Les élections législatives hongroises de 2014 se déroulent le afin de désigner les siégeant à l'Assemblée nationale pour une législature de quatre ans.

Ces élections prennent place dans un cadre particulier puisqu'elles sont les premières depuis l'entrée en vigueur, en 2012, d'une nouvelle loi fondamentale, préparée par le gouvernement conservateur sortant dirigé par Viktor Orbán mais sévèrement critiquée par l'opposition parlementaire hongroise, l'Union européenne, le Conseil de l'Europe et une partie de la communauté internationale. En outre, une réforme législative, qui a diminué le nombre de parlementaires de 386 à 199, s'applique pour la première fois après ce scrutin.

Longtemps favorite dans les enquêtes d'opinion, la coalition conservatrice composée du Fidesz et du KDNP remporte largement ces élections, conservant la majorité des deux-tiers qu'elle détenait depuis son succès lors des précédentes élections législatives, en 2010. Le Premier ministre sortant, Viktor Orbán, est alors reconduit dans ses fonctions et forme, dans les mois suivants, son troisième gouvernement

Si la coalition de gauche plurielle emmenée par le socialiste Attila Mesterházy subit un revers consécutif à une première défaite lors du précédent scrutin parlementaire, le parti nationaliste Jobbik sort, pour sa part, renforcé de ces élections en obtenant un peu plus de 20 % des voix.

La domination du Fidesz À l'issue des élections législatives des 11 et 25 avril 2010, le Fidesz-Union civique hongroise (Fidesz-MPSz), le premier parti de l'opposition depuis huit ans, a largement remporté la majorité des sièges à l'Assemblée nationale de Hongrie (Országgyűlés), avec sur 386, soit 68 % des sièges. Le Parti socialiste hongrois (MSzP), au pouvoir depuis 2008 et discrédité par sa politique de rigueur comme par les aveux de mensonge de l'ancien Premier ministre, Ferenc Gyurcsány, avait dû se contenter de , seulement onze de plus que le Mouvement pour une meilleure Hongrie (Jobbik), un parti d'extrême droite. D'autre part, le parti La politique peut être différente (LMP), écologiste et libéral, avait surpris de par son notable résultat, obtenant 15 élus à la Diète.

Le 29 mai suivant, l'ancien Premier ministre et président du Fidesz, Viktor Orbán, était officiellement élu Premier ministre de Hongrie par l'Assemblée nationale, sur la proposition du président de la République, László Sólyom. Enfin, le 29 juin, le président du Parlement, Pál Schmitt, fut élu président de la République par la majorité du Fidesz ; cet ancien sportif olympique et diplomate promettait aux grands électeurs de soutenir le gouvernement, sans constituer un obstacle à toute procédure législative, assumant, de facto, son franc soutien à la politique du Premier ministre.

En 2011, le gouvernement Orbán II proposait à l'Assemblée l'approbation d'une nouvelle Loi fondamentale, d'obédience conservatrice, dans laquelle furent mis en valeur les racines chrétiennes du pays, le mariage entre un homme et une femme comme pilier fondateur de la famille et le patriotisme économique. Cette nouvelle Constitution, fort critiquée par l'Union européenne. et une partie des intellectuels hongrois, fut cependant approuvée par les seuls députés membres du parti du Premier ministre.

Loi électorale En plus de la nouvelle Loi fondamentale, le gouvernement Orbán a aussi mis en place une réforme électorale. D'abord, les sièges de circonscriptions sont maintenant élus au scrutin à un tour (plutôt que deux), et sont réduits de 176 à 106, tandis que le nombre de sièges attribués à la proportionnelle descend de 146 à 93, et sont attribués selon une seule liste nationale, plutôt que par comitat. Les sièges nationaux sont quant à eux supprimés. Le nombre de sièges descend donc effectivement de 386 à 199, et le scrutin devient parallèle, plutôt que pleinement mixte.

La Diète, selon ce nouveau mode de scrutin, se compose donc de 199 députés, élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct, selon un mode de scrutin majoritaire mixte.

106 députés sont élus au scrutin uninominal majoritaire à un tour, chacun dans une circonscription. Les 93 autres sont désignés par un scrutin séparé sur liste nationale des partis, dont la répartition des sièges est faite selon un système de « compensation » pour lequel on ajoute aux suffrages du scrutin de liste nationale les suffrages « fragmentaires » (töredékszavazat) du scrutin uninominal, c'est-à-dire ceux qui n'ont pas permis aux différentes forces de remporter des sièges dans les circonscriptions, ainsi que toutes les voix du parti ayant remporté le siège qui dépassent le seuil nécessaire pour l'emporter, et on effectue la répartition selon le scrutin proportionnel d'Hondt Loi CCIII. de 2011, Journal officiel hongrois (site Nemzeti Jogszabálytár, Magyar Közlöny Lap- és Könyvkiadó Kft.) : loi électorale hongroise.

Campagne Partis en présence Force politiqueIdéologieChef de fileScore en 2010 Fidesz-Union civique hongroise - Parti populaire démocrate-chrétien - Droite à extrême droiteNational-conservatisme, démocratie chrétienne, conservatisme social Viktor Orbán(Premier ministre) Unité Centre gaucheSocial-démocratie, progressisme Attila Mesterházy Jobbik Extrême droiteUltranationalisme, irrédentisme, antimondialiste Gábor Vona La politique peut être différente CentreÉcologie politique András Schiffer

Sondages InstitutsDateFidesz-MPSzMSzPJobbikLMPDKE2014Autres élections de 2010 11 & 52,7 % 19,3 % 16,7 % 7,5 % – – 4,0 % IpsosPester Lloyd, Aktuelle Wahlumfrage Ungarn 41 % 32 % 12 % 5 % 3 % 8 % 0 % Medián 43 % 27 % 15 % 6 % 2 % 7 % 0 % Századvég 40 % 29 % 18 % 5 % – 7 % 1 % IpsosIpsos, Fidesz: 18%, MSZP: 13%, pártnélküli: 55% 43 % 28 % 16 % 6 % 2 % – 6 % Századvég. 42 % 29 % 17 % 4 % – 6 % 2 % TárkiEchoTV, 2015-09-24 Háttér-kép 48 % 22 % 16 % 3 % 1 % 9 % 1 % Medián. 41 % 17 % 19 % 2 % 4 % 15 % 2 % Nézőpont. 41 % 15 % 12 % 5 % 1 % 7 % 2 % IpsosOrigo.hu, http://www.origo.hu/itthon/20130318-ipsos-nagyot-nott-a-fidesz-nepszerusege.html 45 % 27 % 14 % 3 % 2 % 9 % 0 % TárkiOrigo.hu, http://www.origo.hu/itthon/20130327-evtizedes-melyponton-az-mszp-nepszerusege.html 48 % 18 % 16 % 3 % 3 % 11 % 1 % SzázadvégSzázadvég, http://www.szazadveg.hu/kutatas/aktualis/stabil-kormanyparti-elony-481.html 44 % 28 % 15 % 3 % 1 % 8 % 1 % Medián. 45 % 24 % 17 % 2 % 2 % 8 % 1 % NézőpontNézőpont Intézet, http://nezopontintezet.hu/aktualis/kihivo-kerestetik/ .. This poll has 15% undecideds, of which 6% fully undecided and 9% undecided but in favour of a change in government 40 % 15 % 14 % 5 % 1 % 9 % 1 % IpsosIpsos, Kis mozgások a pártok támogatottságában 46 % 26 % 14 % 3 % 1 % 8 % 1 % TárkiTarki, Változatlan pártprefeneciák 49 % 21 % 17 % 3 % 2 % 7 % 1 % Medián. 50 % 17 % 17 % 2 % 2 % 11 % 1 % NézőpontNézőpont Intézet, http://nezopontintezet.hu/aktualis/nem-erzodik-a-trafikugy-hatasa/ .. This poll has 13% undecideds, of which 6% fully undecided and 7% undecided but in favour of a change in government 39 % 16 % 13 % 6 % 1 % 10 % 2 % IpsosIpsos, Hullámzó közhangulat, több pártnélküli 48 % 26 % 14 % 2 % 1 % 7 % 1 % TárkiTárki, TÁRKI: Kopik a Jobbik 46 % 22 % 15 % 4 % 3 % 10 % 0 % SzázadvégSzázadvég, Kitartó Fidesz fölényPolitics.hu, Latest Századvég poll shows Fidesz broadening lead over rivals 47 % 25 % 13 % 2 % 1 % 10 % 2 % Medián"Aktivizálódó szavazók", http://median.hu/object.71e5f611-7c3f-4fa6-bd9b-5687855b224a.ivy 45 % 23 % 15 % 3 % 4 % 10 % 0 % IpsosIpsos, Kis változások, változatlan pártsorrend 49 % 27 % 12 % 2 % 2 % 8 % 1 % SzázadvégSzázadvég, Növekvő távolság a Fidesz és a baloldal között 49 % 24 % 13 % 3 % 1 % 8 % 2 % TárkiTárki, TÁRKI: Aktivizálódó választók, változatlan erőviszonyok 48 % 24 % 13 % 5 % 2 % 7 % 1 % NézőpontNézőpont Intézet, http://nezopontintezet.hu/aktualis/gyurcsany-partja-04-szazalekon/ .. This poll has 20.6% undecideds, of which 11.6% fully undecided and 9% undecided but in favour of a change in government 39 % 13 % 12 % 4 % 0,4 % 11 % 0 % IpsosIpsos, Nyári csend, stabil pártpreferenciák 50 % 27 % 12 % 2 % 2 % 7 % 1 % Medián. 46 % 20 % 14 % 3 % 3 % 12 % 2 % TárkiTárki, TÁRKI: Nyári szünet a pártszimpátiák alakulásában is 48 % 20 % 15 % 3 % 4 % 8 % 2 %

Le Fidesz-KDNP

Le Fidesz, le parti au pouvoir, et son partenaire de coalition, le KDNP, se sont déclarés favorables aux baisses des prix des services publics à compter du mois de janvier. « Ils organiseront 119 forums à travers le pays avec la participation de plus de politiques », a déclaré, le , le député Máté Kocsis. Un appel a été fait pour récolter des signatures visant à défendre ce que le gouvernement a réalisé, même si cela signifie de devenir militant pour la campagne parlementaire Fidesz, notant que la gauche se préparait à effacer les résultats des antérieurs de la baisse importante des prix des services publics. Un porte-parole de la Coalition démocratique a protesté contre l'utilisation de l'expression « équipe hongroise » dans les lettres invitant les Hongrois à des forums pour soutenir les militants qui défendent les réductions des prix des services publics. Le Premier ministre Viktor Orbán a envoyé des lettres aux Hongrois qui soutenaient la coupe des prix du service public grâce à des signatures. Il a inscrit dans cette lettre « nous devons nous unir afin de réduire davantage les coûts des services publics des ménages ». « Si nous voulons protéger nos résultats mutuellement obtenus, nous devons nous réunir à nouveau. » La Fidesz a décidé de soumettre un projet de loi au Parlement sur la réduction des factures d'électricité des ménages en trois étapes cette année, par la voie de son chef de groupe parlementaire, Antal Rogán à Budapest le . En conséquence, les prix du gaz seront réduits de 6,5 % le avril, les prix de l'électricité de 5,7 % le septembre et le prix du chauffage urbain de 3,3 % le octobre.

Le pro-gouvernemental Forum Unité civile (CDF) a envoyé une brochure en janvier 2014 pour tous les ménages hongrois dénonçant les huit années de gouvernement socialiste-libéral et les « sept péchés majeurs de la coalition Gyurcsány ». Ils ont également déclaré à la presse que le COF tiendrait une « marche de la paix » le afin de démontrer les valeurs nationales, la souveraineté, l'institution de la famille et de la démocratie.

Viktor Orbán a déclaré au parlement avant le début de la session de printemps le que « les tâches les plus importantes pour 2014 sont de protéger le régime du gouvernement, de réduire les factures d'électricité des ménages et même d'aller encore plus loin avec eux ». Il a déclaré que « les multinationales de Bruxelles, les banques et les bureaucrates préparent une nouvelle attaque contre les familles hongroises, mais nous n'accepterons pas cette injustice ou les doubles standards, et ne permettront pas des politiques au service de leur avidité d'avoir des bénéfices supplémentaires ». Orbán a insisté que la Hongrie est maintenant en meilleure position qu'il y a quatre ans et que sa performance est en constante amélioration. Le déficit budgétaire est resté inférieur à 3 % du PIB, et pour la première fois depuis le changement de régime, l'équilibre à la fois la balance commerciale et du compte courant s'améliore. L'inflation a atteint son taux le plus bas depuis . Il a ajouté que le gouvernement a lancé un plan « ambitieux mais pas impossible » ayant pour but qu'un tiers des exportations de la Hongrie soit dirigé vers les marchés non européens en 2018.