Mandailles-Saint-Julien est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne-Rhône-Alpes Géographie vignette|La vallée de Mandailles. vignette|Chaumière ou buron au village de Raymond, peinture de Charles Jaffeux. vignette|La foire de Mandailles par Victor Fonfreide. Mandailles-Saint-Julien occupe le haut de la vallée de la Jordanne, au cœur d'un cirque glaciaire, le cirque de Mandailles. Elle est entourée par le puy de Bassierou, Cabrespine, le Piquet, le puy Chavaroche, le puy Mary, le puy de Peyre-Arse, le puy Bataillouse, le puy Griou, le Griounou, le puy de l'Usclade et l'Élancèze. La rivière Jordanne prend sa source sur les pentes du puy de Peyre-Arse et s'écoule dans le cirque. Le Pourtaou, un col entaillant la crête (les Fours de Peyre Arse), entre puy Mary et puy de Peyre-Arse, est similaire à la brèche de Roland des Pyrénées et porte, sur l'IGN, le nom de brèche de Rolland.

Communes limitrophes

Villages et hameaux de la commune

Les alentours de Mandailles Son bourg avec le Mas, le Bardugué, le Massoubro, Louradou, Larmandie, Fournal, Fournol, Lasteyrie, Liadouze, Benech, Raymond, Revel, Rudez, Lajarrige, Lacoste.

Les alentours de Saint-Julien Son bourg, Laboudie, le Felgeadou, Aubusson, la Garnerie, Tralabre, Anterieux, le Curadit, le Salès, Perruchez, Laveissière, Lesveissière, Lestival, le Champ, la Reveilladie.

Voies de communication et transports On y accède par trois routes départementales :

la D 17, qui part d'Aurillac, traverse la vallée de la Jordanne pour rejoindre le pas de Peyrol au pied du puy Mary. Cette route est une voie d'accès vers Le Falgoux, Dienne, Cheylade. Pendant la période hivernale elle est fermée à la circulation ; la D 46, de courte distance, qui relie la Croix de Cheules, intersection de cinq destinations, la route des crêtes, Velzic, Saint-Cirgues-de-Jordanne, Marmanhac ; la D 317, trait d'union entre les vallées de la Jordanne et de la Cère, plus particulièrement, Mandailles et Saint-Jacques-des-Blats. Elle passe par le col du Perthus au pied de l'Élancèze. Jusqu'en 1979, ce n'était qu'un chemin vicinal reliant les villages de Larmandie et de Fournol, mais aussi divers pacages et montagnes de la commune. Après l'étude des Ponts-et-chaussées et le financement du conseil général du Cantal, la D 317 fut construite par étapes, rendant les communications beaucoup plus faciles entre les deux vallées.

La commune est composée de deux bourgs principaux, Saint-Julien-de-Jordanne (893 mètres) et Mandailles (924 mètres) ; mais également de plusieurs villages, hameaux et lieux-dits s'échelonnant sur le flanc des montagnes. (Voir Villages et hameaux de la commune)

Suivant la départementale 17, la Jordanne la traverse. La rivière prend sa source sur les hauteurs de la commune, plus précisément au col de Cabre. La Jordanne passe Mandailles et Saint-Julien laissant une trace à son toponyme.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat de montagne, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à , maximale en automne et en hiver. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune du Claux à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Mandailles-Saint-Julien est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Aurillac, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (68,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (73,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (42,5 %), prairies (28,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (25 %), zones agricoles hétérogènes (3,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (0,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 264, alors qu'il était de 282 en 2013 et de 261 en 2008.

Parmi ces logements, 34,4 % étaient des résidences principales, 53,7 % des résidences secondaires et 11,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,6 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,4 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Mandailles-Saint-Julien en 2018 en comparaison avec celle du Cantal et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (53,7 %) supérieure à celle du département (20,4 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 82,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (80,2 % en 2013), contre 70,4 % pour le Cantal et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Mandailles-Saint-Julien en 2018. Typologie Mandailles-Saint-Julien. Cantal. France entière. Résidences principales (en %)34,467,782,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)53,720,49,7 Logements vacants (en %)11,811,98,2

Toponymie Le toponyme de Mandailles a évolué du latin vers le français : Mandalhas (1522) ; Mandalhies (1573) ; Mandalias (1608) ; Mandailles-en-Jordanne (1612) ; Mandalhes-en-Jordaine (1621) ; Mandales-en-Jourdanne (1631) ; Mandailh (1633) ; Mandailhes (1652) ; Mandailhe-ez-Jourdanne (1655) ; Mandailhe (1677) ; Mandaille (1712) ; Mandelhes (1756) DICTIONNAIRE TOPOGRAPHIQUE DE LA FRANCE

En auvergnat, l'ancienne langue régionale qui était parlée localement son nom était Mandalhos en graphie mistralienne, Mandalha en écriture auvergnate unifiée et Mandalhas e Sant Julian en graphie classique.

Histoire

La commune de Mandailles-Saint-Julien est relativement récente. Elle a vu le jour le par arrêté préfectoral, fusion des anciennes communes de Mandailles et de Saint-Julien-de-Jordanne. Ce village de Saint-Julien était lui-même un démembrement récent de la commune voisine, puisque c'est le , que la commune de Saint-Cirgues-de-Jordanne avait perdu la section cadastrale de Saint-Julien qui avait été érigée en commune distincte sous le nom de Saint-Julien-de-Jordanne.

Mais la paroisse de Mandailles est très ancienne puisqu'elle est attestée au ; son prieuré relevait de l'abbaye d'Aurillac.

Le territoire de la commune est en grande partie constitué d'exploitations agricoles, plus particulièrement l'élevage de bovins et quelques rares productions laitières. Pendant très longtemps, le revenu principal de ces exploitations était la production fromagère ; la fabrication du cantal. Le cirque de Mandailles est tavelé de nombreux burons plus ou moins entretenus témoins de cette aire prospère.

Sur la commune, il y a aussi un domaine forestier important composé de bois de hêtres, de frênes et de quelques chênes, du milieu desquels on voit sortir les rochers les plus gigantesques. Ces bois sont gérés depuis peu de temps (années 60-70) par les Eaux et Forêts. Avant cette période, aucune gestion n'était mise en place, laissant au pillage par la population. Les plus beaux arbres étaient coupés et utilisés à la construction de divers bâtiments (habitations ou granges) ou comme bois de chauffageDéclarations du Maire de 1983 lors d'une audition pendant une émission de radio locale (documents audio des archives départementales du Cantal).

Les cahiers de doléances de 1789

À Mandailles, le , les habitants mentionnent qu’il est nécessaire de regarder la paroisse comme la plus malheureuse de la province par la situation, puisqu’elle se trouve située auprès du col de Cabre, l’une des montagnes les plus hautes de l’Auvergne. Les habitants ont besoin du quart de la récolte pour subvenir aux besoins de leur famille. Les hivers y sont longs et il y tombe une grande quantité de neige.

Ils font part de la taxation inégale entre les paroisses situées en plaines et Mandailles qui se trouve au milieu des montagnes accidentées.

L’isolement est mis en avant. Il est fait part à la plainte du manque de communication et l’éloignement aux villes, Aurillac et Murat, qui se trouvent à sept ou huit heures de marche. Cet éloignement et les chemins bordés de précipices pénalisent le déplacement vers les foires de ces deux cités.

Aussi, ils se plaignent des visites rituelles des représentants des eaux et forêts qui affligent des contraventions pour des coupes illégales de bois. Les habitants revendiquent le nécessaire pour se chauffer.

Il est souligné le fait de privilèges octroyés à certains ou certaines familles anonymes.

Ils demandent une bourse consulaire à la juridiction consulaire d’Aurillac qui est trop longue à rendre justice pour faire payer les ventes des bestiaux et autres objets commercés..

Le territoire de Saint-Julien-de-Jordanne était une parcelle de la paroisse de Saint-Cirgues-de-Jordanne jusqu’à 1844.

À Saint-Cirgues, les doléances ont été couchées le . Les habitants mentionnaient la lourdeur des taxes et l’inégalité entre la basse et la haute Auvergne. Aussi, l’inégalité des richesses entre certains. Ils rapportent le vœu du rétablissement du siège à Aurillac qui serait plus commode pour les prévôtés de Maurs et de Mauriac, au lieu de Saint-Flour où il est obligatoire de traverser les montagnes pour s’y rendre..

Querelle des inventaires