La bataille d'Aguel'hoc ou massacre d'Aguel'hoc se déroule lors de la guerre du Mali, au début de la rébellion touarègue de 2012. Le la ville est prise par les forces rebelles d'Ansar Dine, du MNLA et d'AQMI. La prise de la petite ville d'Aguel'hoc s'accompagne d'un massacre de plusieurs prisonniers maliens.

Déroulement Le , la petite ville d'Aguel'hoc est attaquée par les rebelles. L'assaut débute à 3 heures 30 du matin, les assaillants commencent par couper le réseau téléphonique, tandis qu'un groupe, dissimulé par les habitations de la ville progresse vers le camp militaire sans être vu. Ils trouvent une position favorable sur les toits d'où ils peuvent mitrailler le camp militaire. De plus, en périphérie de la ville, les enseignants et étudiants de l'Institut de formation des maîtres sont faits prisonniers, ceux-ci sont utilisés comme boucliers humains afin de se protéger d'éventuels raids aériens..

Cependant le premier jour, l'armée malienne repousse les forces indépendantistes et islamistes, elle effectue même quelques sorties avec des BRDM-2. Selon le ministère malien de la Défense, ce premier combat a fait 35 morts chez les assaillants. Les pertes de l'armée malienne sont d'un mort et 7 blessés...

Quant aux forces d'Ansar Dine, elles seraient dirigées par Abou Mohame, dit Cheikh Aoussa, le commandant en second du mouvement dirigé par Iyad Ag Ghali.. Selon un officier des services de renseignement du Mali, les assaillants sont commandés par le colonel déserteur Ibah ou M'Bam Ag Moussa, dit "Bamoussa"..

Le vendredi , un convoi de l'armée malienne venu renforcer la garnison d'Aguel'hoc est repoussé lors de la bataille d'In Emsal.

Après quelques légères escarmouches, le , à cinq heures du matin, les rebelles lancent un deuxième assaut. À court de munitions, les militaires maliens se rendent. Mais ils sont massacrés le même jour, certains sont tués d'une balle à la tête, d'autres sont égorgés.

Le lendemain, la caserne est bombardée par l'aviation malienne. et, venue de Kidal une nouvelle troupe malienne commandée par le colonel Ag Gamou fait route sur Aguel'hoc, soutenue par des hélicoptères Mil Mi-24. Les rebelles préfèrent se retirer et abandonnent la ville qui est reprise sans combat par les soldats maliens, 41 corps de militaires sont retrouvés dans des fosses communes dans un premier bilan..

Massacre des prisonniers Bilan humain Le ministre français de la Coopération Henri de Raincourt déclare le sur Radio France internationale que ont été commises à Aguel'hoc, avec des . Selon une source française proche du dossier interrogée par l’Agence France-Presse, et ce massacre a été commis à Aguel'hoc le . Le ministre français n’a pas précisé les responsables du massacre mais a affirmé que , les victimes ayant été égorgées ou tuées d’une balle dans la tête..

Le , le président malien Amadou Toumani Touré évoque 95 morts dans ce massacre.

D'après l'Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) : .. Le bilan de l'AMDH est repris par Human Rights Watch.. Cependant il est supérieur à celui donné par l'armée malienne pour l'ensemble des pertes de l'année 2012. Le , la direction de l’information et des relations publiques de l’Armée malienne (DIRPA) affirme qu'au total 133 soldats maliens ont été tués dans l'ensemble des combats entre le et le ..

Selon un rapport publié en par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, 153 soldats maliens ont été faits prisonniers et selon une estimation militaire 94 d'entre eux auraient égorgés ou exécutés d'une balle à la tête..

Responsabilités du massacre Dans un communiqué officiel le MNLA dément l'existence de massacre, le mouvement indépendantiste affirme que ses prisonniers sont traités selon les Conventions de Genève de 1949 et qu'aucun combattant salafiste n'a pris part aux combats. Le , Hama Ag Sid’ahmed, porte-parole du MNLA, dément une nouvelle fois toute alliance avec Aqmi. Il indique également que le MNLA .. De plus, le chargé de communication du MNLA, Mossa Ag Attaher ajoute dans une video datée du , que « Depuis le , nous avons clairement notifié notre démarcation non seulement avec Al Qaeda au Maghreb Islamique mais aussi avec tout groupuscule, tout mouvement dont le fondement a pour racine une quelconque religion. L'idéologie religieuse, extrémiste, Salafiste et de tout genre n'a pas sa place dans le noble combat que mène le MNLA aujourd'hui ». Soumeylou Boubèye Maïga, ministre malien des affaires étrangères, a déclaré dans une interview à Radio France internationale que les massacres de soldats à Aguel'hoc le portaient ..

Serge Daniel, correspondant de Radio France internationale et l’Agence France-Presse à Bamako depuis vingt ans, déclare le au quotidien français Libération, qu'il était convaincu que le MNLA et des membres d'AQMI ..

Le , Amnesty International demande que soit menée .. Le , la commission spéciale chargée d'enquêter sur les exécutions sommaires commises à Aguel'hoc, composée de 7 membres, tous officiers supérieurs des forces armées et de sécurité, et présidée par Alioune Badara Diamouténé, inspecteur général de police, a remis au président Amadou Toumani Touré son rapport après avoir passé 10 jours à Aguel'hoc et rencontré des témoins des évènements. D'après les conclusions de ce rapport, des éléments d'AQMI alliés au MNLA ont participé aux attaques du 18 au et ont exécuté des militaires maliens. Elle déclare détenir . Par ailleurs, elle informe que ..

Le , Maharafa Traoré, ministre malien de la Justice, intervient à la tribune du Conseil des droits de l'homme des Nations unies à Genève pour dénoncer l’attaque par le MNLA allié à AQMI du camp d’Aguel’hoc où et solliciter, au nom du gouvernement malien, ..

Dans une interview au quotidien français Le Figaro le , le président malien Amadou Toumani Touré confirme les accusations de crime de guerre portées contre le MNLA allié à AQMI lors de l’attaque d’Aguel’hoc.

Le président Amadou Toumani Touré déclare :

Dans une vidéo publiée le par Ansar Dine, le mouvement islamiste déclare avoir capturé 9 rescapés d'Aguel'hoc. Ils avaient été libérés en avril après avoir ..

Lapidation Fin , après la prise de contrôle d'Aguel'hoc par les islamistes, un couple adultère a été mis à mort par lapidation, au nom de la charia, par des hommes de Hamada Ag Hama, dit Abdelkrim Taleb, le chef d'une katiba d'AQMI..

Notes et références

Liens externes

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