Auriac-l'Église est une commune française située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes. Le village comprend deux parties : Auriac-Haut et Auriac-Bas ainsi que différents écarts et hameaux (Chazelles, Serre…). Géographie Le village est situé dans la vallée de la Sianne à l'est des monts du Cézallier. Une partie de la commune fait partie du « Pays Coupé » et l'autre du Brivadois. Bien que situé dans le département du Cantal, le village est proche de la Haute-Loire. La commune abrite sur son territoire des sources ferrugineusesRapport d'activité de l'Association Cézallier - Vallée de la Sianne, Mairie de Molèdes (15) et d'anciennes exploitations d'antimoineJ.-J. Périchaud, Les Gisements Métalliques du District à Antimoine de Brioude-Massiac (Massif Central Français), BRGM, 1968.

Communes limitrophes

Hydrographie Elle est parcourue par la Sianne et par divers petits ruisseaux, dont le ruisseau de l'Église.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Massiac à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Auriac-l'Église est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (58,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47 %), zones agricoles hétérogènes (28,5 %), prairies (13,2 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (11,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 184, alors qu'il était de 191 en 2013 et de 192 en 2008.

Parmi ces logements, 45,7 % étaient des résidences principales, 40,2 % des résidences secondaires et 14,1 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,2 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 3,8 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Auriac-l'Église en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (40,2 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 90,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (90,4 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Auriac-l'Église en 2018. Typologie Auriac-l'Église. Cantal. France entière. Résidences principales (en %)45,767,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)40,220,49,7 Logements vacants (en %)14,111,98,2

Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Auriacum au Dans le pouillé de Saint-Flour. en 1337Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 458, Auriat en 1526Dans le terrier d'Aurouze..

Auriac en occitan.

Auriac est un nom de domaine gallo-romain formé avec le suffixe -ac sur le nom de personne romain Aureus.

Histoire Féodalité : famille de La Vernede futurs seigneurs d'Aurouse ; famille de Chavagnac, « leader » des protestants.

En 1789, l'abbé Glaise a tenu un « livre de compte » sur sa vie de tous les jours dans le village de ChazellesEn auvergnat, une « Chaze » est une bâtisse de pierre construite par les bergers. Un livre écrit par Auguste Trévise et édité en 1920 narre la vie de cet abbé sous la Révolution française.

En 1855, le frère Jean Rives de l’ordre des frères du Saint-Viateur fonde l'école communale.

En 1899, le frère Camille Mizoule, instituteur à Auriac-l'Église, auteur de « La Bretagne à Vol d'oiseau » (1898), lauréat des Muses armoricaines et Vendéennes, publie un livre d'essais poétiques intitulé « Auvergne et Bretagne ».

En 1918, la commune d'Auriac change de nom pour Auriac-l'Église.

En 1962, Alphonse Vinatié (1924-2005), instituteur à l'école publique d'Auriac-l'Église et archéologue, est à l'origine de la découverte d'une des plus vastes nécropoles de France : les tertres funéraires protohistoriques du pays de LaurieJ.-P. Daugas, « La Nécropole du Plateau de Laurie », page 215, Les plus beaux sites archéologiques de France, éditions Eclectis..

Politique et administration Découpage territorial La commune d'Auriac-l'Église est membre de l'intercommunalité Hautes Terres Communauté, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Murat. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux..

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Saint-Flour, à la circonscription administrative de l'État du Cantal et à la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Saint-Flour-1 pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015, et de la deuxième circonscription du Cantal pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010..

Liste des maires

Population et société Démographie

On peut voir sur le tableau que la population d'Auriac-l'Église a connu son pic en 1821, à l'époque de la Restauration. Elle a constamment diminué depuis, les jeunes générations préférant aller s'installer en ville.

Vie associative Comité d’Animation et de la Culture d’Auriac-l’Église (CAC)

Économie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments

Église Saint-Nicolas d’Auriac. Datant du , elle est inscrite à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques. Croix de la place de l'Église. Elle a été déplacée en 1899. Motte castrale de Chavagnac. . Terrasses de pierres sèches. Datant du , elles se situent sur les côtes d'Auriac-l'Église (témoignages d'anciennes cultures viticoles). Elles sont appelées en langue locale pailhasToits, tours, clochers... Patrimoine en hauteur, Petit journal du patrimoine réalisé par la classe de de Blesle.. Château de Gironde (vestiges des ). Anciennes mines d'antimoine. Galerie du hameau de Riol. Maisons anciennes. Anciens fours : four du hameau de Chazelles (rasé en 2002) ; four du hameau de Serre. Anciens pigeonniers. Moulins de Riol et de la Croze. En 1816, naît au moulin de Riol, l'abbé Jean-Baptiste Vigouroux (1816-1898) qui fonda en Nouvelle-Calédonie la première mission catholique en 1851 et signa le l’acte de prise de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie. Pont de type gallo-romain sur la Sianne. Il est construit en 1897 à la Vernède et dessert 7 propriétés. Camping de la Sianne. Camping municipal de 30 emplacements situé au bord de la rivière. Taille : 0,76 hectare. 1 étoile.

Personnalités liées à la commune Jean-Baptiste Vigouroux (1816-1898), ordonné prêtre en 1842, il rejoint l'ordre des missionnaires maristes en 1848. Il fonde en la première mission catholique de Nouvelle-Calédonie en 1851 et signe l’acte de prise de possession par la France de la Nouvelle-Calédonie le . Auteur des plans du nouveau petit-séminaire de Saint-Flour, il meurt à Saint-Louis (Nouvelle-Calédonie) en 1898Lettres des missionnaires maristes en Océanie, 1836-1854, page 726, collection Charles Girard, Mémoire d'Église, éditions Karthala. Alphonse Vinatié (1924-2005), instituteur et archéologue. Précurseur de la méthode Freinet, il enseigne à Chausse de Saint-Poncy, à Auriac-l'Église de 1950 à 1963 et à Massiac. Tout au long de sa vie, il organise de nombreux chantiers de fouilles archéologiques dans le Nord-Cantal. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet et de nombreuses notes scientifiques ; ses découvertes enrichissent aujourd’hui les musées d’Aurillac et de Saint-Flour. Une rue de la ville d'Aurillac porte son nom.

Voir aussi Articles connexes Liste des communes du Cantal

Bibliographie

Nos ancêtres auvergnats, L'immigration auvergnate en Bretagne, Serge Duigou, Éditions Ressac, Quimper, 2004. [le mouvement migratoire qui partit du Cézallier vers la Bretagne aux - et notamment d'Auriac avec les Andraud, Bourse, Boyé, etc.]

Liens externes

Notes et références Notes et cartes Notes

Cartes

Références Site de l'Insee

Autres sources

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