Gabrielle Ferrières, née Gabrielle Cavaillès le La notice de la BNF indique comme date de naissance que la seule année 1900 et décédée le , est une résistante française, membre du réseau Libération-Nord. Elle devient membre à la fin de la guerre de l'Amicale des prisonnières de la Résistance, à l'origine de l'Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance dont elle a été secrétaire générale de 1949 à 1953/1955. Elle est l'une des premières écoutantes de SOS Amitié.
Biographie Gabrielle Ferrières, sœur aînée de Jean Cavaillès, grandit comme lui dans la tradition calviniste. Parmi ses ancêtres se trouvent Marie Durand (1711-1776), une protestante du qui passa vingt-sept ans enfermée à cause de sa foi à la prison de Aigues-Mortes. Son père est officier. Elle suit une formation de musicienne à la Schola Cantorum, alors dirigée par Vincent d'Indy, et devient pianiste.
Le , elle épouse le polytechnicien Marcel Ferrières.
En 1940 : (témoignage, le ).
En , son frère l'entraine dans la création du réseau Cohors au sein du mouvement de résistance Libération-Nord.
Trahie, elle est arrêtée à Paris le en compagnie de son mari et de son frère. Elle est conduite à l'hôtel Cayré, boulevard Raspail, où se trouve une salle d'interrogatoire et de torture de la Gestapo parisienneVoir l'article Jean Ayral. Ils sont ensuite conduits tous les trois à Fresnes, où Gabrielle restera cinq mois avant d'être libérée, alors que Marcel Ferrières est déporté à Buchenwald.
Ce n'est qu'à la fin de que le ministre de la Guerre l'informe que Jean Cavaillès a été condamné à mort par le tribunal militaire d'Arras le et exécuté le jour même.
Elle contribue, avec Irène Delmas et Jacqueline Mella à l'aménagement des quatre étages de la rue Guynemer réquisitionnés pour les déportées qui allaient rentrer. Elle participe ainsi à la création de l'Amicale des prisonnières de la Résistance qui devient Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance (ADIR).
Elle en devient la secrétaire générale de 1949 à 1953/1955. En 1950, paraît son premier livre, qui est une biographie de Jean Cavaillès, résistant « dont elle fait revivre la personnalité exceptionnelle de philosophe et de mathématicien, à la recherche de l'essence des idées ».
Elle crée, en 1951, la Société des Amis de l'ADIR, dont le premier président est son ami Alexandre Parodi. Elle participe, avec Irène Delmas, à l'organisation de la construction de trente-cinq logements que la Ville de Paris avait accepté de réserver à des déportées dans les nouveaux HLM de la rue Daviel, dans le XIII arrondissement. Elle devient vice-présidente de l'ADIR, fonction qu'elle gardera jusqu'à l'âge de quatre vingt quatorze ans.
Vers 1968, Gabrielle Ferrières devient « écoutante » à SOS Amitié.
Distinction
()
Œuvres Gabrielle Ferrières, Jean Cavaillès. Philosophe et combattant 1903-1944, suivi par une étude de son œuvre par Gaston Bachelard), P.U.F., 1950, 235 p.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Christiane Goldenstedt, Les femmes dans la Résistance, in: Annette Kuhn, Valentine Rothe (Hrsg.), Frauen in Geschichte und Gesellschaft, Band 43, Herbolzheim 2006
Articles connexes Jean Cavaillès - Marcel Ferrières - Libération-Nord Association nationale des anciennes déportées et internées de la Résistance SOS Amitié
Liens externes
Entretien de 1996 avec Gabrielle Ferrières qui brosse le portrait de son frère Jean Cavaillès, des origines familiales jusqu'au pentagone de la citadelle d'Arras. Chroniques de l'arbre, radio de la Parole Errante à la Maison de l'Arbre - Armand Gatti.
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