L'effet iris ou hypothèse iris est une théorie contestée, proposée par le professeur climatosceptique Richard Lindzen en 2001 selon laquelle l'augmentation de la température de surface de la mer aux tropiques diminuerait la couverture nuageuse de cirrus, avec ainsi un renvoi accru de rayonnement infrarouge de l'atmosphère terrestre vers l'espace.

Article de 2001 Son étude des changements récents de couverture nuageuse, et une modélisation des effets de ce changement sur le rayonnement infrarouge qui en résulte, suggère que le renvoi de rayonnement infrarouge dans l'espace est une rétroaction négative où un réchauffement initial causerait un refroidissement de l'ensemble de la surface, alors que le consensus était que l'augmentation de la température de la surface de la mer tend à augmenter la quantité de cirrus en réduisant ce renvoi de rayonnement infrarouge, avec donc plutôt une rétroaction positive.

Depuis, d'autres scientifiques ont testé l'hypothèse qui a été très débattue tant à propos de sa réalité que de ses implications climatiquesLin, B., B. A. Wielicki, L. H. Chambers, Y. Hu, and K. Xu (2002), The iris hypothesis: A negative or positive cloud feedback ?, J. Clim., 15, 3-7, doi: 10.1175/1520- 0442(2002)015<0003:TIHANO>2.0.CO;2.Lin, B., T. Wong, B. A. Wielicki, and Y, Hu (2004), Examination of the decadal tropical mean ERBS nonscanner radiation data for the iris hypothesis, J. Clim., 17, 1239-1246, doi: 10.1175/1520-0442(2004)017<1239:EOTDTM>2.0.CO;2.Spencer, R. W., W. D. Braswell, J. R. Christy, and J. Hnilo (2007), Cloud and radiation budget changes associated with tropical intraseasonal oscillations, Geophys. Res. Lett., 34, L15707, doi: 10.1029/2007GL029698.Su, H., J. H. Jiang, Y. Gu, J. D. Neelin, B. H. Kahn, D. Feldman, Y. L. Yung, J. W. Water, N. J. Livesey, M. L. Santee, and W. G. Read (2008), Variations of tropical upper tropospheric clouds with sea surface temperature and implications for radiative effects, J. Geophys. Res. Atmos., 113, D10211, doi: 10.1029/2007JD009624. Su, H., J. H. Jiang, J. D. Neelin, B. H. Kahn, J. W. Waters, N. J. Livesey, and Y. Gu (2010), Reply to comment by Roberto Rondanelli and Richard S. Lindzen on “Variations in convective precipitation fraction and stratiform area with sea surface temperature”, J. Geophys. Res. Atmos., 115, D06203, doi: 10.1029/2009JD012872Su, H., J. H. Jiang, J. D. Neelin, B. H. Kahn, J. W. Waters, N. J. Livesey, and Y. Gu (2010), Correction to “Reply to comment by Roberto Rondanelli and Richard S. indzen on “Observed variations in convective precipitation fraction and stratiform area with sea surface temperature””, J. Geophys. Res. Atmos., 115, D06203, doi:10.1029/2010JD014261 Mauritsen T & Stevens B (2015) Missing iris effect as a possible cause of muted hydrological change and high climate sensitivity in models, Nature Geoscience, 8, 346- 351, doi: 10.1038/ngeo2414.

Certains comme Hartman (2002) n'ont pas trouvé de preuve soutenant l'hypothèse. D'autres ont trouvé des preuves ou indices qu'un réchauffement de la surface de la mer diminue les cirrus mais sans annuler la rétroaction positive (alors que Lindzen avait initialement émis l'hypothèse d'une rétroaction négative). Ainsi Roy Spencer et al. en 2007, à partir de données satellites mises à jour, concluent dans le sens de l'hypothèse d'un effet iris.

Globalement, les chercheurs reprochent à la théorie des erreurs de méthodologie et son appui sur des hypothèses contraires aux faits connus.

Article de 2009 Alors que la théorie est discréditée chez la grande majorités des scientifiques « mainstream », un second article est publié en 2009, tentant de prouver que la sensibilité de la Terre aux gaz à effet de serre serait faible. Mais une fois de plus les scientifiques identifient des erreurs, notamment l'incapacité de prendre en compte des inexactitudes connues dans les mesures satellitaires utilisées. Lindzen reconnait dans une interview qu'il s'agit .

Article de 2011 En 2011, Lindzen, avec son collègue Choi publient une réfutation des critiques principales apportées à l'hypothèse Lindzen R.S, Y-S. Choi (2011) "On the observational determination of climate sensitivity and its implications", Asia-Pacific J. Atmos. Sci., 47, 377-390. doi: 10.1007/s13143-011-0023-x. Leur article ayant été contesté aux U.S.A., il est publié dans une revue coréenne.

En 2012, des scientifiques de l'université d'Auckland, à partir de données satellites notent que la hauteur moyenne des nuages a baissé de 2000 à 2010, ce qui pourrait être une conséquence de la réduction des cirrus de haute altitude car la hauteur moyenne globale des nuages est liée à la température globale moyenne ; en général, plus les nuages sont haut, plus la température est élevée, et vice-versahttp://www.redorbit.com/news/science/1112479879/falling-clouds-may-combat-global-warming/.

En 2015 une étude s'est intéressée aux effets possibles sur la pluviométrie de la modification de la composition de la haute atmosphère en cirrus, cirrostratus et nuages convectifLiu R, Liou K.N, Su H, Gu Y, Zhao B, Jiang J.H & Liu S.C (2017). High cloud variations with surface temperature from 2002 to 2015: Contributions to atmospheric radiative cooling rate and precipitation changes. Journal of Geophysical Research: Atmospheres..

Voir aussi Assombrissement global Réchauffement climatique aérosols Cirrus Dérèglement climatique Trainées d'avion

Références

Liens externes NASA summary of Global Warming and Iris Hypothesis Evidence against the Iris Hypothesis New satellites to resolve Hypothesis Cloudsat and CALIPSO satellite summary

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