Le de volontaires nationaux de Paris, du district de Paris, était une unité militaire de l’armée Française créé sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement de Paris.

Création et différentes dénominations Le de volontaires nationaux de Paris est formé du au au camp de Grenelle. Le bataillon était formé avec les volontaires de quelques communes suburbaines ceux des et de la garde nationale parisienne. La était composée des bataillons des districts des Récollets (), Saint-Nicolas-des-Champs (), la Trinité (), Saint-Médéric (), les Carmélites (), les Filles-Dieu (), Saint-Martin-des-Champs (), les Enfants-Rouges (), Saint-Laurent (), les Pères-Nazareth (). La était composée des bataillons des districts de Sainte-Marguerite (), les Minimes (), Petit-Saint-Antoine (), Saint-Gervais (), Saint-Jean-en-Grève (), Saint-Louis-la-Culture (), les Blancs-Manteaux (), Popincourt (), les Capucins-du-Marais (), les Enfants-Trouvés ().

Bien que constitué avant le , ce bataillon reçu le par suite du tirage au sort.

Lors de la première réorganisation le , le de volontaires de Paris est amalgamé avec le du d'infanterie ci-devant Angoulème et le de volontaires de la Manche pour former la de première formation.

Commandants Lieutenant-colonel Honoré Alexandre Hacquin Lieutenant-colonel Philippe Joseph Malbrancq Lieutenant-colonel Pierre Guillaume Gratien Lieutenant-colonel François Benjamin Deschamps

Historique des garnisons, combats et batailles 1791 : Le de Volontaires de Paris est formé au camp de Grenelle : le bataillon est mis en route pour rejoindre l'Armée du Nord, occupe Gonesse puis séjourne au camp de Verberie. Le le bataillon quitte Verberie en direction de Bapaume Le , en garnison à Bapaume, le est passé en revue, par le maréchal de camp Gabriel Louis de Caulaincourt. Affecté à l'armée du Nord, il restera en garnison dans cette ville jusqu'en 1792.

1792 le bataillon rejoint l'armée à Maulde Le il se distingue à Quiévrain et reçoit la garde du village après son enlèvement à l'ennemi. Le , pendant la retraite il se fait de nouveau remarquer par sa solidité. Le bataillon resta le dernier sur le champ de bataille, en arrière-garde. Le général Biron indique dans son rapport . Par suite de la déroute de l'armée française, le camp avait été pillé par les uhlans, les effets de campemants perdus ainsi que les équipages. Le commandant du bataillon, Malbrancq, rendit compte de la situation au maire de Paris, Philibert Borie, et demanda des secours. Le 1er mai, le bataillon rentre dans un cantonnement à Marchiennes et est appelé de suite en garnison à Valenciennes, par ordre du maréchal de Rochambeau. Il est envoyé peu après à Landrecies, puis campe à Famars. Le il prend part à la tentative du général Luckner sur Menin puis combat en arrière-garde lors de la retraite de Courtrai. On retrouve, ensuite, le bataillon au camp de Maulde où il forme une brigade avec le de volontaires de Seine-Inférieure et le du d'infanterie ci-devant La Couronne Les 15 et , le bataillon repousse les attaques du général autrichien Beaulieu contre le camp qu'il quitte Début septembre pour se diriger avec le corps du général Beurnonville sur Grandpré. Le , lors de la bataille de Valmy, il est à la de la division de réserve où il n'a qu'un rôle très secondaire. Après la bataille, il reste au camp de Sainte-Menehould où il est attaché à l'armée de la Belgique nouvellement formée. Il est placé dans la seconde colonne sous les ordres du général Miranda. Le , il est à l'avant-garde de l'aile droite et se fait remarquer à la bataille de Jemappes. Il suit ensuite les opérations en Belgique. Le , il combat sous Liège

1793 En janvier, il occupe la citadelle de Liège. , le , fort de 463 hommes, se trouve à Maastricht où il est engagé à Heer, Reml et Vletighem. Le 1er mars lors de la bataille d'Aldenhoven il défend la redoute de Coslar. Le bataillon est rattaché à l'armée de Belgique. Le , le siège de Maastricht est levé et dans la retraite qui suivit la bataille de Visé près de Liège, le bataillon fut bloqué jusqu'au . Le , les troupes républicaines, attaquèrent à Saint-Trond et forcèrent les autrichiens à livrer passage à la division qu'ils tenaient enfermé. Les 16, 18, 19, 20 et , toujours aux avant-postes, le de Paris est engagé dans les sanglants combats de Neerwinden qui décidèrent de l'évacuation de la Belgique. Le , lors de la trahison de DumouriezAccusé de trahison Charles François Dumouriez livra aux Autrichiens les commissaires envoyés par la Convention pour enquêter sur sa conduite, avant de passer lui-même à l'ennemi. le commandant Gratien retira le bataillon du camp de Maulde et le conduisit à travers les bois jusque Hecq-au-Pont. Le il se dirigea sur Douai où il passe la nuit puis il est rapidement ramené sous les murs de Valenciennes. Du au le bataillon prend part aux combats autour de la place. 1, 8 et : Attaque des retranchements de l'abbaye de Vicogne et de ceux du bois de Saint-Amand Le , le bataillon est engagé dans l'affaire de l'abbaye d'Anchin, mais l'armée du Nord, épuisée reste sur la défensive. Le , le général Houchard nouveau commandant de l'armée du Nord, ayant reçu l'ordre de débloquer les places du Nord, le hostilités reprennent. Le bataillon se trouve alors sous les ordres du général Béru. Le , le bataillon se couvre de gloire Linselles. . Cette conduite du de Paris eut pour résultat, d'après une note des états de services du général Gratien, . Le , le est engagé dans l'affaire de Roncq-Tourcoing-Lannoy contre les hollandais. Cette affaire était une fausse attaque pendant laquelle 4 divisions représentant de à hommes partant du camp de la Madeleine allèrent se concentrer entre Cassel et Steenvoorde. Le bataillon sous les ordres du général Dupont pris Tourcoing malgré de sanglantes pertes. Le , n'ayant pas participé bataille de Hondschoote, il est en première ligne lors de la bataille de Menin où il enlève plusieurs redoutes située en avant de la ville. Les défenseurs hollandais se rendirent et le bataillon captura plusieurs canons qui furent immédiatement emmenés à Lille. Le , il combat lors de l'affaire du moulin de Wervicq Le , le qui fait alors partie de la division Duquesnoy brigade Gratien est engagé à la bataille de Wattignies. Bombardé par des pièces de 17 et se battant contre des forces infiniment supérieures le général Gratien fait reculer sa troupe de 3/4 de lieue qui est immédiatement suspendu et remplacé par le général Thomas Sorlus. Après la victoire de Wattignies, le bataillon suivit la marche de l'armée. Du 3 au on le trouve au camp de Tirimont. Le il est à Arras et est envoyé, avec plusieurs corps de l'armée du Nord, formant une division de hommes commandée par le général Duquesnoy, renforcer l'armée de l'Ouest contre la grande insurrection vendéenne Le le bataillon arrive à Vernon. Le il est à Évreux

1794 Le il prend part à la bataille de Pont-James contre Charette Il fait partie de la brigade laissée à l'armée de l'Ouest avec le général Bonnaire tandis que le reste de la division Duquesnoy passe à l'armée des côtes de Brest pour servir dans l'expédition contre les îles anglaises de la Manche, dont le projet fut abandonné. Le il est engagé à Cholet dans un combat contre les Vendéens. Le il combat contre Stofflet à la bataille de La Châtaigneraie. Après la bataille de La Châtaigneraie, le bataillon est envoyé à l'armée des côtes de Brest. Le il est à Belle-Île-en-Mer et séjourne successivement au Palais, à Sauzon et au camp de Locmaria. Le , les vides sont comblés par l'arrivée de 296 volontaires du district de Montfort-l'Amaury.

1795 Jusque début , le bataillon reste en poste à Belle-Île-en-Mer. Il est alors ramené sur le continent, à Vannes, et est employé à la poursuite des Chouans du Morbihan. Le le bataillon est engagé dans un combat contre des Chouans à Bignan près de Locminé. Le , le de volontaires de Paris est amalgamé avec le du d'infanterie ci-devant Angoulème et le de volontaires de la Manche pour former la de première formation.

Personnes célèbres ayant servi au de volontaires de Paris Guillaume François d'Aigremont, alors sous-lieutenant Gabriel Etienne Boyer, alors lieutenant Auguste Nicolas Lenoir, alors volontaire

François Benjamin Deschamps De 1770 à 1778 François Benjamin Deschamps fut soldat au régiment de Normandie puis au régiment de Neustrie. Durant la période insurrectionnelle de , il est commandant en second des citoyens du district de Saint-Nicolas-des-Champs. En 1790, il passe sous-lieutenant dans la garde nationale, puis capitaine de chasseurs. Le , il est nommé capitaine au de Paris puis chef de ce même bataillon le . Le , il est admis aux Invalides et y meurt des suites de fatigues de la guerre.

Bibliographie Charles-Louis Chassin & Léon Hennet : Les volontaires nationaux pendant la Révolution Volume 1

Articles connexes Amalgame militaire Volontaires nationaux pendant la Révolution Amalgame des deux armées sous la Révolution Deuxième amalgame de l'armée sous la Révolution de volontaires de Paris de volontaires de Paris de volontaires de Paris

Notes et références Les ouvrages cités en Bibliographie

Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1791 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1795 Volontaires Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution