durance durant la Terreur dans une volonté de supprimer toute appellation religieuse. .

Histoire vignette|200px|Mairie actuelle, château du XVIe La localisation du petit village dans un méandre de la rivière Durance pourrait expliquer son origine remontant à l'époque romaine. En effet, il est envisageable qu'un port fluvial ait été établi à cet endroit pour faciliter le transport du bois depuis les Alpes jusqu'aux ports méditerranéens par flottaison. Cette situation offrait une protection contre les crues fréquentes de la rivière.

Même aujourd'hui, quelques vestiges d'une villa romaine subsistent au lieu-dit "Saint-Martin", à proximité d'un ancien couvent, confirmant une occupation continue de la région.

Parallèlement, un oppidum situé au lieu-dit "San Peyre" témoigne également de la présence humaine pendant le Haut Moyen Âge. Des ruines relativement bien préservées et une enceinte murale attestent de son existence. Il semble que la population ait graduellement migré des sommets des collines vers la vallée, en s'établissant au lieu-dit "Capelles", marqué par la présence de chapelles, avant de revenir à l'emplacement du port fluvial, site de l'actuel du village.

Longtemps la commune a reposé principalement sur l'agriculture. Des vestiges de charbonnières du siècle passé subsistent encore de nos jours, ainsi qu'un ancien moulin rénové. Historiquement, l'ensemble des terres était partagé entre deux domaines celui du comte de Cadarache et celui du marquis de Saint-Paul avant d'être réunis à la Révolution pour former la commune. Le château des marquis, au cœur du village, accueille désormais la mairie.

Une motte castrale a été fouillée, au cœur du centre de Cadarache. La plate-forme sommitale faisait de diamètre, et le château disposait d'une basse-cour située à l'est de la motte principale. Elle date des Daniel Mouton, « Les fortifications de terre de la Provence médiévale : l’exemple du bassin de la Durance moyenne », Bastides, bories, hameaux. L’habitat dispersé en Provence, Actes des d’histoire régionale de Mouans-Sartoux, 15 et 16 mars 1985, Mouans-Sartoux, Centre régional de documentation occitane, 1986, .

Un bac permettant de traverser la Durance est attesté en 1195Catherine Lonchambon, « D’une rive à l’autre de la Durance : d’étranges bateaux », in Guy Barruol, Denis Furestier, Catherine Lonchambon, Cécile Miramont, La Durance de long en large : bacs, barques et radeaux dans l’histoire d’une rivière capricieuse, Les Alpes de lumière no 149, Forcalquier 2005, , . Autre ressource tirée de la Durance : le péage-tonnage qui y était établi, et qui taxait les radeliers qui la descendaientLucien Stouff, « Ports, routes et foires du », carte 86 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, . Au , l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon y a possédé cinq établissements religieux, percevant pour chacun d'entre eux les revenus qui y étaient attachésGuy Barruol, Michèle Bois, Yann Codou, Marie-Pierre Estienne, Élizabeth Sauze, « Liste des établissements religieux relevant de l’abbaye Saint-André du », in Guy Barruol, Roseline Bacon et Alain Gérard (directeurs de publication), L’abbaye de Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, histoire, archéologie, rayonnement, Actes du colloque interrégional tenu en 1999 à l'occasion du millénaire de la fondation de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon, Éd. Alpes de Lumières, Cahiers de Salagon no 4, Mane, 2001, 448 p. , , : dès la fin du et jusqu'au , l’église paroissiale Saint-Pierre dans un village fortifié aujourd'hui abandonné, l’oppido Anemare, mais dont le toponyme Saint-Peyre a conservé la trace ; du au , l’église paroissiale Saint-Michel de Cadarache, au château de Cadarache ; du au début du , les églises Sancti Capitis au domaine de Cadarache, actuellement en ruines, et l'église Sancti Martini Teoleto, également en ruines ; et aux , l'église Saint-Paul d'Anemas, qui est élevée au rang d’église paroissiale.

André Pusole (?-av.1379), viguier de Grasse (1341), damoiseau, fut seigneur principal de Saint-Paul-les-Durance. Il laissa un fils, le chevalier Louis Perisole (?-1379) qui ne lui survécut pas. Georges de Montemalo, noble, originaire de Coni (Piémont) fut seigneur de Cadarache. Le , il obtint de la reine Jeanne exemption de l'albergue pour le village de Cadarache qu'il avait acheté peu de temps avant car ce lieu avait été dévasté par les guerres et les pestesAD du 13, série B5f100V.. Il sembla avoir été un proche de la famille d'Agout puisqu'il fut le procureur de l'ancien sénéchal Foulques d'AgoutAD du 13, série B1524f171v. et en , procureur du sénéchal Foulques II d'AgoutAD du 13, série B1526f71v.. Il prêta hommage à Marie de Blois entre août et Xhayet, Partisans et adversaires, , note 56.

Cette ancienne communauté de Cadarache dépeuplé à la fin du , fut le fief des Valbelle du au , à laquelle appartenait Omer de Valbelle (1729-1778), amant attitré de « La Clairon » (1723-1803), célèbre tragédienne.

left|vignette|250px|Château de Cadarache vue du ciel, surplombant la Durance et le Verdon.

Puis le domaine de Cadarache passa à la famille de Castellane, avec des personnalités marquantes comme Ernestine de Castellane (1788–1850), seconde épouse du ministre Joseph Fouché (1759-1820).

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