Le (en occitan : baloard d'Arcole) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.

Situation et accès Description Le boulevard d'Arcole est une voie publique. Il se situe au nord du centre historique, à la limite des quartiers Arnaud-Bernard, au sud, et des Chalets, au nord.

Il naît dans le prolongement du boulevard de Strasbourg, au carrefour de la rue Jean-Baptiste-Merly et de la rue de la Concorde. Long de et large de 40 mètres, il est orienté au nord-ouest. Il reçoit successivement, les rues Jean-Rancy, de l'Hirondelle et de la Verge-d'Or, à main gauche, et les rues de Quéven, des Chalets, Saint-Germier et de la Balance, à main droite. Il se termine au niveau du rond-point Jean-Jacques-Laffont, au carrefour de la place Arnaud-Bernard, de la rue de Toul, de l'avenue Honoré-Serres et du boulevard Lascrosses, qui le prolonge à l'ouest.

La chaussée compte deux voies de circulation automobile dans chaque sens, la voie de droite étant réservée à la circulation des transports en commun. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe ni bande, ni de piste cyclable, quoique les cyclistes puissent emprunter la voie réservée.

Voies rencontrées Le boulevard d'Arcole rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) : Rue Jean-Baptiste-Merly (g) Rue de la Concorde (d) Rue de Quéven (d) Rue des Chalets (d) Rue Jean-Rancy (g) Rue Saint-Germier (d) Rue de l'Hirondelle (g) Rue de la Verge-d'Or (g) Rue de la Balance (d) Place Arnaud-Bernard (g) Avenue Honoré-Serres (d)

Transports Le boulevard d'Arcole est parcouru et desservi par les lignes de Linéo et de bus . Les stations de métro les plus proches sont les stations Compans-Caffarelli, à l'ouest, et Jeanne-d'Arc, au sud, toutes les deux sur la ligne de métro .

Il existe également plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long du boulevard d'Arcole ou à proximité : les stations (15 rue Jean-Baptiste-Merly), (4 rue de la Concorde), (3 bis boulevard Lascrosses) et (48 boulevard d'Arcole).

Odonymie vignette|gauche|Prise de l'Hôtel de ville : le Pont d'Arcole, par Amédée Bourgeois (1831, musée de Versailles). Le boulevard était désigné à l'origine comme le boulevard de PouzonvilleSalies 1989, vol. 2, . : l'ancienne porte de ce nom se trouvait effectivement au carrefour de la rue Jean-Baptiste-Merly (emplacement de l'actuel de cette rue)Salies 1989, vol. 2, .. Il subsiste d'ailleurs, à proximité, une rue Pouzonville.

C'est en 1840 qu'est donné au boulevard son nom actuel, qui ferait référence à la ville d'Arcole, où fut livrée la bataille du pont d'Arcole par Napoléon Bonaparte contre les Autrichiens les 15, 16 et Salies 1989, vol. 1, .. Pierre Salies propose de voir dans ce nom celui d'un jeune serrurier parisien qui serait mort lors des combats de la Révolution de Juillet : il aurait été tué sur le pont de Grève, près de l'hôtel de ville de Paris, encourageant ses camarades à se porter contre les troupes royalistes et s'écriant . Son nom aurait été donné au pont parisien – devenu en 1830 le pont d'Arcole – et par la suite au boulevard toulousain.

Histoire Moyen Âge et période moderne Au cours du , une promenade plantée d'arbres est aménagée entre la porte Arnaud-Bernard, à l'ouest, et la porte Pouzonville, à l'est. Au nord, les terrains sont occupés par les jardins des maraîchers.

Époque contemporaine À partir de 1815, la ville confie à l'architecte Urbain Vitry le soin de dresser un plan d'amélioration de la circulation et d'embellissement. Il fait le projet de détruire le vieux rempart médiéval et d'aménager un boulevard à leur emplacement, depuis les allées Saint-Étienne (actuelles allées Forain-François-Verdier) jusqu'à la Garonne. En 1825, le boulevard est achevé et nommé en l'honneur de la bataille du pont d'Arcole. Des immeubles s'élèvent progressivement au cours du .

Dans la deuxième moitié du , les architectes modernes construisent, le long des boulevards, des immeubles modernes.

Patrimoine et lieux d'intérêt Immeuble Citroën (2019)..

L'immeuble s'élève sur une vaste parcelle de environ (actuels ), à l'angle de la rue de la Concorde (actuel ) et de la rue de Quéven (actuels ). Il est construit entre 1955 et 1957 sur les plans des architectes de l'Atelier des Architectes Associés (3A) – Fabien Castaing, Pierre Viatgé, Michel Bescos et Alexandre Labat. L'immeuble conserve les bureaux du siège régional de Citroën, la concession automobile est déménagée dans les années 1970 au nord du quartier de Barrière-de-Paris, près d'autres concessions automobiles (emplacement de l'actuel supermarché Intermarché, avenue de Fronton), puis, dans les années 1990, à proximité immédiate (emplacement de l'actuel avenue des États-Unis)David Saint-Sernin, « Toulouse. Deux concessions auto sont devenues des friches en ville : voici ce qu'elles vont devenir », Actu Toulouse, 7 juin 2023..

L'immeuble, est représentatif du mouvement moderne et caractéristique des constructions de cette période, qui utilise le béton. Haut de seize étages, il est l'un des premiers immeubles de grande hauteur de la ville. Il est aussi l'archétype des « buildings » toulousains, type largement critiqué jusqu'au début du .

Les deux niveaux en sous-sol sont dédiés au stationnement. Le rez-de-chaussée est occupé par des locaux commerciaux. L'architecte Paul de Noyers est intervenu pour l'aménagement du garage Citroën, aujourd'hui occupé par l'enseigne Decathlon. Les deux premiers étages sont réservés à des bureaux. Ils s'étirent en deux bandeaux horizontaux aux angles arrondis qui entourent l'immeuble. Par contraste, les quatorze étages supérieurs sont en léger retrait et se développent en suivant des lignes verticales. Ils sont occupés par les logements qui, du T3 au T6, sont tous traversants, profitant de loggias du côté du boulevard et de terrasses à l'arrière. Le dernier étage abrite un grand atelier, ouvert sur les terrasses, dévolu à l'agence des 3A. La façade sur le boulevard alterne les aplats du parement de dalles en gravier lavé, et les creux des loggias. À l'arrière, le garage se singularise par sa couverture en six sheds paraboliques en béton, d’une portée de 30 mètresPapillault 2016, ...

École élémentaire du Nord L'école élémentaire est construite dans la deuxième moitié du , sur une longue parcelle qui s'étend entre le boulevard d'Arcole et la rue Escoussières-Arnaud-Bernard, depuis la rue Jean-Rancy jusqu'à la rue de l'Hirondelle. Les ailes latérales ont été surélevées au milieu du ..

Immeubles et maisons 1 : immeubles de la Société des Grands Travaux du Sud-Ouest.L'ensemble des immeubles de la Société des Grands Travaux du Sud-Ouest se compose de plusieurs bâtiments : deux édifices de bureaux, sur la rue Jean-Baptiste-Merly (actuels et 15), et un immeuble d'habitation ouvrant sur le boulevard d'Arcole (actuel ). Ils sont élevés entre 1938 et 1942, probablement sur les plans de l'ingénieur Charles Baruteaud, pour la Société des Grands Travaux du Sud-Ouest (SGTSO), une société coopérative qui prend la suite des Charpentiers toulousains, une importante société de construction fondée en 1909 par Paul Barthe. La construction de cet ensemble immobilier doit permettre de financer la caisse de retraite des associés grâce à la perception de revenus locatifs. D'ailleurs, la caisse de retraite occupe une salle au rez-de-chaussée des immeubles de bureaux. À la suite d'un accord avec le directeur régional des contributions directes, les deux immeubles de la rue Jean-Baptiste-Merly, initialement dévolus à des logements, accueillent une partie de l'administration fiscale. Dans les années 1970, la SGTSO périclite. En 1988, les deux immeubles de bureaux sont vendus au ministère des Finances, tandis que la caisse de retraite est dissoute en 1991..

vignette| : détail des atlantes. 4 : immeuble. L'immeuble, de style éclectique, est construit en 1884 par l'architecte Étienne Gazagne, à l'angle de la rue des Chalets (actuel ). Sur le boulevard d'Arcole, la façade est rythmée par les sept travées percées de fenêtres. Le est mis en valeur par un balcon filant, doté d'un garde-corps à motifs géométriques et végétaux en fonte. Au , les fenêtres ont également des garde-corps en fonte et sont couronnées d'un fronton. La travée de l'angle coupé, au croisement de la rue des Chalets, est particulièrement mise en valeur. Le rez-de-chaussée est ouvert par une grande fenêtre, dont les baies doubles sont séparées par des pilastres à chapiteaux corinthiens, possèdent des garde-corps à balustres et un appui en pierre, et sont surmontées d'un tympan sculpté en pierre d'où émerge une tête d'Hermès. Les étages sont encadrés de pilastres colossaux à chapiteaux corinthiens. Au , un balcon à balustres en pierre prolonge le balcon du côté du boulevard, et la fenêtre est encadrée de deux atlantes en pierre, qui supportent le balcon en pierre du ..

10 : immeuble Couzinet (deuxième moitié du ; 1932).. 14 : immeuble Pradel (1883).. 18-20 : maisons Bécane (1882).. 22 : immeuble Gaugiran (1870, Alexandre Laffon).. 24 : immeuble Feille (1897, Jacques Lacassin)..

50 : maison. La maison, de style éclectique, est construite à l'angle de la rue de la Balance en 1903, par les architectes Georges et Henri Masquet, comme l'indique l'inscription sur le linteau de la porte. La façade sur le boulevard, en brique claire, moins élevée que les immeubles voisins, ne compte qu'un seul étage. Le rez-de-chaussée est en bossage. Au , les fenêtres ont des lambrequins en fonte et des balcons soutenus par des consoles sculptées en pierre et ornés de garde-corps en fonte de style Art nouveau, aux motifs géométriques et végétaux. Les deux fenêtres latérales sont surmontées de petites consoles en pierre à motifs de feuilles de chêne, qui soutiennent un fronton triangulaire..

Personnalité vignette|Claude Nougaro au Paris Jazz Festival en juin 2003. Claude Nougaro (1929-2004) : c'est dans l'immeuble du , face à la place Arnaud-Bernard, qu'est né, le , Claude Nougaro, fils de Pierre Nougaro, chanteur d'opéra, et de Liette Tellini, professeure de piano...

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie Pierre Salies, Dictionnaire des rues de Toulouse, 2 vol., éd. Milan, Toulouse, 1989 . Rémi Papillault (dir.), Laura Girard et Jean-Loup Marfaing, Guide d'architecture du en Midi toulousain, coll. « Architectures », Presses universitaires du Mirail, Toulouse, 2016 .

Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des édifices labellisés « Patrimoine du » de la Haute-Garonne • Liste des édifices labellisés « Architecture contemporaine remarquable » de la Haute-Garonne Liste des plus hauts gratte-ciel de France

Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).

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